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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 12:33
A propos du « déclin historique »… Une analyse du camarade Jules Molina

 

Sous la pression des « refondateurs » la direction du Parti a tendance à faire sienne la théorie qui voudrait que la chute ininterrompue des résultats électoraux depuis plusieurs décennies et l’état d’extrême faiblesse de l’organisation soient la conséquence du « déclin historique  du PCF ». La ligne stratégique suivie n’y serait pour rien. Il s’agirait d’un phénomène de société lié aux erreurs  antérieures à la mise en œuvre de cette stratégie et contre lequel on ne peut rien.

Aujourd’hui, les questions de l’« utilité » du Parti et de sa « forme » seraient posées et la seule solution d’avenir résiderait dans la dissolution de celui-ci pour faire place à une «  organisation de gauche antilibérale » très large et sans référence au communisme car le mot même serait devenu un obstacle à notre influence.

La direction cite pour preuve le score catastrophique des présidentielles, mais elle se garde bien de rappeler que Marie George Buffet s’était mise en « congé du Parti », qu’elle  n’était  pas  la candidate du  PCF  mais celle  d’un  « collectif de la gauche antilibérale » nouvellement créé.

La direction n’a également pas un mot sur les succès remportés aux législatives par les « candidats présentés par le PCF », particulièrement dans le Nord.

Elle s’abstient aussi de remarquer que la LCR de Besançenot, qui tient aujourd’hui le langage que nous avons progressivement cessé de tenir, a multiplié ses scores électoraux par dix pendant que le PCF chutait d’autant. La revendication « communiste » que la LCR agite en toutes occasions, et qu’on nous conseille d’abandonner, semble plutôt lui réussir.

La vérité est que les dirigeants du Parti se sont englués depuis des décennies dans une orientation essentiellement électoraliste. La recherche d’accords électoraux avec la social-démocratie pour conquérir ou conserver des positions d’élus a primé sur toute autre considération. Pour faciliter ces accords les directions qui se sont succédé après le 22ème Congrès ont été jusqu’à opérer nombre de virages idéologiques et à retirer quasiment de notre langage des expressions et des mots, pourtant lourds de contenu, mais qui sont sensés faire peur tels ceux de « marxisme », de « lutte de classes », d’« impérialisme »…

Cette ligne suicidaire a conduit le PCF à abandonner progressivement un terrain que les gauchistes se sont empressés d’occuper pour leur plus grand profit.

L’Assemblée Extraordinaire de décembre et le Congrès de 2008 mettent aujourd’hui les membres du Parti face à un choix incontournable et définitif :

- Ou bien accepter la voie italienne qui est proposée : dissolution du Parti, fusion avec la social-démocratie, et au bout, participation à des gouvernements « de gauche » ou «  de droite » qui exploitent férocement les travailleurs.

- Ou continuer le PCF en l’expurgeant progressivement des déviations opportunistes qui lui ont fait tant de mal et en luttant aussi contre le sectarisme qui freine aujourd’hui sa reconstruction.

Au moment où les multinationales et leurs gouvernements s’acharnent avec une violence sans précédent contre les acquis sociaux des travailleurs, l’existence d’un PCF,  parti de lutte sans compromission contre le capitalisme et pour une société socialiste, est plus indispensable que jamais.

 

J. Molina

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 16:25

L’intervention des communistes commence à faire reculer le projet de liquidation. Intensifions !

 

La commission de préparation de l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre a communiqué aux membres du CN un avant-projet du mandat lui sera soumis. Il va être discuté et probablement modifié par le CN d’aujourd’hui. L’assemblée elle-même n’en aura guère la possibilité en six heures de débat à 1500.

 

 

 

En l’état, ce texte représente un recul spectaculaire du groupe dirigeant dans la définition des objectifs du congrès de fin 2008, par rapport au rapport de Marie-George Buffet devant le CN de juin comme au relevé de décisions du CN des 6 et 7 octobre.

 

Il n’est plus question explicitement de mettre en cause l’existence même du Parti, ni de faire émerger un « nouveau parti ». L’histoire du mouvement communiste cesse d’être présentée comme un « boulet » mais d’une « expérience dont nous avons tiré les leçons au fil de nos congrès des apports et des échecs ». Les phrases sont vagues et générales. On peut tout mettre, notamment les intentions devenues moins avouables dans les concepts de « visée communiste » et « d’émancipation humaine ». Ceci dit, on se demande pourquoi louer l’Arche de la Défense pour faire une série de constatations et de déclarations d’intentions aussi banale.

