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A LA UNE

NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 18:17
Un appel international simple et clair. Communistes français, nous ne pouvons que nous y joindre. Nous demandons aux membres de la direction du PCF de le faire. (notre première analyse sur le nouveau projet de traité)

Appel de partis communistes et ouvriers des pays européens

 

Les peuples doivent se prononcer! -- Nous disons NON à un nouveau traité néo-libéral et militariste «simplifié»

 

L’Union Européenne se renforce toujours plus comme deuxième « puissance » politique, économique et militaire, après les Etats-Unis. Les dirigeants politiques de l’UE, qui représentent les intérêts du grand capital, des banques et de l’impérialisme, et non du peuple, en ont décidé ainsi.

Le soi-disant « Traité établissant une Constitution pour l'Europe » qui devait permettre d’accélérer ce processus, a échoué grâce au NON des peuples français et néerlandais et à la riposte de larges forces populaires d’autres pays de l’UE.

Afin de pouvoir poursuivre malgré cela leur politique de démontage social et de militarisation dans une direction plus réactionnaire et anti-populaire encore, les classes dirigeantes, tout à la fois dépendantes et en concurrence directe avec la politique agressive des Etats-Unis, se sont rabattues sur un »traité simplifié« pour justifier l’abandon de la ratification par référendum et en débattre en cachette.

Les partis communistes et ouvriers des pays de l’UE disent NON à ce nouveau traité et à sa signature derrière le dos du peuple. Tous les citoyens – ouvriers, employés, paysans, étudiants, chômeurs et sans-abri – sont les seuls habilités à décider directement du cours futur de leur propre pays et de l’UE, peu importe que leur législation nationale prévoie le recours au référendum ou non.

 

Nous exigeons une transparence complète, d’abord avec la publication et la diffusion universelle et complète du projet de traité « simplifié » et des clauses annexes.  

 

 

Nous exigeons que le projet de traité « simplifié » soit soumis à référendum dans les différents pays qui composent l’UE, avec la règle de l’unanimité.

 

Nous lançons un appel à tous les citoyens des pays de l’UE: 

 

Dites NON au démontage social organisé et à la militarisation de l’UE!
Dites NON à un nouveau traité concocté en cachette et accepté à huis clos !

 

Parmi les premiers partis signataires (à l'initiative du PC du Luxembourg):

 

Partis communistes de Belgique-Wallonie-Bruxelles, de Flandres, de Grande-Bretagne, de Bulgarie, de Chypre (AKEL), de République tchèque (KSCM), du Danemark, de Finlande, d’Allemagne (DKP), de Grèce (KKE), de Hongrie (parti communiste ouvrier de Hongrie), d’Irlande, du Luxembourg, de Suède…

 

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 23:09

Une nouvelle fois, on ne retrouve pas la signature de la direction du PCF au bas de ce texte émanant des principaux partis communistes d'Europe (traduction par nos soins).

Arrêter le déploiement de bases américaines en Pologne et en République Tchèque, en Roumanie et en Bulgarie !

 

 

Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers, 6 juin 2007

 

 

Les partis communistes et ouvriers européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République Tchèque ainsi que contre  les soi-disant « bases militaires classiques » en Roumanie et en Bulgarie.

 

Ces projets, rejetés de manière catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tous les pays européens, violent les accords internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au désarmement, à la sécurité collective et à la paix.

 

Nous rejetons les raisons officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile » comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise en place comme de la propagande pure et simple.

 

Le but réel du « bouclier anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités d’attaque contre d’autres pays sans être exposé à représailles.

 

Les Etats-Unis sont déjà le plus grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d’armes de destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l’OTAN, cause guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre préventive », et en cataloguant les nations qui s’opposent à sa politique comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal », la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix dans le monde.

 

La mise en place du « bouclier anti-missile » ne pourra qu’encourager l’administration américaine à renforcer sa position « d’unique superpuissance mondiale », alimentant ses ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l’exécuteur dans le cadre des relations internationales.

 

Certaines initiatives menées par d’autres pays européens, par l’OTAN et l’Union Européenne pour soutenir ces projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu’ils aient comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l’UE.

 

Désormais il est plus qu’évident que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques et sociaux.

 

C’est la raison qui fonde l’opposition, large et légitime, à cette politique.

