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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 09:31

A propos du questionnaire qui sera adressé à tous les communistes avant le congrès de décembre.

 

            Il faut être absolument moderne !!!

 

Il faut innover. Un congrès extraordinaire ne peut se préparer de façon ordinaire ! Après le désastre électoral que nous avons subi et conformément aux statuts de notre parti, nous étions en droit d’attendre un rapport d’activité de nos dirigeants, puis un débat contradictoire suivi d’un vote. Eh bien non ! Les adhérents seront gratifiés d’un questionnaire ! C’est un grand progrès démocratique !

Qui aurait dit que nos dirigeants pouvaient rivaliser avec les instituts de sondage ? Nous le savons bien, les sondeurs ne sondent pas l’opinion, ils la fabriquent. Ils font les questions et les réponses. C’est bien ainsi que procèdent nos apprentis sondeurs. Ils mènent insidieusement leurs lecteurs où ils veulent les mener. Ce questionnaire est une argumentation déguisée.

Le paragraphe 1-A est à cet égard exemplaire. Il porte  sur les fondements théoriques du parti. On nous demande comment il faut qualifier aujourd’hui le capitalisme et si celui-ci a changé de nature. Le lecteur militant ne peut répondre que « oui ». Les qualificatifs ne manquent pas : libéral, financier, mondialisé, on tend d’ailleurs à parler d’économie de marché plutôt que de capitalisme. Sommes-nous bien armés pour combattre cette hydre aux multiples visages, surtout que les communistes n’ont pas attaché assez d’importance « aux questions écologiques et internationales, à la révolution informationnelle »  qui (c’est implicite) a permis la mondialisation. Notre lecteur militant ne peut que se sentir dépassé et vaguement coupable. Au secours les écolos, les altermondialistes ! Quand on lui demande en fin de paragraphe si le parti va devoir renouveler son analyse théorique et pratique, il ne peut que dire encore « oui » !

            Le discours sous jacent des sondeurs est pourtant parfaitement convenu et facile à démonter. L’économie de marché qui existait bien avant le capitalisme, le libéralisme qui a été théorisé au 18ème siècle, le capitalisme financier qui a été prédominant à d’autres époques, ne sont pas choses nouvelles. La mondialisation n’est pas le produit des nouvelles techniques, il est une nouvelle forme de l’impérialisme.

Les différentes qualifications du capitalisme renvoient à des réalités qu’il faut combattre, mais elles ont surtout une fonction idéologique, elles servent dans le discours dominant à masquer l’essentiel : la réalité de l’exploitation. Ainsi le libéralisme qui impose la liberté totale des échanges, la prééminence du marché, « au nom de l’intérêt commun », « c’est gagnant gagnant », masque les intérêts de la classe dominante aux yeux des dominés dont elle achète la force de travail. La spéculation financière n’existe que parce qu’en amont la force de travail est exploitée, ce qu’on oublie trop souvent.

 Non, le capitalisme, même s’il fonctionne selon des modalités diverses, n’a pas changé. Les exploiteurs s’approprient la plus value produite par les exploités. Et l’analyse théorique qu’a portée le PCF, même si elle doit être enrichie, est toujours pertinente.

 

La méthode de nos sondeurs consiste à reprendre ce qui se dit, le discours dominant,  pour démoraliser, culpabiliser le militant lecteur. La classe ouvrière n’a-t-elle pas disparu ? La société française n’a-t-elle pas glissé à droite ? (1-B) Il est bien obligé d’admettre, notre lecteur, que la structure de la société s’est modifiée, que ce que l’on peut appeler « la nouvelle classe ouvrière »  ne paraît pas très combative. S’il revient aux communistes de changer la société, de secouer l’apathie du monde du travail (1-C «  comment redonner du crédit aux idées de progrès social ? »), «  comment reconstituer une solidarité entre salariés ? » etc)  la tâche paraît insurmontable.

  Rien n’est dit des grands mouvements sociaux récents, la lutte contre le CPE et  la victoire du NON au référendum sur l’Europe remportée par les classes populaires contre le gouvernement, contre la plupart des partis politiques, et contre les média. Et si le peuple ne dormait que d’un œil ?

Vient la question de l’identité.( 2-AetB) On renvoie au lecteur l’image du mot « communisme » « dans l’opinion ». Elle n’est pas bonne évidemment. « Faut-il encore s’y référer ? » Etre communiste aujourd’hui, cela a-t-il un sens ? C’est ce que l’on demande à un communiste !

Que faire ? On pourrait changer de nom, changer de projet, de stratégie, d’organisation ! (cf. 3-A) Nos dirigeants ne manquent pas d’audace. Ils donnent à voir aux communistes les dégâts de la mutation qu’ils ont eux-mêmes opérée. Si l’organisation du parti a perdu de son efficacité sur le terrain, c’est bien parce qu’elle a été sabordée par eux dans les statuts et dans les faits. Si le projet communiste ne se définit plus qu’ »en creux », n’est-ce pas parce qu’ils ont abandonné l’objectif du socialisme à la française pour des programmes électoraux étriqués ?   