 

 

 

Clairement, le groupe dirigeant a dû battre en retrait devant l’état d’esprit et l’intervention des communistes, tels qu’ils se sont manifestés dans la dernière période notamment dans les assemblées de section. C’est encourageant. L’appel « Pas d’avenir sans PCF », diffusé massivement à la Fête de l’Huma et dans la manifestation du 27 octobre a contribué à cette réaction. Nous nous en félicitons.

 

 

 

Mais l’avenir du PCF dont le monde du travail et le pays ont besoin est encore loin d’être assuré. Le groupe dirigeant, de nombreux dirigeants à titre personnel, ont dévoilé ouvertement ses intentions liquidatrices depuis la présidentielles. Ils portent une part de responsabilités écrasante dans la stratégie d’effacement et de reniements de nos positions et de notre identité qui affaiblit tant le parti. Avec le « congrès extraordinaire » rebaptisé « assemblée extraordinaire », ils ont tenté un coup de force. Maintenant, sous réserve du déroulement du CN d’aujourd’hui, ils se replient sur une manœuvre dilatoire.

 

 

 

Mais il y a toujours urgence à rompre avec cette stratégie. Si la priorité est bien de faire capoter l’ordre du jour initialement prévu et la disparition du PCF, les communistes ne peuvent accepter que le PCF reste piloté nationalement par les mêmes choix suicidaires et par les mêmes hommes et femmes.

 

La direction esquive toujours son propre bilan et ses responsabilités. Oui, « on ne peut plus continuer comme ça ». Comment des dirigeants qui ne reconnaissent plus aucune raison d’être aux PCF peuvent-ils rester en place ?

 

Les communistes, réconfortés par l’évolution de débats dans le parti, prenant conscience de la situation du parti nationalement peuvent et doivent aller plus loin dans la réappropriation de leur parti et gagner la rupture avec la ligne qui le détruit.

 

Il n’est évidemment pas davantage acceptable de garder le nom du PCF pour continuer de le vider de toute son identité de classe et en faire parti réformiste comme d’autres.

 

L’enjeu est immense. On s’en rend compte en mesurant les conséquences de l’effacement du Parti dans le mouvement de lutte actuel contre la politique de Sarkozy.

 

 

 

Pour nous, les chantiers de cette rupture devraient être la feuille de route des débats et des actions de la prochaine période :

 

-         reconstituer les organisations de base du Parti, les cellules et sections, notamment à l’entreprise.

 

-         se dégager d’une pratique d’alliances au sommet dans les institutions avec en particulier les socio-libéraux (ce qui ne contredit pas localement le maintien de listes d’union aux municipales).

 

-         Remettre la lutte des classes au centre de l’organisation communistes.

 

-         En finir avec les théories fumeuses qui ont fait accompagner par le PCF les privatisations de la gauche plurielle ou la première phase du démantèlement de la sécurité sociale. Réaffirmer notre perspective socialiste.

 

-         A l’occasion notamment des débats sur le Traité de l’UE, se dégager des positions de validation de l’intégration européenne.

 

 

 

Mais dans l’immédiat, notre préoccupation doit être l’assemblée « extraordinaire ». On ne sait pas ce qui va se passer au CN d’aujourd’hui. L’assemblée risque toujours de donner à l’opinion publique l’image d’un parti qui choisit l’effacement. Faire capoter l’ordre du jour liquidateur reste l’objectif à assurer.

 

Dans les réunions tenues les 26 et 27 octobre avec des camarades de plusieurs sections et fédérations, nous avons lancé plusieurs propositions d’intervention.

 

 

 

Dans les jours qui restent, nous proposons

 

-         de poursuivre la signature de « l’appel pas d’avenir sans PCF » et de faire remonter le maximum de nom pour qu’ils soient déposés samedi.

 

-         d’assurer une présence nombreuse et visible des communistes qui se reconnaissent dans les orientations de ce texte à l’entrée de l’assemblée samedi 8 à son ouverture avant 14h00.

 

-         il était question d’organisation une petite réunion de responsables d’organisations du Parti. La proposition demeure. Le samedi matin, le samedi soir ?

 

-         enfin nous avions discuté de lancer un contre-mandat à défendre pendant l’assemblée. Les textes émanant de plusieurs sections peuvent peut-être en tenir lieux dans leur diversité.

 

 

 
Voilà un point, un peu improvisé de la situation avant le CN. Merci de nous faire part de tes réflexions. Nous donnerons des nouvelles par internet dès que possible.