 

Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes, des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d’autres pays, contre le déploiement de missiles américains et contre l’impérialisme.

 

Cette protestation courageuse constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l’OTAN.

 

Exprimant notre ferme détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité, nous exigeons:

 

- L’arrêt immédiat des projets de déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d’installation de bases militaires en Roumanie et Bulgarie.

 

- L’arrêt immédiat de toute mesure des gouvernements nationaux, de l’Union Européenne et de l’OTAN visant à faciliter la réalisation des plans américains.

 

- La ratification du traité sur la réduction des troupes stationnant en Europe et l’interdiction totale de toutes les armes nucléaires.

 

- Le soutien le plus large à toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases américaines.

 

 

Parmi les 39 partis signataires : les partis communistes de Bohème-Moravie (KSCM – République tchèque), de Chypre (AKEL), de Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie, le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PDCI)…
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 18:35
Conseil national du PCF des 22 et 23 juin 2007. Nous dénonçons et rejetons les modalités et l'ordre du jour du congrès "extraordinaire".
 
 
La version définitive du « relevé de décision » du dernier CN se trouve sur le site national du Parti (en lien). Nous reproduisons ci-dessous le projet de texte tel qu’il a été soumis aux membres du CN samedi 23 dans l’après-midi. Nous prenons ainsi au mot l’intention affichée « de transparence, de respect de la souveraineté et de la diversité des communistes ». Les modifications, apportées à la suite de la séance, ont (un peu) édulcoré, dans la rédaction, son contenu, très lourd de menaces pour l’avenir du Parti. La première version permet encore mieux le percevoir.   
 
Nous sommes intervenus avec véhémence au CN pour nous opposer au sens de ce texte.
 
1°- Dans la continuité du rapport de MG Buffet, il évacue presque complètement de l’ordre du jour du congrès le bilan des choix stratégiques depuis 15 ans et de la dernière période pour replacer le résultat des présidentielles dans un échec global de la « gauche » et le « déclin électoral quasi permanent depuis de nombreuses années ». Pour le nième congrès consécutif, la question de la « visée communiste », doublée maintenant de l’avenir de la gauche est fixée comme priorité.
 
2°- Sur cette base, le texte met clairement à l’ordre du jour des deux prochains congrès, le congrès « extraordinaire » de décembre 2007 et un autre en 2008 la question de la liquidation du Parti. Il invite à «  un inventaire général portant sur la nature et la pérennité d’un parti communiste dans notre pays », à « appréhender sans tabou ni a priori la question du devenir de notre organisation », à « s’inscrire sans réserves dans le débat et les initiatives qui vont concourir aux évolutions et recompositions à gauche ».
 
Un paragraphe a été finalement transformé car il était sans doute trop explicite. « Le rapport du Conseil national présenté par MG.Buffet fait état de premières hypothèses parmi lesquelles « celle de décider la création d’un nouveau parti, de le dépasser pour en fonder un avec d’autres à l’exemple de Die Linke, d’affirmer l’existence du PCF comme préalable à tout débat sur cette question, ou bien de réfléchir à partir du potentiel du Parti communiste, à ce que pourrait être une force communiste aujourd’hui… » ». Uniquement des hypothèses annonçant une fin du PCF… Nouvelle formulation de ce paragraphe : « Dans son introduction aux travaux du Conseil National, Marie George Buffet nous invite à explorer toutes les options vis à vis desquelles les communistes auront à se prononcer. »
 
3°- La préparation du congrès extraordinaire est envisagée de façon à ôter aux communistes toute possibilité de s’opposer à cette phase finale du processus de mutation-démolition.
 
-          C’est un « congrès » bâclé : il est fixé aux 8 et 9 décembre. Mais ses « modalités » ne seront fixées que début octobre, laissant moins de 2 mois au débat dans le Parti.
 
-          Les communistes discuteront dans le vide. Nous avons compris de plusieurs interventions qu’il n’est pas prévu de base commune de discussion, permettant de se prononcer sur un bilan et une orientation (donc automatiquement selon les statuts pas de textes alternatifs).
 
-          D’ici octobre, un débat sans forme est prévu, mis à part un « questionnaire » envoyé à tous les membres du PCF dont l’exploitation pourra être digne de celle des instituts de sondages.
 