 On pourrait aussi changer de parti, pendant qu’on y est on pourrait supprimer les partis, si cette forme de militantisme est périmée ! (3-AetB)  A quoi veut-on nous préparer avec ce questionnaire? au sabordage, à une liquidation totale ?

Le dernier paragraphe sur « le rassemblement et les alliances » est moins radical. Il rejoint le discours de M.G.Buffet (cf. Humanité du 5 septembre). Il faut que le parti se situe « au sein de la gauche ». Il s’agit encore une fois de « rassembler les forces de gauche », de « construire une gauche moderne ». Les expériences calamiteuses de la gauche plurielle et du rassemblement antilibéral n’ont donc pas suffi.

Bien sûr les communistes ne doivent pas s’isoler. Il faut se battre contre la privatisation de GDF, contre le démantèlement de nos systèmes de protection sociale et de retraites, contre les atteintes portées au code du travail… avec d’autres, les syndicats, certaines associations, d’autres partis politiques, dans la rue, voire dans le cadre institutionnel, à la faveur d’alliances électorales conjoncturelles.

Mais les communistes ne peuvent se contenter de combattre le libéralisme pour réguler le capitalisme. Ils doivent tendre à l’affaiblir, à le fragiliser. Etre communiste aujourd’hui comme hier, c’est refuser d’admettre la légitimité des profits réalisés par un certain nombre de personnes qui s’approprient la plus value produite par les travailleurs, et c’est essayer de préparer l’après capitalisme en tirant les leçons du passé.

Nous refusons absolument de fusionner avec des partis ou des mouvements pour qui il n’est d’autre horizon possible que le capitalisme, nous refusons toute dilution dans une nébuleuse prétendument « de gauche ». Les perspectives de recomposition politique, y compris les collectifs antilibéraux (ou de riposte), vont dans le sens de ce qui se passe en Allemagne et en Italie. Le PDS allemand vient d’officialiser sa dissolution dans le parti de la gauche social démocrate. « Refondation communiste » s’est ralliée à Prodi qui est un parfait libéral. M.G.Buffet nous propose peut-être une sorte de PGE à la française, le PCF pourrait devenir une section du PGE ! Or le PGE est une organisation ouvertement réformiste placée sous la tutelle statutaire et financière de la commission de Bruxelles. Comme la Confédération européenne des syndicats, elle est plus soucieuse de freiner les luttes que de les impulser.

Or aujourd’hui la perspective politique est dans les luttes. Pour cela nous avons besoin d’un parti communiste fort. Contre la stratégie suicidaire de notre direction, défendons et reconquérons notre parti. Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes. C’est nous qui sommes modernes !

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 08:28
FAUX CONGRES POUR VRAIE LIQUIDATION

 

(article du Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois)

Les statuts du parti communiste sont clairs, un congrès extraordinaire est un congrès hors des délais statutaires de trois ans, mais pas hors des statuts. Aussi conformément au chapitre 3 art 8 : Les communistes procèdent en congrès au choix d'orientations et à l'élection des comités exécutifs ...

Or, ce qui nous est proposé aujourd'hui pour ce congrès, ce n'est pas de faire des choix d'orientions ou  d'élire nos comités exécutifs locaux et nationaux, mais c'est uniquement de remplir un questionnaire qui devra permettre à une direction inamovible et qui n'est plus représentative, de formuler des questions pour le prochain congrès de fin 2008, qui lui, procédera au choix d'orientations et aux élections.

 Le 6 et 7 octobre, le conseil national va décider du projet de base commune (questionnaire) qui sera soumis aux adhérents pour le congrès. Les statuts prévoient (chapitre 3 art 11-1) qu'à partir de cette date, un délais d'au moins cinq semaines est donné aux adhérents pour prendre connaissance de ce projet de base commune et qu'a l'issue de cette période, deux cents adhérents issus d'au moins dix fédérations peuvent proposer une base alternative, qui doit être soumise aux votes des adhérents. Le congrès étant programmé pour le 8 et 9 décembre, il est  impossible compte tenu des délais nécessaires pour organiser une telle consultation, de respecter les statuts.

Par ailleurs, à chaque congrès les adhérents doivent pouvoir déterminer la base commune de discussion, celle-ci ne peut donc être déterminée lors d'un congrès précèdent. En un an les données politiques sont forcément très différentes.

Sur la forme questionnaire, comment choisir à partir de milliers de réponses individuelles les bonnes questions qui seront seules évoquées au précédent congrès ? Ce choix sera forcement arbitraire, donc antidémocratique.

En conséquence le congrès du 8 et 9 décembre 2007 n'est ni statutaire, ni démocratique.

Comment un conseil national a-t-il pu accepter ce faux congrès ?