 

 

Pour le PCF Paris 15,

 

Emmanuel DANG TRAN

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 12:25

Elections en Russie : fraudes massives. Le PCFR seul parti que Poutine ne parvient pas à écraser.

 

Comme attendu par les commentateurs, les élections législatives du 2 décembre en Russie ont été organisées en plébiscite en faveur de Vladimir Poutine. Son parti « Russie unie » atteint, selon les résultats officiels, 63,3% des voix. Ses deux satellites, étroitement contrôlés, le parti nationaliste de l’extrémiste de droite Jirinovski et le parti « Russie juste » pourront jouer l’opposition de complaisance dans la future assemblée, ayant recueilli officiellement 9 et 7,5%.

 

Le Parti communiste de la Fédération de Russie, le PCFR, obtient, toujours selon les résultats officiels, 11,6% des voix. Compte tenu de l’augmentation affichée du taux de participation, ce score traduit une importante progression en voix sur 2004.

 

Cette progression est en fait beaucoup plus importante, tant la fraude électorale a été massive. La campagne s’est déroulée sous la pression constante du pouvoir. Les media ont été mobilisés de façon outrancière pour appuyer Poutine. Le scrutin lui-même est entaché de toute part.

 

La direction du PCFR dénonçait hier soir de multiples exemples. Dans le district de Krasnoïarsk, le PCFR a obtenu entre 20 et 22% des voix aux élections locales de mars et avril derniers. Six mois plus tard, ses résultats sont rabaissés à 5 à 7%. Les assesseurs communistes ont refusé de signer les procès verbaux presque partout dans le pays. A Moscou, le dépouillement par bureau donnait des résultats allant de 15 à 24% pour les communistes. Les commissions électorales ont ramené en trois heures ces chiffres à 10%. La direction du PCFR a annoncé son intention de contester officiellement ses résultats et d’appuyer son recours par des actions de masse.

 

Toujours est-il que le PCFR apparaît comme la seule organisation politique de Russie susceptible de résister, malgré les pressions, au rouleau compresseur de Poutine, de porter les exigences démocratiques et de défendre les acquis sociaux des peuples de Russie. Alors que nous venons de commémorer le 90ème anniversaire de la Révolution d’octobre, que 16 ans ont passé depuis le putsch d’Ieltsine et la dissolution de l’URSS, cette persistance et même progression du fait communiste en Russie, dans les difficiles conditions actuelles, ne peut que susciter l’intérêt et la solidarité des communistes des autres pays et notamment du PCF.

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 23:36

Assemblée « extraordinaire » du PCF, 8 et 9 décembre.  Positions du Collectif PCF-RATP-BUS.

La direction du PCF a convoqué une « assemblée extraordinaire » de délégués de section pour les 8 et 9 décembre. Cette réunion est censée adopter un « mandat » fixant l’ordre du jour du congrès ordinaire de fin 2008. Le projet de mandat ne sera communiqué aux communistes que le 5 décembre. Les 1500 délégués n’auront en tout et pour tout que quelques heures pour en discuter.

En tout point, cette procédure est antistatutaire et antidémocratique. L’assemblée « extraordinaire » est une manœuvre pour esquiver et éluder la remise en cause de la stratégie décidée unilatéralement par la direction du Parti depuis plusieurs années. Elle est pourtant indispensable. L’année 2007 a été marquée par le naufrage électoral de la présidentielle, suivant un recul de notre organisation et une perte de crédibilité manifeste.

Devant la faillite politique de sa stratégie, refuser de soumettre un bilan aux communistes et de remettre ses mandats en leurs mains disqualifie encore davantage la direction du PCF. L’équipe dirigeante tente, envers et contre tout, de poursuivre et d’aggraver sa ligne suicidaire. Depuis la présidentielle, plusieurs des principaux dirigeants ont révélé ce qui est leur visée depuis longtemps: mettre en cause l’existence même du PCF. Le relevé de décision du Conseil national des 6 et 7 octobre finit par cette perspective, encore posée sous forme de question : « faire émerger un nouveau parti » avec dissolution du PCF ou intégration dans une « fédération ».

Le Collectif PCF-RATP-BUS condamne formellement le procédé de « l’assemblée extraodinaire » et son objectif liquidateur. Il mandate son secrétaire, Stéphane Auriol, membre du Conseil national, pour s’exprimer en son nom. Il s’associe et s’associera à toutes les organisations du PCF qui combattent les choix de reniement de l’identité et des positions du PCF. Dans ce sens, il s’associe à l’Appel « Pas d’avenir sans PCF – nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ». Les communistes doivent montrer que cette direction n’a plus de légitimité, se réapproprier leur Parti.