-          Au nom de l’ouverture, les contributions de non-communistes, « experts », « spécialistes », vraisemblablement partisans d’un nouveau parti de gauche seront mises en avant. C’est ce que nous déduisons, après les multiples annonces aux media de MG.Buffet d’un « congrès ouvert », des appels et références « à tous les progressistes », à « tous les hommes et femmes attachés à l’idée même de changement ». Acquis à la recomposition de « toute la gauche » ? Evidemment !
 
Dès le début de la séance du CN du 22, Claude Fainzang a réclamé la liste des membres pressentis de la commission de préparation du congrès annoncée dans la note de Michel Laurent. Nous a été communiquée le 23 une liste pléthorique d’un « collectif d’animation de la 1ère phase de préparation du congrès avant octobre ».
 
30 membres du CN ont voté contre ce projet de « relevé de décisions ».
 
Ce texte témoigne de deux choses :
 
-          la détermination de la direction, dans la multiplicité de ses composantes et de ses clans, à accélérer la liquidation, à arriver à la rupture finale avec le PCF.
 
-          sa méfiance vis-à-vis des adhérents et de la persistance du fait communiste dans notre pays dont elle sent bien qu’ils ne sont pas prêts à cautionner cette stratégie suicidaire, plutôt meurtrière.
 
 
Ce CN ne peut que nous inciter à développer la mobilisation des communistes contre ces projets, à la faire entendre, à faire vivre le PCF contre cette stratégie en mettant au cœur la véritable ouverture : celle sur les luttes.
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 18:55

Constitution d'un groupe de la "gauche démocrate et républicaine" à l’Assemblée.
NON à l'effacement du PCF à l'Assemblée

Communiqué du 26 juin 2007

La première séance de l’Assemblée nationale nouvellement élue s’est tenue aujourd’hui. Les statuts d’un groupe dit de la « gauche démocrate et républicaine » ont été déposés. Il compte 24 membres dont les 16 députés élus comme communistes, 2 apparentés, 4 verts et deux députés d’outre-mer. Sa constitution est présentée comme technique et provisoire dans l’attente d’un éventuel abaissement du seuil de députés nécessaires. Mais une « présidence tournante » est prévue jusqu’en 2012.

La constitution d’un groupe strictement technique, rendue inévitable par le caractère antidémocratique du scrutin majoritaire, afin de se répartir les moyens et du temps de parole liés au statut de groupe parlementaire entre formations politiques différentes, sans accord politique, ne nous choque pas.

Mais l’absence dans l’intitulé du groupe de toute référence au caractère communiste de sa composante principale est pour nous absolument inadmissible. Uniquement en 1939 après l’interdiction du Parti, les députés communistes avaient abandonné leur nom, contraints et forcés, pour devenir le groupe « ouvrier et paysan ».

Une appellation du type « groupe technique PCF, Verts et républicains » était le dernier compromis envisageable. L’avantage matériel ne saurait compenser le lourd poids politique de l’acceptation par notre parti de la disparition d’un groupe communiste.

Cette résignation à l’Assemblée est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte où une vaste campagne médiatique, relayant des positionnements de groupes dirigeants du PCF appelle à une disparition, à un sabordage de notre Parti. 

Le choix des électeurs doit être respecté. L’action du Parti communiste, relayée par des députés clairement communistes, est essentielle pour combattre la politique de Sarkozy-Fillon.

Nous appelons la direction du PCF et chacun de nos camarades députés à revenir le plus tôt possible sur le compromis de ce jour, à continuer d’exiger l’abaissement du nombre de députés nécessaires à la constitution d’un groupe.

Mais plutôt siéger parmi les non-inscrits que donner un signe de reniement de ce que représente le PCF dans le pays comme à l’Assemblée !

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 19:10

Le PCF a un avenir !

Militants communistes du quartier du Fort à Vitry-sur-Seine, notre activité avec, bien sûr, des hauts et des bas, ne s’est jamais estompée. Nous avons avec détermination et honnêteté toujours participé à la vie du Parti, ancrée sur un rapport aux habitants.

Nous avons participé à la préparation de nos congrès, participé aux multiples votes, nous nous sommes toujours inscrits dans la vie de notre Section.

Nous l’avons fait sans retenue, dans une attitude responsable éloignée de tous clans ou autres réseaux, tendances…, qui nous sont insupportables et que nous condamnons car diviseurs et sans issue.