Les communistes ont actuellement besoin de faire le bilan de la dernière période, de donner leur avis, de faire des choix idéologiques, politiques. Ils veulent l'union des forces de gauche anticapitaliste, mais pas la liquidation du PCF. Or à la place on leur propose de répondre à un questionnaire, afin de les sonder sur leurs connaissances du marxisme, sur les théories économiques libérales et sur l'utilité du parti communiste. Bref, n'ayons pas peur des mots, de les sonder sur la liquidation du parti communiste, au profit d'un collectif de gauche, dans lequel le PCF perdrait, son identité, sa liberté de décision et d'action, comme cela est déjà le cas au niveau européen avec le groupe gauche unitaire européenne-gauche vert nordique (gue-gvn).

Ce congrès apparaît donc de plus en plus comme une diversion de la direction actuelle, qui ne veut pas affronter les débats de fond sur son bilan et sur ses choix à venir. Par ailleurs cette direction a besoin de temps pour convaincre les adhérents que c'est le parti communiste qui a échoué, alors que la dernière période au contraire démontre clairement, que c'est la mutation réformiste, l'effacement du parti communiste au profit de listes anti-libérales aux élections présidentielles et législatives, qui a échoué.

Les communistes qui refusent la liquidation de leur parti, doivent agir avant qu'il ne soit trop tard, ce congrès est conçu comme une nasse ou dés qu'on s'y est engagé, il est impossible de faire demi-tour pour échapper au congrès refondateur-liquidateur de fin 2008. Il faut donc saisir en urgence la commission des conflits sur le non-respect des statuts ( chapitre 6 art 23 ) et commencer dés à présent à constituer la liste des deux cents adhérents issu d'au moins dix fédérations qui déposeront une base alternative.

C'est pourquoi la réunion prévue fin octobre début novembre à Paris nous semble bien tardive.

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 13:09
Le peuple a besoin d'un Parti communiste porteur d'un projet révolutionnaire: rencontre nationale


Déclaration élaborée à l'issue de la rencontre nationale "Reconstruire l'espoir : Quel parti communiste aujourd'hui" du 1er septembre 2007 à Vénissieux.

Dans la diversité de leurs situations locales et de leurs analyses, 150 communistes, membres ou non du P.C.F., délégués de 26 départements ont fait le constat de la nécessité, plus que jamais, de l’existence d’un Parti communiste en France et de la revitalisation d’un point de vue communiste.

Le capitalisme mondialisé, dominant toutes les régions du monde et tous les domaines de la vie, fait la preuve de sa nocivité et de son incapacité à répondre aux besoins de l’Homme. Face à cela, il faut une organisation politique qui offre une autre perspective de développement, le socialisme, le communisme, qui réaffirme que le capitalisme n’est pas la fin de l’Histoire, qui permette à la classe ouvrière, au monde du travail, au peuple, à la jeunesse d’intervenir dans le combat anticapitaliste.

Ils font le constat que la direction du PCF tourne le dos à cette exigence.

  • Elle organise le recul des idées communistes.
  • Elle fait le choix de prolonger la stratégie qui a conduit au désastre électoral des présidentielles, 1,9%.
  • Refusant d’en tirer les leçons, elle poursuit le processus de liquidation et met à l’ordre du jour de deux prochains congrès, fin 2007 et fin 2008, la question de la disparition du PCF.

Ils dénoncent cette orientation et affirment leur détermination, chacun à leur place, à la combattre et à faire vivre, en toute circonstance, les idées communistes et un parti communiste ancré dans la lutte des classes et le combat révolutionnaire.

Pour eux, cet objectif commun est indissociable de leur engagement à participer au développement des luttes, dans les entreprises et les quartiers, contre la politique au service du MEDEF, antisociale, sécuritaire et guerrière, menée par Nicolas Sarkozy.

Ils s’engagent à poursuivre le rassemblement du NON à la Constitution européenne et à lutter contre la mondialisation, en particulier en mobilisant contre tout nouveau traité, pour la reconquête de la souveraineté populaire, la sortie de l’OTAN et les acquis du Conseil national de la Résistance, à être partie prenante de la lutte internationaliste avec les partis communistes et progressistes.

Ils s’engagent à lutter avec les peuples du monde pour la paix, le désarmement et la solidarité internationale contre l’impérialisme alors que Nicolas Sarkozy vient d’afficher son alignement sur Bush.

Les participants à cette rencontre affirment leur volonté de se rencontrer pour poursuivre le débat, de se coordonner de façon durable et régulière dans l’objectif de travailler au rassemblement de tous les communistes pour un autre projet de société.

Un premier rendez-vous est proposé à la fête de l’Humanité sur plusieurs stands qui afficheront cet appel. Les signataires appellent les communistes qui le partagent à se retrouver fin octobre dans une nouvelle rencontre nationale.

Vénissieux, le 1er septembre 2007

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 10:49
Rencontre communiste de Vénissieux, 31 août et 1er septembre 2007 :

 

Une étape encourageante dans la riposte à la liquidation du PCF

 

Marx-est-mort-mon-oeil.pngAvec d’autres camarades connus pour leur opposition à la stratégie de Mutation-démolition du PCF mise en œuvre par sa direction, nous avions décidé en juin d’organiser une rencontre nationale à la rentrée pour faire le point.