La question de l’avenir du PCF est indissociable de la riposte à la politique au service du capital poursuivie par Sarkozy.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:30
Réunion du Conseil départemental du PCF-Paris et des délégués des sections à l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre

 

Samedi 1er décembre 2007

 

Intervention de Josette Gawsewitch au nom de la section du PCF Paris 15ème

 

 

De quoi nous invite-t-on à discuter aujourd’hui ? De tout sauf de ce qui l’équipe dirigeante du Parti veut faire avaliser à l’Assemblée « extraordinaire » des 8 et 9 décembre. C’est en effet seulement mardi prochain, 4 décembre que le CN adoptera le projet de « mandat pour le congrès de fin 2008 » qui sera soumis au vote.

 

Dans ces conditions, la direction de notre section a décidé de convoquer une assemblée des communistes le 5 pour que les adhérents puissent se prononcer un peu plus en connaissance de cause. Notre dernière assemblée s’est élevée contre les décisions du Conseil national des 6 et 7 octobre et s’est ralliée à l’unanimité à l’appel « Pas d’avenir sans PCF – nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu’il retrouve sa raison d’être ».

 

L’assemblée « extraordinaire », nouvelle dénomination du « congrès extraordinaire », est une vaste supercherie destinée à donner à l’opinion publique, aux media et aux communistes eux-mêmes l’illusion d’une consultation interne.

Comme je l’ai dit, la base de discussion ne sera communiquée que mercredi. Le déroulement de l’Assemblée elle-même ne laisse aux 1800 participants que deux plages de 3 heures de discussion générale, le reste du temps étant consacré aux débats en « ruches » et aux « personnalités » non communistes. Ce n’est plus la règle des « 3 minutes » de temps de parole, ce sera la règle des « 12 secondes » ou plutôt de la sélection des intervenants par la tribune.

Enfin, le choix de rassembler des délégués directement désignés par les sections relève d’un calcul rapidement identifiable. On les présentera comme l’émanation de la base du Parti alors que ce sera tout le contraire.

 

- Des centaines de sections n’existent quasiment plus que sur le papier avec quelques adhérents. Les directions départementales vont pouvoir désigner directement leur délégué unique.

- Pour la majorité des sections, le choix d’un délégué par tranche de 200 adhérents permet d’éliminer les opposants dans la plupart des cas.

- Enfin dans les sections de banlieue, les effectifs affichés s’envolent laissant voir des délégations nombreuses et « blindées ». Des sections annoncent plus de 1000 sinon 2000 adhérents, de 10 à 20 fois le nombre de ceux qui se sont exprimés au 33ème congrès… 

 

A propos, faisons un peu attention à Paris ! Marie-George Buffet a rassemblé 11000 voix. On lit dans la presse que notre fédération compterait 4000 adhérents. Tout ce qui est excessif devient insignifiant !

 

Toutes ces procédures antistatutaires et antidémocratiques ont un objectif : poursuivre et mener jusqu’au bout, malgré et contre les communistes, la stratégie de liquidation du PCF.

 

Nous ne reprochons à personne de penser que le PCF n’a plus de raison d’être, qu’il est une erreur de l’Histoire. Mais ceux qui le disent, l’écrivent ne peuvent pas s’accrocher à la tête du Parti, en être ses porte-parole. Sinon c’est un putsch !

 

Après le naufrage électoral de cette année, la moindre des choses était que la direction remette ses mandats en jeu et soumette son bilan aux communistes.

Il est éloquent. Le recul électoral et le recul de notre organisation ne sont pas le résultat d’une fatalité historique. C’est trop facile !

8 ans après la Chute du Mur, le Parti, notamment ses organisations de base, faisait 10% et venait de jouer un rôle déterminant dans le conflit de novembre-décembre 95. Après 5 ans de participation au gouvernement de « gauche plurielle », après le congrès de Martigues et le démantèlement des cellules, Hue tombe à 3%. La poursuite de la stratégie d’effacement de notre identité, d’abandon de nos structures militantes, de reniements de nos positions a conduit nationalement au 1,9 de Buffet, heureusement contre-balancé par une relative résistance localement.

Voilà des faits !

 

Les derniers mots du relevé de décisions du dernier CN indiquent l’objectif final de la direction en place : « faire émerger un nouveau parti ». Sans doute une « chose » comme disent les Italiens confrontés au même choix d’effacement des partenaires du PGE. L’assemblée « extraordinaire » doit le mettre à l’ordre du jour du congrès de fin 2008, conditionner les esprits à cette perspective. C’est anti-statutaire. C’est inacceptable !