Nous regrettons ces pratiques. Elles existent selon nous en raison des insuffisances majeures de nos précédents congrès. Insuffisances qui rendent nos directions inopérantes, enfermées dans des débats internes pour ménager les uns et les autres davantage préoccupés d’enjeux de pouvoir que des enjeux politiques de notre temps, de la responsabilité et du rôle du Parti.

La diversité des opinions, les sensibilités, la démocratie auxquelles on se réfère tant, ont perdu de leur sens, de leur authenticité, amputé la confrontation des idées et favorisé des lignes floues sans identité communiste.

Nous craignons que La Direction du Parti ait entrepris un processus d’effacement de l’identité communiste.

L’existence du Parti communiste est une nécessité historique. Son histoire n’est pas terminée.

Nous refusons de considérer que le capitalisme est la fin de l'Histoire. Nous considérons que la lutte de classes est toujours d'actualité, que les salariés ne sont pas condamnés à être exploités indéfiniment pour l'enrichissement du Capital. La libération de l'Homme de son exploitation est toujours d'actualité. Nous n'acceptons pas non plus qu’une partie de l’humanité soit condamnée au sous-développement, à la misère.

L’élection présidentielle et les élections législatives ont donné clairement la victoire aux forces de droite. Ces élections montrent aussi l’énorme affaiblissement du courant révolutionnaire, même si notre Parti amortit un peu sa chute à l’occasion des législatives.

La disparition du sigle PCF pour la campagne présidentielle ainsi que la mise en congé de MG Buffet de sa responsabilité de secrétaire nationale a semé le trouble parmi l’électorat. Ce trouble a été renforcé par le soutien explicite largement relayé par  le quotidien « l’Humanité », de responsables et d’élus à la candidature de José Bové. Le renforcement électoral du Parti ne serait-il plus un objectif ? Les résultats des présidentielles ont montré que la campagne sous l’appellation « gauche populaire anti-libérale » n’a rencontré aucun écho. La campagne électorale des législative a été menée sans orientation nationale. Le journal l’Humanité s’est distingué en faisant campagne pour l’élection non pas de députés communistes mais de députés « de gauche ». Or, les résultats des législatives sont sans appel. Quand le Parti est allé à la bataille en affirmant son identité, il a amélioré le résultat de MG Buffet, quand il s’est présenté en effaçant son identité sous prétexte de rassemblement, il a été laminé.

La stratégie de la Direction est uniquement déterminée par des considérations électorales à courte vue. Si en 1920, ces considérations avaient prévalu, le PCF n’aurait jamais vu le jour.

 

Si nous estimons que l’existence du Parti a toujours un sens, l’analyse de son déclin est indispensable. Elle l’est d’autant plus qu’elle conditionne l’élaboration d’une stratégie de reconquête.

Mais les Directions semblent vouloir systématiquement éviter d’analyser les raisons de ce déclin, tout comme celles de l’effondrement du socialisme . A quelle fin ? Et quel objectif pour le congrès extraordinaire de fin décembre ? Une étape, nous dit-on, vers le congrès ordinaire de 2008!

Ce congrès serait préparé par un questionnaire adressé aux communistes comme aux non communistes, questionnaire qui serait analysé par des experts! Aucun texte d'analyse comme d'orientation ne serait présenté aux communistes!

Certes, un congrès n’a aucun sens s’il est préparé en vase clos mais cette approche du congrès extraordinaire laisse pour le moins interrogatif. Conclu par une synthèse, la stratégie des collectifs anti-libéraux n’a pas été édifiante. Il ne faudrait pas sans le dire préparer la transformation du Parti communiste en un parti social-démocrate supplémentaire ! Fragiliser l’appareil militant du Parti, propulser des hommes et des femmes issus de mouvements divers étrangers à l ‘histoire et à la culture du Parti ne peuvent qu’alimenter cette possible dérive

Nous considérons que le Parti communiste n’est pas condamné à se fondre dans le PS ou à devenir un groupuscule réduit à la production de slogans anticapitalistes. La reconstruction du Parti implique de retisser les liens avec le monde du travail, dans sa réalité du début de ce siècle. Le lien avec le salariat est l’essence même du Parti communiste, ceux qui luttent ont besoin de la force d’organisation et de proposition qu’est le PCF, que forment les communistes fidèles à la raison d’être de leur Parti.