Nos attentes étaient très fortes d’échanger avec nos camarades, de connaître l’état d’esprit des communistes ailleurs dans le pays, de passer à un autre niveau de coordination. La situation politique le rend en effet encore nécessaire. Une nouvelle étape est franchie avec la mise à l’ordre du jour explicitement de la disparition du Parti (voir CN des 22 et 23 juin) et la convocation de deux congrès en décembre 2007 et fin 2008. Dans le même temps, le besoin de moyens politiques pour faire vivre nos organisations du PCF sur une base de lutte est encore plus grand devant la politique de Sarkozy.

Par rapport à ces attentes, nous revenons de la réunion de Vénissieux avec le sentiment que nous avons participé à une étape encourageante.

La réunion est un succès de participation : 146 camarades de 26 départements. Etaient notamment présents des responsables de deux fédérations (Pas-de-Calais et Haute-Saône), de plusieurs sections (dont Vénissieux, Saint-Fons, Paris 15ème, Illkirch-Grafenstaden - Béziers, Ouest-Var étaient excusés pour cause de fêtes locales du Parti), de cellules d’un peu partout, de réseaux de communistes (Rhône, Charente-Maritime, Fontenay-sous-Bois, Amiens…). On comptait aussi 8 membres du Conseil national, des membres de CD… Des représentants de groupes qui ont quitté le Parti participaient aussi à la réunion (dont Rouges Vifs Midi).

La qualité de l’organisation par nos hôtes de la section de Vénissieux et du Rhône, leur présence nombreuse, leur riche participation aux débats sur la base de leurs expériences de lutte font partie des éléments encourageants.

L’échange sur les questions internationales a apporté beaucoup d’informations et d’éléments d’analyse.

Sur le PCF, les participants se sont tous accordés pour identifier la nouvelle étape du processus de démolition, dans la continuité de la « Mutation », du démantèlement des organisations communistes de base, de l’abandon des positions de lutte, de la stratégie d’effacement de l’identité communiste qui a conduit au désastre électoral de MG Buffet aux présidentielles.

Il ressort que l’on n’a plus à hésiter pour la caractériser ouvertement comme une « liquidation ».

A l’exception de membres des groupes extérieurs, la quasi-totalité des camarades estiment qu’il est nécessaire d’intervenir à l’occasion du congrès extraordinaire de décembre. Cette question a fait débat dans les sections, notamment devant l’organisation délibérément brouillée de ce congrès. Mais il paraît indispensable de ne pas banaliser la fatalité entretenue insidieusement de l’hypothèque sur l’avenir du parti. Les procédés utilisés par la direction révèlent aussi une réalité : une majorité de communistes refuse leurs scénarios de recomposition politique et d’effacement du PCF. Des camarades isolés, entre autres, ont fait état des difficultés rencontrées et du courage qu’il faut pour contrer certaines pratiques de direction.

D’autres, de plusieurs fédérations, ont fait état d’expérience de revitalisation, de recréation de cellules voire de sections. Des camarades ont réadhèré pour militer, pour peser et rassembler des communistes.

L’exigence d’une visibilité accrue du caractère national de notre opposition a été largement soulignée, de même que l’exigence d’animer des campagnes de lutte sur les questions cruciales du moment, compte tenu des défaillances de la direction, contre la casse de la sécurité sociale (des retraites avec les régimes spéciaux), contre la casse de l’université, pour le rejet du nouveau traité européen…

La volonté s’est exprimée d’aboutir à une meilleure forme d’organisation, de coordination entre nous, « dépassant le bricolage passé ».

Un texte a été discuté et adopté en fin de réunion. Son existence est importante. Nous le mettrons en ligne quand il nous arrivera avec les corrections adoptées. Il traduit la conviction partagée par tous les participants de la validité, de la nécessité pour l’avenir de l’existence du Parti communiste, « ancré dans la lutte des classes et le combat révolutionnaire », pour combattre le capitalisme mondialisé.

Voilà les principaux éléments que nous avons retenus eu égard à nos attentes et à nos analyses. Nous avons exprimé notre désaccord avec l’idée défendue principalement par les représentants des organisations constituées hors PCF que la bataille du PCF n’est pas primordiale, qu’il serait temps de construire une autre organisation, de se coordonner avec « tous les anticapitalistes ». Les expériences dans ce sens sont peu concluantes. Le risque d’éclatement, le risque de rupture avec le fil historique qui a fait du PCF le parti de masse et de classe, outil efficace du monde du travail pour combattre le capitalisme est beaucoup trop grand, dans le contexte actuel d’affaiblissement, sans parler des appels du pied de « l’extrême gauche ».

Le texte final, consensuel, tient compte de cette « diversité ». Pour nous quand le texte s’intitule « la France a besoin d’un parti communiste », c’est du parti communiste français.

Le principe a été retenu d’une nouvelle réunion du même type en Région Parisienne en octobre. Nous nous sommes proposés pour participer à son organisation.

D’ici là, la Fête de l’Huma, et les stands des organisations présentes à Vénissieux seront des lieux pour poursuivre le débat et sa concrétisation.