 

De partout monte le refus de la disparition de leur parti. Notre section s’exprime et s’exprimera dans ce sens, contribuera à faire la démonstration publique que les communistes ne laisseront pas leur parti disparaître.

Le PCF a un avenir ! Pour le monde du travail en France, nous ne pouvons concevoir un avenir sans PCF. Faire capoter l’ordre du jour prévu pour le congrès de 2008 et l’assemblée est donc une priorité et un préalable.

 

Mais ce n’est pas suffisant. Garder le nom de PCF mais abandonner toute la base théorique, l’organisation historique et la raison d’être du Parti, jouer les « taxidermistes », n’est pas plus satisfaisant. Laisser perdurer la stratégie qui coule le parti pas davantage.

 

Dans la période intense de lutte que nous vivons, l’effacement se poursuit, laissant la place dans l’opinion publique à d’autres organisations qui n’ont ni l’histoire, ni l’efficacité du PCF, tant redoutée par le patronat. Quelle discrétion de notre direction sur la défense des régimes spéciaux de retraite, déjà exclue de la campagne des présidentielles ! Quelle absurdité de s’enferrer dans des comités de « riposte » avec le PS dont les positions sur tous les sujets cruciaux ne s’opposent pas à Sarkozy. Où sont les grandes campagnes nationales contre les privatisations, pour la défense du financement de la sécurité sociale… ?

 

La manifestation du 27 octobre, à l’initiative des fédérations du Nord et du Pas-de-Calais a fait la démonstration du rôle que doit jouer le Parti et de la capacité de mobilisation, encore importante des militants. La direction ne veut pas les faire vivre. Notre section s’associe à toutes les organisations du Parti qui les feront vivre.

 

Un moment ou un autre, les dirigeants disqualifiés devront partir !

 

Toutes ces urgences ne nous font pas perdre de vue la nécessité d’une réflexion sur l’Histoire du Parti, sur les évolutions du capitalisme, sur la mondialisation. Pour nous, elles ne mettent pas en cause nos « fondamentaux » théoriques. Que le congrès de 2008 affronte ces questions, qu’elles soient discutées profondément d’ici là, est naturel et important mais pas dans un processus de liquidation !

 

Pour être des « révolutionnaires de notre temps », nous devons rester fidèles au choix fondateur et fécond de 1920 de rompre avec le réformisme et la pratique d’aménagement du capitalisme, résister à la dérive idéologique à droite, prolonger la théorie et à l’organisation révolutionnaires du PCF.

 

Pour reprendre un titre connu : « remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ! ».

 
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 11:27

RIPOSTE DES COMMUNISTES , par le réseau communiste de Fontenay-sous-Bois

Nous pensons que la priorité pour les communistes aujourd'hui, c'est de se consacrer aux luttes contre la droite et aux élections à venir, Municipales et Cantonales.

En effet, la droite avec bien d'autres rêvent de voir disparaître le parti communiste. Or, la meilleure réponse à leur donner c'est de faire élire un maximum d'élus communistes dans toute la France. Pour Fontenay-sous-bois nous avons fait connaître notre position au lendemain de l'élection législative dans un article intitulé " Les communistes rassembleurs à Fontenay-sous-bois " paru sur notre blog : reseau-communiste-fontenay.over-blog.fr .

Cette volonté de nous consacrer entièrement au combat idéologique et électoral, ne nous a pas fait oublier pour autant que les dirigeants de notre parti ont programmé un congrès pour 2008 dont le thème central est " faut-il aller vers la création d'un nouveau parti ? " Certes, face à la poussée des protestations, ils ont été conduits à annuler le faux congrès prévu pour fin 2007. Mais ils ont maintenu son questionnaire, qui fera l'objet d'une assemblée nationale extraordinaire à la même date.

Ce questionnaire qui se veut une invitation au débat, est difficilement utilisable en l'état par les adhérents. Trop de questions ressemblent à des sujets pour le bac : ex " Dans quelle société vivons-nous ? Quelles sont les nouvelles formes d'exploitation, d'aliénation et de domination ? Ces derniers ne veulent pas passer un examen. Ils veulent juste s'exprimer sur la situation politique d'aujourd'hui.

Par contre ce questionnaire évitera à coup sur ( peut-être est-ce-là sa véritable utilité ) aux dirigeants d'échapper au bilan sur la danse du ventre antilibérale qu'ils ont fait exécuter à notre parti avec le succès que l'ont connaît  ( 1,9 % ) .