Les communistes doivent se réapproprier leur Parti, pour élire une Direction qui mette en œuvre une stratégie reposant sur les luttes, en rupture avec celle menée jusqu’à maintenant, fondée sur la recherche d’accords de sommets sans contenu.

Il nous semble indispensable d’affiner des axes d’une stratégie qui permette au Parti de retisser les indispensables liens avec le salariat et, par-delà, avec l’ensemble de la Nation.

Nous pensons que l’exigence absolue est de passer d’une conception de la lutte centrée sur la classe ouvrière à une conception centrée sur le salariat. Aucune catégorie de salariés ne peut se prévaloir d’une quelconque prééminence dans la lutte contre la gestion capitaliste de la société. La classe ouvrière n’est pas révolutionnaire par essence, les salariés des services, les fonctionnaires, les cadres, les ingénieurs ne sont pas réformistes par nature. Il faut passer d’une stratégie fondée sur le rapport capital/classe ouvrière à une stratégie fondée sur le rapport capital/salariat. Cette stratégie novatrice a été ébauchée lors du 25e congrès en 1985. Elle proposait de rassembler par les luttes les salariés, les citoyens sur des solutions anticapitalistes. La convergence de ces luttes déterminait le contenu des alliances. L’alliance n’était plus un but en soi, mais un moyen. Cette conception du mouvement de lutte fut abandonnée car elle était contradictoire avec l’Union de la gauche. Cette stratégie qui est toujours d’actualité mettait en avant la nécessité d’imposer dans les luttes de nouveaux critères de gestion. Or, l’ouvriérisme renvoie la solution de la gestion à la prise du pouvoir central. Dans un pays capitaliste développé, les pouvoirs du capital sont trop disséminés et enracinés dans les entreprises et les institutions fondées corrélativement sur le suffrage universel qui sont génératrices d’illusions et intégratrices, pour être attaqués par le haut. Ce qui implique la conquête par les travailleurs du terrain de la gestion dont ils sont maintenus à l’écart. Seule la lutte des salariés peut faire sauter les verrous et est susceptible de modifier les décisions. La sortie de la crise appelle des mesures qui feront reculer les positions, les privilèges les modes de pensée et d’action capitalistes dans la gestion de l’Etat des entreprises et de l’ensemble de la vie sociale. Ce qui signifie que le cadre de la lutte est national. Mais la réflexion doit articuler l’analyse, centrée sur la nation, sur les autres dimensions du monde. Nous ne sommes plus à l’époque de l’internationalisme politique, le mouvement révolutionnaire doit s’appuyer sur la réalité des relations Nation-Europe et Nation-monde.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un Parti Communiste qui forge son action et ses propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.

 

Cellules Courtade, Lanvin, Oradour.

Section de Vitry sur Seine

Fédération du Val de Marne

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 11:50

IL FAUT DONNER LA PAROLE A LA BASE MILITANTE DU PARTI !

Le conseil national du PCF vient de convoquer un congrès extraordinaire, qui doit servir à s'interroger sur les questions à mettre à l'ordre du jour du congrès ordinaire prévu fin 2008.

Ce congrès sera tellement extraordinaire, qu'il n'y aura aucun texte alternatif permettant à la base militante de se faire une opinion et de se prononcer sur les différents courants qui traversent actuellement notre parti. En conséquence dans ce congrès, on ne modifiera pas les orientations politiques, ni les directions. On se parlera, on invitera des amis, puis on se quittera, en se disant qu'on se reverra fin 2008 pour décider.

Bref, un vrai congrès salon thé.

Or, il ne se passe pas une semaine où des dirigeants du parti font savoir qu'ils ne croient plus à la "forme parti" et annoncent la création ou leur participation à de nouvelles organisations. Les communistes dits "unitaires" avec Roger Martelli, les refondateurs, les collectifs alternatifs 2007, les communistes dits 21, avec Fabienne Pourre du courant Robert Hue, l'appel de "Gauche Avenir" pour redéfinir en dehors du parti de nouvelles aspirations, avec Francis Wurtz, Jean-Claude Gayssot, Claude Cabanes, Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Ivan Levaï etc...