 

Emmanuel DANG TRAN (secrétaire PCF Paris 15, membre du CN et du CD75), Claude FAINZANG (Paris 19ème, membre du CN et du CD75), Josette GAWSEWITCH (Paris 15ème , CD75),  Joran JAMELOT (Paris 14ème)

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 20:34
Vendredi 31 août et samedi 1er septembre a lieu à Vénissieux une rencontre de communistes en désaccord avec les orientations de la direction du PCF. Décidés à contribuer au rassemblement des communistes pour  mettre en échec les scénarios de sabordage du PCF au(x) prochain(s) congrès, à faire vivre le PCF sur des bases de lutte, nous participerons à cette rencontre. 
Nous vous en communiquerons les conclusions sur ce site internet.


Emmanuel DANG TRAN, Fabienne DEBEAUVAIS, Claude FAINZANG, membres du CN du PCF
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 10:11

Pour le Parti communiste grec (KKE): la politique agraire est responsable des feux

incendies-grece-1.jpgLa secrétaire générale du KKE, Aleka Papariga, lors d’une conférence de presse lundi 27 août, a rejeté l’idée selon laquelle les feux qui ont ravagé la Grèce et entraîné 63 morts jusqu’à maintenant constitueraient la conséquence “d’une menace asymétrique” et accuse la politique agraire.

 

Aleka Papariga, présentant un communiqué du Bureau politique du KKE, a souligné que les tentatives du gouvernement de présenter cette tragédie en termes de “menaces asymétriques” (de complot terroriste - NdT), selon le dogme du nouvel ordre impérialiste mondial, était destiné à “intimider la population pour détourner sa réaction, à la fois pendant la campagne électorale et pour l’avenir”. 

 

Le KKE a appelé la population à participer à la lutte contre les feux qui se propagent dans tout le pays, et a répété que ses militants et ses organisations étaient complètement à la disposition des autorités locales, des organismes publics et des responsables officiels, pour participer aux efforts de lutte contre les feux, porter assistance aux habitants et contribuer à résoudre les problèmes dans la mesure de leurs possibilités.

 

En ce qui concerne la cause des feux, Aleka Papariga a affirmé qu’ils n’ont pas surgi soudainement mais qu’ils sont le résultat d’une série de mesures et de lois réactionnaires adoptées depuis des années par les gouvernements successifs du parti de la “Nouvelle Démocratie” actuellement au pouvoir et du PASOK, principal parti d’opposition. Le KKE remarque que, depuis 1991, un onzième seulement des forêts détruites par les flammes ont été reboisées dans la région de l’Attique et 1/9ème dans toute la Grèce.

 

Le KKE souligne que, la voie qui mène à l’enfer actuel a été ouverte par la politique qui a marchandisé les terres et les forêts, qui a encouragé les accaparateurs, qui a sacrifié la prévention des incendies, qui a creusé le déficit criant des équipements, infrastructures et installations de lutte contre le feu et des services forestiers. Le sommet de cette politique a été atteint avec la révision constitutionnelle et plus spécialement celle de l’article 24 sur la protection des forêts.

 

"Nous faisons face à un plan organisé, qu’il ait existé préalablement ou qu’il ait surgi à l’occasion”, fait remarquer Aleka Papariga, ajoutant que les profits liés aux incendies criminels rejoignent les intérêts de groupes économiques et financiers à qui “on a ouvert l’appétit avec la marchandisation et la privatisation de la terre”.

 

Selon le KKE, le gouvernement porte de graves responsabilités pour avoir failli dans la mise en place d’une réaction efficace, organisée qui aurait pu atténuer les répercussions du désastre, grâce à des mesures de prévention et de protection des forêts.

 

Aleka Papariga a aussi dit que le PASOK cherche uniquement à masquer cacher ses propres responsabilités et à tirer profit du malaise légitime du peuple en vue des prochaines élections. En même temps, elle a fait remarquer que la « Coalition de la gauche radicale » ne réussit pas à montrer une autonomie politique en choisissant de s’aligner sur le PASOK et de le soutenir, malgré le lien évident entre les incendies et la politique de propriété foncière et d’utilisation des sols.

 
Enumérant les propositions du KKE pour la gestion des conséquences des incendies, Aleka Papariga a réclamé l’inventaire complet des dégâts provoqués par les incendies et des zones brûlées et le maintien, sans aucun changement, de la vocation des terres. Elle a demandé, en faveur des agriculteurs, le dédommagement intégral des récoltes perdues et des réserves détruites, une année d’exemption de primes d’assurances et de taxes, le gel du remboursement des emprunts. Elle a demandé également le dédommagement intégral des maisons et des infrastructures agricoles détruites, des plans détaillés et contraignants de reforestation, l’hébergement gratuit pour les victimes des incendies dans les hôtels les plus proches, les recrutements immédiats pour pourvoir aux postes vacants chez les sapeurs-pompiers, dans les services forestiers et dans le service public de santé, avec des embauches à temps plein et à l’année au lieu d’emplois saisonniers. Elle a enfin demandé des travaux pour limiter efficacement les dégâts liés à l’érosion, aux écoulements... 