Pourtant ce questionnaire n'a pas laissé tout le monde indifférent. Oubliant qu'ils sont responsables de la situation actuelle du parti, certains docteurs honoris causa de la direction se sont investis dans ce questionnaire, pas étonnant, il avait été fait par eux et pour eux.

Dans un déferlement médiatique dont ils ont une casi-exclusivité voir l'Humanité du 10 novembre, ils nous expliquent sérieusement que le seul avenir du communiste c'est de se dissoudre dans une force politique unique avec les associations antilibérales.

Le communiste ainsi rentrerait dans un nouvelle âge selon Roger Martelli " on envisage la constitution d'une force politique unique, dans laquelle des sensibilité existeraient avec leurs marges d'autonomie, dont une composante communiste en tant que telle " Pour Jean-Claude Gayssot " cette nouvelle force politique doit être ouverte avec des communistes, mais aussi des socialistes, des écologistes, des alter mondialiste " puis il précise " Il est temps de dépasser la référence au strict parti communiste  -  " A quoi servirait-il de prolonger des références qui n'ont plus d'avenir "  etc ...

En clair, il faut liquider la parti communiste français, en faisant un congrès de Tours à l'envers.

Visiblement, ils n'ont pas retenu les leçons des élections. En effet, il ne faut pas confondre union et fusion, en politique les lois mathématiques ne s'appliquent pas, dans l'union, la gauche additionne ses forces voir référendum et CPE, dans une fusion, elle les soustrait voir présidentielles et législatives; parce que tout naturellement personne ne se reconnaît dans l'autre et de ce fait ne veut se mettre derrière l'autre. L'echec des élections présidentielles ne leur a pas appris, que fusion égale le plus souvant confusion politique et idéologique.

A l'évidence, le parti communiste doit changer, depuis des années ces mêmes dirigeants, qui nous proposent aujourd'hui une fusion liquidation, ont privilégié les accords d'appareils au détriment du combat idéologique. Cela a conduit à des catastrophes électorales. Il est donc temps de redonner à notre parti sa raison d'être.

La partie de cache-cache idéologique de la mutation arrive à son terme, les adhérents du parti communiste ne peuvent plus faire l'autruche. La liquidation du parti communiste est bien à l'ordre du jour et ses partisans sont très actifs dans les instances de direction du parti. C'est pourquoi il ne faut pas prendre à la légère l'assemblée nationale extraordinaire de 2007.

Nous nous pensons qu'il n'y a pas d'avenir sans le PCF .

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 12:51
Défense des régimes « spéciaux » : la direction du PCF en dessous du service minimum.

 

L’autre volet du processus de liquidation du PCF.

 

Par Stéphane Auriol, membre du Conseil national, secrétaire du Collectif-PCF-RATP-Bus

 

 

A l’approche de l’assemblée « extraordinaire » des délégués de sections du PCF les 8 et 9 décembre, je voudrais attirer l’attention sur la lutte pour la défense des régimes « spéciaux ». Elle se poursuit même si la grève est suspendue. Cette bataille illustre la gravité pour l’avenir du Parti, comme pour le pays de la ligne d’effacement que la direction du PCF tente de continuer à imposer et la nécessité de ne pas laisser faire.

 

Pour Sarkozy et le MEDEF, la casse des régimes spéciaux de retraite est la « mère de toutes les (contre)-réformes ». C’est en effet le verrou à faire sauter pour engager la suite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite solidaire conquis à la Libération, pour mettre en concurrence et privatiser le service public de la SNCF et de la RATP. Il s’agit aussi pour le pouvoir de mettre au pas les salariés qui ont montré la plus forte capacité de mobilisation et de résistance à sa politique.

 

Autant dire que c’est une bataille politique capitale aussi bien pour Sarkozy que pour nous.

 

Les responsabilités du PCF sont très importantes. Il a été à l’origine de ces conquêtes sociales et qu’il continue à représenter un point de repère important dans ces entreprises publiques, SNCF, RATP, EDF et GDF. Malgré la casse des cellules d’entreprise, il reste aussi des milliers de communistes salariés de ces services publics qui pourraient constituer une force considérable pour mener la contre-offensive idéologique.

Les responsabilités du PCF sont d’autant plus grandes que, sur ce sujet comme sur toutes les luttes cruciales du moment, le PS a choisi son camp et ne s’oppose pas à Sarkozy. L’absence de perspective d’alternative politique « à gauche » pèse très lourdement sur la lutte.