Le conseil national en convoquant un congrès extraordinaire sans aucune possibilité pour les adhérents de base de se prononcer sur les orientations idéologiques et politiques de leur parti, favorise ces nouvelles organisations et collectifs qui préconisent des débats hors du parti. Toutes les forces de gauche prévoient une recomposition du paysage politique pour la rentrée 2007. La plupart des dirigeants de notre parti ont l'intention de participer à cette recomposition à travers leurs organisations et collectifs et prônent ouvertement la mutation du parti communiste en parti de la gauche antilibérale et pendant ce temps-là les adhérents du parti feraient un congrès salon thé, sans texte de fond, donc sans intérêt.

Il y a urgence, nous ne pouvons laisser notre parti se décomposer, sans rien dire, sans rien décider. En effet, chacun sait par expérience que dans le type de congrès que le CN a programmé, les adhérents de la base militante ont peu de chance de se faire entendre.
Ces débats informels fractionnés par thèmes sont sous le règne des docteurs honoris causa du parti et du "cause toujours", aucun vote n'intervenant, la synthèse des discussions appartient aux dirigeants à chaque échelon, section, fédération etc... Ainsi, une idée majoritaire à la base peu devenir minoritaire au sommet.

La situation est trop grave pour que les adhérents se laissent déposséder de leur seul moyen d'expression, le vote sur un texte.

Le parti doit affronter ses contradictions, ce n'est pas en mettant le couvercle sur la marmite et en remettant à plus tard les décisions importantes, comme le fait le CN, que le parti affrontera au mieux les élections municipales.

Par conséquent, il faut que tous les courants puissent s'exprimer à travers des textes, à l'intérieur plutôt qu'à l'extérieur du parti. les adhérents doivent pouvoir voter sur ces textes. Il faut que cette consultation soit démocratique (temps nécessaire aux débats , vote dans les sections, un jour donné et sous le contrôle de tous). Il faut qu'il en découle une représentation proportionnelle dans toutes les instances du parti, y compris à la direction, c'est le seul moyen pour préserver l'unité du parti. Il ne faut pas que l'on revive la situation d'aujourd'hui, où on a un CN et des dirigeants qui ne sont pas représentatifs de l'ensemble du parti.

Ne nous laissons pas enferner dans ce congrès "salon de thé", produisons dès à présent des textes de fond, qu'il faudra imposer à la dicussion et au vote des adhérents lors du congrès extraordinaire. Les communistes ne peuvent pas rester les bras croisés, quand il y a le feu à leur maison.

Notre parti a démontré dans le passé qu'il pouvait débattre et se battre en même temps, nous sommes condannés à faire les deux dès à présent, l'histoire ne nous attendra pas jusquà fin 2008.


Réseau communiste de Fontenay-sous-bois
25 juin 2007

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 12:20
Conseil National du PCF des 22 et 23 juin 2007 - Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, Fédération de Paris

Ce CN ne répond absolument pas aux deux préoccupations urgentes des communistes. Elles sont liées : garantir l’avenir du Parti et définir une ligne d’action pour affronter dès cet été la politique de Sarkozy-Fillon.

L’absence totale d’autocritique, en particulier dans le rapport de Marie-George sur les raisons du 1,9%, est stupéfiante. Pas un mot ou presque sur l’échec de l’opération des « collectifs antilibéraux » qui a monopolisé le CN pendant 6 mois. On ne parle que d’échec de « la gauche » ou de « crise historique du communisme ».

Je suis atterré par la succession d’interventions ici sur les « tendances lourdes » à la chute du PCF, sur le « déclin inéluctable » qui rejoignent les rêves des anticommunistes. C’est une véritable pédagogie de la disparition du Parti.

Les élections législatives viennent pourtant de montrer la persistance du fait communiste et d’une capacité de mobilisation des communistes. En 1997, 8 ans après la chute du Mur, nous étions à 10%. En 2002, à 3% après la participation gouvernementale.

Un ordre du jour s’impose pour un congrès extraordinaire : le bilan de 15 ans de stratégie de mutation-disparition du PCF. La campagne des présidentielles en a constitué la dernière et plus grave étape en date avec l’effacement de l’identité du Parti, le reniement de certaines de nos positions fondamentales, notamment sur l’UE, la priorité donnée sur les luttes à la victoire institutionnelle de « toute la gauche ». Les communistes, tous les communistes, doivent avoir la possibilité d’exprimer une rupture avec cette stratégie destructrice.