Le KKE exige également l’adoption de mesures politiques urgentes :

  • * le retour sur la révision constitutionnelle et précisément sur la modification négative des clauses relatives à la forêt.
  • * la nationalisation de la grande propriété foncière des zones montagneuses et des forêts. 
  • * l’abrogation de toutes les lois et réglementations négatives pour la forêt, en particulier la loi 997/79 du gouvernement ND qui déclasse 2,5 millions d’hectares de zones forestières et la loi 1734/87 du gouvernement PASOK socialiste qui en déclasse 4,5 millions d’hectares.
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 21:31

D'où vient ce coup de force?

Malgré la campagne et le résultat désastreux de Marie-George Buffet à l’élection présidentielle, le résultat des candidats du PCF aux législatives, 1,2 million de voix, 4,3%, reste à peu près stable par rapport à 2002. N’en déplaise à certains membres de la direction parmi lesquels Roger Martelli, dont Le Monde et l’Humanité ont relaté les « études » tendant à illustrer la théorie du « déclin inéluctable », ce résultat, certes de basses eaux, traduit dans le contexte la persistance d’un vote communiste national. Pour la plupart des communistes, il a représenté un soulagement.
Le PCF, et ce qu’il représente dans le pays, n’est pas mort. 

18, c’est en dessous, mais juste en dessous du seuil de 20 députés nécessaires à la constitution d’un groupe parlementaire. Trois scénarios étaient raisonnablement imaginables pour préserver un groupe:

  • * - ils réussissaient, en lien avec une campagne du Parti pour le respect du pluralisme, à obtenir l’abaissement à 15 députés du seuil pour constituer un groupe.
  • * - les députés communistes réussissaient à trouver au moins deux partenaires pour s’apparenter à leur groupe.
  • * - dans le pire des cas, ils constituaient un groupe strictement technique, avec au moins deux autres députés, laissant apparaître l’identité de chacun et permettant de bénéficier des avantages attachés au statut de groupe parlementaire (temps de parole notamment).

 
Aucun de ces scénarios ne s’est réalisé. 

On a affirmé au CN qu’on ne trouvait pas deux députés acceptant de s’apparenter aux communistes. La revendication du groupe à partir de 15 députés n’a guère été portée, d’autant que la direction par la voix de Marie-George Buffet a affirmé que, même dans ce cas, le groupe de la « gauche démocratique et républicaine » - GDR - serait maintenu.

La constitution de ce groupe GDR, avec 4 députés Verts et 2 d’outre mer, le 26 juin dernier, ne correspond pas à un groupe strictement technique, malgré la présentation qui en a été faite. La déclaration politique du groupe au bureau de l’assemblée fixe comme objectif de « peser en faveur de tout ce qui sera de nature à rassembler la gauche », ce qui n’est pas technique. Surtout, l’intitulé du groupe sanctionne la disparition du groupe communiste, bien que 18 des 24 députés membres soient communistes ou apparentés. On notera que le groupe socialiste s’appelle « socialiste radical et citoyen » par respect pour les députés, très minoritaires, du PRG et du MRC qui en sont membres. Mais, bien que représentant 18 députés sur 24, sur les 20 nécessaires, l’identité PCF est évacuée.

Nous venons d’assister à un véritable coup de force pour liquider un pan important de l’existence du PCF. Certains ne prennent pas de précaution pour annoncer leurs intentions. Patrick Braouezec, oubliant qu’il doit son mandat à l’action de générations de militants communistes à Saint-Denis et qu’il a pris lui-même la précaution de solliciter comme suppléante la maire PCF de Pierrefitte, plutôt qu’un individu proposé par ses « collectifs antilibéraux », a déclaré que « les mariages de raison pouvaient se transformer en mariages d’amour ». Quant à M. Noël Mamére, « vert » candidat du PS en Gironde, il affiche la couleur en déclarant « qu’il ne parierait pas un euro sur le renouvellement du PCF, l’un des derniers partis staliniens d’Europe » tout en appelant à une « refondation de la gauche ». Au fond, rien d’étonnant de la part de cet anticommuniste viscéral, valet du pouvoir au journal télévisé dans les années 80 et qui a rassemblé en 1989 toute la droite et la social-démocratie pour « extirper la mairie de Bègles aux communistes ».

Mais comment de tels individus pourraient-ils dicter leur loi à des communistes, qui plus est représentant 75% du groupe GDR ?

Le coup de force a d’autres origines. Dès le soir du 2ème tour des législatives, Marie-George Buffet tendait la main aux anticommunistes Mamère et Cochet. Souvenons-nous que pour la conférence nationale des 21 et 22 octobre 2006, la direction du PCF, dans le projet de résolution, avait proposé, déjà, la constitution d’un groupe « antilibéral de gauche ».   

Quand 18 personnes sur 24 ne sont pas capables de défendre l’identité qu’elles représentent, c’est qu’elles ne le veulent pas, ou plutôt que nombre d’entre elles ne le veulent pas.