 

C’est peu de dire que la direction du PCF n’est pas à la hauteur. Si les milliers de grévistes ne remarquent pas l’existence du PCF, des dirigeants du PCF, ce n’est pas seulement de la faute des media. Ils n’ont pas choisi de s’engager dans cette lutte, comme ils ont choisit d’abandonner le terrain de la lutte des classes en général.

 

A l’été, à l’automne 2006, avec quelques autres camarades, nous n’avons cessé d’intervenir au Conseil national pour que le Parti engage nationalement une grande campagne contre la privatisation de GDF et nous avons alerté sur la privatisation rampante de la RATP. Nous l’avons informé de l’activité de notre collectif pour la combattre.

Le sujet de préoccupation quasi-unique de la direction était alors la constitution des « collectifs antilibéraux pour les candidatures aux élections ». A plusieurs reprises, face aux attaques du gouvernement, j’ai insisté sur l’enjeu politique primordial que constitue la question des retraites des entreprises publiques. La seule réponse que j’ai obtenue a été de m’expliquer de façon agressive que je faisais du syndicalisme « bis » et qu’il était plus important de constituer un « collectif antilibéral » large. Si large qu’il incluait des responsables des syndicats partisans des décrets que nous combattons et que l’on a vu le résultat électoral en terme de rassemblement! La défense des régimes spécifiques a été absente de la campagne de Marie-George Buffet alors que leur remise en cause était un thème récurrent de la campagne des principaux candidats.

 

Depuis l’élection de Sarkozy, notamment à la Fête de l’Huma, la direction du PCF persévère et s’englue délibérément dans la constitution de « comités de riposte » avec le PS. Comment pourrait-on riposter ensemble sur la question des régimes spéciaux ? Tous les leaders du PS, même ceux qui jouent à en être l’aile « gauche », Emmanuelli et Fabius, approuvent une remise en cause des régimes « spéciaux » et l’allongement de la durée de cotisation.

 

On ne doit pas s’étonner après cela que le PCF soit ignoré sinon disqualifié dans le mouvement. Depuis le déclenchement du mouvement, la direction du Parti refuse toujours d’en faire une lutte majeure dans les entreprises et dans le pays. Juste quelques expressions superficielles, sur des positions imprécises. Défendre les régimes « spéciaux » en expliquant que c’est une question marginale ou bien qu’ils ne se fondent uniquement sur la pénibilité, ce n’est pas souligner les enjeux majeurs qui sont autant de points de convergence. Où est la bataille nationale du PCF pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ?

C’est bien de dire aux travailleurs qu’on est « à leurs côtés » mais les communistes n’ont pas à être « aux côtés » de ceux qui luttent, mais parmi ceux qui luttent. Ce n’est pas qu’une question de mots.

Mener la bataille politique à l’entreprise, ce n’est pas non plus s’aligner sur les positions des appareils syndicaux, comme se borne à le faire la direction. Il est pleinement justifié que chacun soit à sa place. L’enjeu politique exige une position politique.

 

La direction fait le choix lourd de conséquences de laisser le champ libre à d’autres organisations politiques qui ne veulent pas ou sont incapables de mener la bataille « anticapitaliste » nécessaire et dont la préoccupation historique a été de combattre et d’affaiblir le PCF.

 

Ce n’est pas aujourd’hui que je découvre la stratégie de mutation-liquidation du Parti qu’illustre la situation actuelle. Elle présente deux aspects : d’un côté laisser dépérir le parti à la base, en supprimant les cellules, en privant d’impulsion les sections, en abandonnant le terrain de lutte et le point de vue de classe ; de l’autre côté préparer au sommet la recomposition politique et la disparition du Parti.

 

Notre riposte doit s’effectuer, de façon indissociable, sur ces deux plans.

A la RATP, notre collectif PCF-RATP-BUS, qui existe depuis 2003, a pris l’initiative depuis 8 mois d’une large pétition pour le maintien de notre régime de retraite et pour l’abrogation des décrets qui « l’adossent » au régime général. Avec 4000 signatures dans l’entreprise, nous avons contribué à préparer le mouvement actuel sur un plan politique. Evidemment nous sommes au cœur de la lutte dans nos dépôts et ateliers. Nous faisons regagner de l’influence au Parti dépôt par dépôt sur la seule base utile pour les agents qui se battent : la lutte des classes.