C’est tout le contraire que la direction prévoit : une fois de plus, un bavardage sur la « visée communiste », pour justifier une nouvelle fuite en avant. La soi-disant « ouverture », entre autres à des spécialistes et experts, ne servira que de prétexte et d’instrument dans cette direction. L’absence de texte de préparation est inadmissible. La direction en place veut organiser un congrès sans même soumettre aux communistes un bilan et une analyse de son action. Qui ose parler encore de démocratie ?

Les prises de positions de dirigeants, ici ou là, appelant à la disparition du Parti dans un parti de la « gauche », social-démocrate, pro-européen et électoraliste, à l’allemande, ou à sa dissolution dans les « collectifs », ou encore à son insertion dans une confédération de la « gauche » se multiplient. Le « congrès » extraordinaire vise-t-il ces recompositions, ayant toutes comme point commun la disparition du Parti ? Tout laisse à le redouter ! Pendant ce temps, des prédateurs se préparent à se nourrir des dépouilles de la décomposition du Parti.

S’il doit y avoir une ouverture du congrès, c’est l’ouverture sur les luttes. Nous en avons bien peu entendu aujourd’hui sur cette priorité. Nous avons pourtant besoin d’axes d’action, tout de suite, face à la politique de Sarkozy. Préparons les batailles décisives de l’été et de l’automne: contre le « service minimum » (chez nous, les agents du tramway sont actuellement en grève à 100%), pour la défense de  l’université, celle de la Sécurité sociale et de son financement. La victoire de la droite est une victoire par défaut, faute aussi de véritables positions de lutte du côté du PCF.

Ce que j’ai entendu aujourd’hui sur l’erreur qu’aurait pu représenter la revendication du SMIC à 1500 euros (en plus brut et même pas net) parce qu’elle n’aurait pas été crédible ou compréhensible par les salariés non smicards me sidère.

Nous sommes beaucoup de communistes en France, avec ou sans carte, de salariés, à penser que le monde du travail, le pays ont absolument du PCF, du parti révolutionnaire anticapitaliste qu’il a été et qu’il peut seul être en France. A penser que son organisation de lutte partant de la cellule a fait ses preuves et doit être reconstituée. A constater que le Parti communiste est le seul qui aie jamais fait peur au MEDEF. A penser que sa théorie marxiste est plus que jamais d’actualité.

Que certains au PCF, même ou surtout dirigeants, ne le pensent pas ou plus, c’est leur droit. Mais ils n’ont pas le droit de l’imposer aux autres.

La préparation annoncée du congrès semble montrer que la direction a peur des communistes. A eux de reconstruire et reconquérir leur parti !
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 01:55

Conseil National du PCF des 22 et 23 juin 2007 


 Intervention de Claude FAINZANG, Fédération de Paris

Non, le Parti n’est pas mort ! Les législatives le montrent. Pourtant dans les clans dirigeants, c’est à qui fera le plus bel enterrement. Ce dont le pays a besoin, c’est que le PCF retrouve sa raison d’être : la lutte contre l’idéologie dominante, avec les catégories sociales qui y ont le plus intérêt, qu’il redevienne le Parti de classe, subordonnant la présence dans les institutions à la lutte, porteur d’espoir, d’une perspective politique anticapitaliste: le socialisme. S’il doit y avoir un congrès, ce doit être un congrès qui mette au centre le bilan de la Mutation, qui associe les 80% de communistes écartés du Parti depuis 1994. Non à un congrès « salon de thé », bâclé, évacuant la remise en cause nécessaire ! Les communistes doivent disposer de temps et de textes pour se prononcer. Il y a le feu dans la maison. Certains tentent de casser le parti avant même le congrès. Pour la reconstruction et la reconquête du Parti, je ferai partie des camarades, signataires du texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes » qui vont sortir un Appel aux communistes. J’exigerai qu’il soit publié dans l’Huma. Un membre de notre sensibilité doit pouvoir participer à la commission de préparation du congrès annoncée.
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 01:54

Conseil National du PCF des 22 et 23 juin 2007 
 


Intervention de Claude FAINZANG, Fédération de Paris

Sur l’Humanité : 