La présidence du groupe GDR sera tournante. Dans 18 mois, un des deux députés d’outre-mer la prendra, dans 36 un vert, avant 2012. Le président actuel, Jean-Claude Sandrier est l’un des signataires de l’appel « Gauche d’avenir », avec les anciens ministres PS Sapin ou Quilès. Les assistants de l’ancien groupe communiste ont tous été licenciés.

Alain Bocquet, ancien président du groupe communiste, a été proprement évincé. Il reste, soi-disant porte-parole de la composante communiste du groupe. On aimerait bien savoir de quoi il s’agit exactement. Autour d’André Gérin, quatre députés GDR se sont réunis pour « marquer leur attachement à la sensibilité républicaine et à l’identité communiste » (3 juillet). Si l’intention est louable, on ne peut qu’étonner de la présence parmi eux de Jacques Desallangres, candidat du PRG aux législatives après avoir été PS puis MRC, et de Jean-Pierre Brard, précurseur de la Mutation-liquidation du PCF qu’il a quitté en 1996, fondateur et membre de l’officine « Confrontations Europe » de Philippe Herzog aux côtés de la fine fleur du patronat (Forgeard, Kessler, Gandois, Gallois, Leclerc, Pebereau, Riboud, Peyrelevade, Schweitzer, Tchuruk ...). L’heure n’est pas à ajouter de la confusion mais à exiger des positions franches.

Communistes, nous ne saurions accepter le coup de force de la disparition du groupe communiste, participant à la volonté de faire disparaître notre parti. Rappelons à chacun des 18 qu’il est élu par les voix communistes. Exigeons des comptes à chacun!

Souvenons-nous encore, qu’à Tours en 1920, la majorité des parlementaires, ont fait le mauvais choix quand 80% des délégués militants faisaient celui du PCF. Pas un hasard !

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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 19:50
Coût de la campagne de MG Buffet aux présidentielles : exigeons des comptes !


Pas besoins d’avoir la bosse des maths pour voir les aberrations. En 2002, la campagne de Hue est revenue à 5,4 millions d’euros dont 4,6 à la charge du PCF.  Peu s’attendaient, seuls certains sondages de fin de campagne l’annonçaient, à ce qu’il fasse moins de 5%, seuil au dessus duquel l’Etat rembourse les frais de campagne. La note a été extrêmement préjudiciable aux organisations du parti après le précédent de la facture de la campagne « à l’américaine » de la liste « Bouge l’Europe » aux européennes de 1999.


En 2007, l’équipe de Marie-George Buffet a fait payer une campagne par les finances du PCF à hauteur de 5,4 millions d’euros alors même qu’aucun sondage ne l’a jamais placée au dessus de 5% et qu’elle n’était même pas officiellement la candidate du PCF mais celle d’une obscure « gauche populaire antilibérale ». Résultat des courses : 4,6 millions d’euros à nouveau de déficit pour le parti.

Dirigeant averti n’en vaut décidément pas deux. A moins que…


A quoi a bien servir tout cet argent ? Comment se fait-il que Besancenot ait obtenu le double de voix en se bornant à dépenser les 800.000 euros remboursés à chaque candidat ?


Il est temps de demander des comptes. Quelle était l’utilité de meetings nationaux comme ceux du Zénith de Paris et de Bercy (200.000 euros rien que pour la location de la salle) rassemblant des adhérents et sympathisants de 76 départements, souvent amenés par trains spéciaux ? Ce n’est pas vraiment aller vers les gens ! C’est plutôt « mettre le paquet » pour faire venir les communistes et leurs plus proches sympathisants et les convaincre du bien fondé d’une démarche qui leur tourne le dos.


Après avoir rassuré les camarades, de la section au CN, qui s’inquiétaient de ces dépenses somptuaires et de leurs conséquences, en leur promettant (sic) qu’elles avaient été « provisionnées », on apprend que deux étages du Colonel Fabien vont devoir être loués. Des postes de personnel vont être supprimés. On a écho par ailleurs de la campagne, certes démentie, sur la vente des œuvres d’art dont le parti est dépositaire. En même temps, l’Huma vend son siège, dont il devient locataire, hypothéquant l’avenir.


Trop c’est trop ! Depuis dix ans, la direction prive le parti militant de moyens matériels et humains mais balance l’argent des militants par la fenêtre des élections.


Deux hypothèses.


Soit l’équipe dirigeante et l’équipe de trésorerie est composée d’incapables : dans ce cas, ils doivent être rapidement recyclés vers d’autres tâches.


Soit, il s’agit d’un choix assumé de placer l’argent des communistes au casino électoral sur la case douteuse de la « gauche antilibérale », tout en cherchant à précipiter une disparition du parti. Beaucoup le pensent maintenant, devant les faits. Tous, nous devons exiger des comptes de la direction nationale et des directions locales!

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 17:45

« Quand le noir devient le blanc, l'oppression devient la liberté »

 

Entretien avec Radim Gonda, vice-président de la Jeunesse Communiste Tchèque (KSM), au sujet de la lutte en République Tchèque contre l’établissement d’une base militaire américaine et à propos de la répression étatique contre l’opposition communiste en République Tchèque pour Junge Welt, le 6 mai 2007, No.104. Titre original  « Black is white and oppression is freedom». Traduction par nos soins, PCF Paris 15

A retrouver sur le site
solidarite-pcf-ksm.over-blog.com

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 11:41
RECOMPOSITION POLITIQUE A L’ITALIENNE :

 

Interview au quotidien marxiste allemand « Junge Welt » de Marco Verrugio, membre du Comité Politique National du Parti de la Refondation communiste, représentant du courant « controcorrente ».

“Pire que le premier gouvernement Prodi“
La collaboration de la Rifondazione Comunista avec le centre-gauche a été une énorme erreur.

Interview de Sascha Stanicic, 10 avril 2007

- Comment juges-tu la politique menée par le gouvernement Prodi?
Le Gouvernement Prodi est différent de celui de Berlusconi. Mais c’est difficile de dire lequel est le pire. C’est les deux côtés d’une même médaille. Un gouvernement de centre-gauche est davantage en mesure de contrôler et de tenir les syndicats et les mouvements sociaux. De ce point de vue, le gouvernement de centre-gauche est le plus insidieux.

- Est-ce que cela a été un pas dans le bon sens pour le « Partito della Rifondazione Comunista » (Prc) d’entrer dans le gouvernement?
L’entrée dans l’Unione (l’alliance formée par l’Olivier et par la Gauche) a été une énorme erreur. C’était clair que la réédition du Gouvernement Prodi serait inévitablement pire que la première expérience en 1996-1997. Au lieu de se concentrer sur le “gouvernement ami”, le Prc devrait construire une “opposition amicale” des travailleurs et des travailleuses. Dans les 10 dernières années, quand les travailleurs ont obtenu un succès, quel qu’il soit, ils l’ont obtenu par les luttes, en descendant dans la rue et non à travers les participations ministérielles.

- Comment estimez-vous le comportement de Franco Turigliatto, qui à cause de son abstention au Parlement sur le maintien des troupes italiennes en Afghanistan, qui a notablement contribué à la chute de Prodi, a été exclu du PRC?
Turigliatto a essayé de représenter au Parlement la voix du mouvement contre la guerre. Pour autant, ce qu’il cherche n’est pas vraiment clair. Au Sénat, il a voté pour le budget, puis il s’est rallié aux opposants à la politique étrangère du Gouvernement, mais au moment du vote de confiance, il a approuvé la politique générale du Gouvernement. Il y a quelques jours encore, il a voté de nouvelles libéralisations. Cela me semble être une tactique très confuse. Cependant, son exclusion a été un tribut à Prodi et à la bourgeoisie italienne de la part de la direction du Parti. Au PRC, nous avons voté contre son exclusion. Des résolutions contre l’exclusion ont été soutenues majoritairement dans sept fédérations du parti.

- Quelle influence pouvez-vous, vos camarades et vous-mêmes, encore exercer à l’intérieur du PRC?

A l’intérieur du PRC, nous demandons que s’organisent les luttes sociales contre la politique néo-libérale du gouvernement, contre les coupes budgétaires, les privatisations et la guerre, et que cette position trouve sa traduction au Parlement. Y compris si cela signifie la chute du gouvernement. Si tu manifestes dans la rue contre la base militaire américaine de Vicenza et qu’au Parlement tu votes pour, tu perds ta crédibilité.
Au congrès du Prc nous avions lancé un appel à un front uni de toutes les courants critiques du parti. Avec l’objectif de contrecarrer la mutation du Prc en un parti social-libéral.

- Les Démocrates de Gauche (Ds) envisagent la fondation d’un « Parti démocrate » avec certaines composantes des démocrates-chrétiens. Fausto Bertinotti du PRC veut y répondre par la fondation d’un nouveau parti en commun avec le PdCI (Parti des communistes italiens) et l’aile-gauche du DS. Qu’est-ce que cela signifierait?

Cela pourrait représenter la fin de la Gauche en Italie. Le nouveau parti ne serait pas un parti social-démocrate mais un parti social-libéral. C’est pourquoi nous combattons et proposons une grande alliance anti-capitaliste qui s’inscrive dans l’opposition sociale et la lutte des classes. Une alliance qui puisse devenir un point de repère pour les travailleurs et les mouvements sociaux.

- Quelle est la situation aujourd’hui en Italie du point de vue des luttes sociales et syndicales?

Même si le gouvernement de centre-gauche est en mesure de contrôler les syndicats, il n’est pas en état de mettre fin à la résistance sociale. A la fin de l’année dernière, à Rome s’est déroulée une grande manifestation contre le travail précaire et une grève des enseignants. Après la grande manifestation contre la base militaire US à Vicenza, des luttes dans le service public s’annoncent, jusqu’à la grève générale du secteur public. Mais aujourd’hui la question centrale est celle des retraites. Si Prodi décide de les baisser, la réaction peut être suffisamment forte pour qu’elle échappe à tout contrôle. La privatisation d’Alitalia, de Telecom et d’autres entreprises publiques pourrait y contribuer.

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