 Notre attachement très fort au journal peut seul le sauver. Les propos de P. Le Hyaric me paraissent très responsables même si je ne partage pas toujours la ligne éditoriale. Dans Le Monde de cet après-midi, je lis une interview de Pierre Laurent : « si se séparer plus radicalement du Parti communiste m’assurait des milliers de lecteurs en plus, je n’hésiterais pas ! ». Si on allait dans ce sens, ce serait la fin. L’Huma doit rester fidèle à son histoire. Un journal de « gauche », un journal comme les autres : cela n’est ni viable, ni intéressant les milliers de communistes et de lecteurs progressistes. Je demande un démenti du CN au Monde, ou un correctif, s’il s’agit d’une ambiguïté de formulation.

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 02:10
L´importance de faire remonter le vote communiste, inséparable de son contenu.

Par Camille Marques, conseillère d'arrondissement, membre du Conseil Départemental du PCF Paris



L´anticommunisme ne connaît pas de déclin ! La campagne politique et médiatique sur le thème du « déclin inéluctable » du PCF se déchaîne. Certes, le résultat à la présidentielle de Marie-George Buffet, candidate de la « Gauche populaire et antilibérale », redevenue secrétaire du Parti après l´élection, contribue à la nourrir.

Dans le Monde daté du 4 Juin, un éditorialiste écrit que « le PCF est condamné à disparaître ou à se renier ». Décidément, certains prennent leurs rêves pour des réalités.

Pour moi, il y a une nécessité, que l´arrivée au pouvoir de Sarkozy rend encore plus sensible : la remontée du PCF, non seulement aux élections mais comme force organisée dans nos entreprises et nos quartiers. Elle ne se fera pas en se « reniant ». Au contraire, elle se fera en faisant vivre tout ce qui a fait l´efficacité du PCF au service du plus grand nombre, du monde du travail, de la Nation : sa théorie révolutionnaire, marxiste, sa forme d´organisation de masse centrée sur ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme, maintenant mondialisé.

En 1997, 8 ans après la chute du Mur de Berlin, mon Parti avait progressé et obtenu 10% des suffrages aux législatives. Après 5 ans de participation à un gouvernement de « gauche plurielle» qui a loyalement servi les affaires du patronat, Robert Hue n´a obtenu que 3,37%. Aux régionales de 2004, dans le Nord-Pas-de-Calais, sur la base de l´affirmation de l´identité communiste et du refus de collaborer avec le social-libéralisme, nos camarades ont obtenu 12% des voix. En 2007, sous une appellation impossible à identifier, sur un programme consensuel placé sous le but de « rassembler institutionnellement de toute la gauche », Marie-George a obtenu le résultat que l´on sait et qui menace l´avenir de mon Parti.

Il est temps de réagir comme des milliers de camarades le font, de sympathisants et d´électeurs l´appellent de leurs voeux. Je suis convaincue que beaucoup dans les luttes actuelles ou à venir sont en attente du PCF.

Nous sommes le seul Parti qui dit NON à l´UE du capital. Que les dirigeants de la « gauche antilibérale » cessent de prétendre en notre nom être « farouchement pro-européens » ! Communistes, nous ne sommes pas là pour calculer notre place en 2012 comme le font Mme Royal, MM. Bayrou ou Delanoë, nous sommes là pour participer à organiser les luttes, leur donner une perspective politique.

C´est ce qui fait le sens du vote communiste, son utilité, parce qu´il correspond, non à une posture électoraliste, mais à une réalité dans le rapport de forces, dans le rapport de classe. C´est le sens de mon engagement avec mes camarades de la section du 14ème arrondissement.

Aux législatives du 10 juin, la direction parisienne du PCF a décidé de désigner arbitrairement, sans assemblée de section, en écartant les élus municipaux communistes, les candidats dans les circonscriptions correspondant au 14ème. Dans ces conditions difficiles, vu le court laps de temps, nous n´avons pas jugé utile de le contester.

Que ces candidats choisissent à l´avenir de disparaître ou de renier le nom du Parti sous l´étiquette duquel ils se présentent, je ne le sais pas. En tout état de cause, les communistes du 14ème restent maintenant et demain à la disposition des salariés et des habitants de l´arrondissement pour combattre du local au national la politique au service du MEDEF et de la mondialisation capitaliste.
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