 

De l’autre côté, notre collectif s’exprime et s’associe aux initiatives visant à faire apparaître largement la perspective d’un maintien du PCF et d’un retour à sa raison d’être. Les termes du débat se sont encore clarifiés depuis les présidentielles. Ceux qui ont mis en œuvre la stratégie qui a mené au naufrage ne cachent plus leur volonté de faire disparaître le Parti lui-même. Ils ont fixé le congrès de 2008 comme date butoir et l’assemblée   extraordinaire des 8 et 9 décembre comme étape. Nous devons faire capoter cet ordre du jour et finir de disqualifier la direction liquidatrice. Communistes de la RATP, nous y contribuerons. Plus que jamais, remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes !  

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 23:00

Les communistes de Vénissieux, réunis en Assemblée générale de section, adoptent la motion suivante et demandent à leurs délégués de la porter à connaissance de l’assemblée départementale puis de l’assemblée nationale des délégués de section des 8 et 9 décembre.

« Le PCF doit vivre et se renforcer ! »

Nous l’affirmons aujourd’hui alors que notre peuple est confronté à la politique de classe orchestrée par le gouvernement de Sarkozy au service du capital. Depuis plusieurs années, la direction de notre parti tente d’accréditer l’idée que le PCF est fini au travers de thèses qui ont toutes en commun d’aboutir à la liquidation du parti ; mutation, gauche plurielle, refondation, collectifs antilibéraux. Elle refuse de s’expliquer sur ses stratégies de renoncement qui nous ont conduit à l’impasse.

Après les élections présidentielles et l’échec de la candidature Marie-George Buffet (1,9%), la direction du PCF avait annoncé la tenue d’un congrès extraordinaire en fin d’année 2007. Ce congrès était demandé par les militants pour débattre des mauvais choix stratégiques notamment d’implication dans les comités antilibéraux et de l’abandon d’un véritable projet anticapitaliste. Au fil des mois la direction a transformé ce congrès en une assemblée nationale de délégués de section, préparée pour éviter tout débat sur les causes de l’échec. Avec le congrès de 2008, elle voudrait achever son oeuvre de liquidation du PCF.

Communistes dans et hors du parti, il est temps de se rassembler pour dire
Non à la liquidation du PCF.

Nous nous fixons comme feuille de route d’ici 2008 de créer les conditions de l’existence et du développement du PCF. Pour cela, nous proposons de travailler dans trois directions :
 La reconquête idéologique communiste
 Nos propositions pour faire la révolution dans un pays capitaliste développé
 La reconstruction de l’organisation communiste en priorité dans les quartiers populaires et les entreprises

Nous appelons les communistes qui ont quitté le parti ces dernières années, poussés vers la porte ou excédés par les renoncements successifs, à prendre leur place dans cette bataille de la manière la plus appropriée pour eux.

Nous nous engageons à travailler pour que le PCF redevienne le parti des forces populaires et des intellectuels, capable de rassembler les forces vives de la nation.

Nous sommes déterminés à recréer des liens avec les partis communistes du monde entier afin de redonner vie et force au mouvement communiste international et de renforcer le combat pour la solidarité internationale et pour la paix.

La direction sortante est en faillite et refuse aux communistes le débat légitime sur son bilan. Juge et partie, elle ne peut être le maitre d’oeuvre du congrès de 2008. Pour préparer ce prochain congrès, nous proposons la mise en place d’un collectif provisoire de direction, désigné par les communistes et représentatif sans a priori de toutes les opinions qui s’expriment.

Les conditions de préparation de l’assemblée nationale des secrétaires de section et les modes de désignation des délégués ne garantissent pas la représentation réelle des communistes. Les propositions de feuille de route des 8 et 9 décembre devront donc faire l’objet d’une consultation des communistes leur permettant de décider en dernier ressort.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 14:33

A : DES RAISONS D’ÊTRE COMMUNISTES ?

La réponse à cette question doit faire suite à cette autre question : y a-t-il toujours, oui ounon, un groupe de personnes, une classe, possédant un capital économique, qui de ce fait possède les outils de production, prend les décisions tentant d’imposer leur façon de répartir les richesses produites par le travail, et pouvant s’appuyer sur une classe détenant un capital symbolique dominant (l’information, partis politiques forts,…) ?

Y a-t-il toujours, d’autre part, une classe ne possédant que sa force de travail, luttant avec plus ou moins d’efficacité pour influer sur cette répartition des richesses ?

Si la réponse à ces questions est positive, cet état de fait est-il en amplification, en réduction, est-il bon pour l’humanité ? SUITE

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 05:36
Pour l’anniversaire de la révolution d’octobre, texte du tract diffusé Boulevard Lénine à Vénissieux et pendant une prise de parole organisée à la Croix-Rousse à Lyon

Le 7 novembre 1917, des ouvriers prennent le palais d’hiver du « tsar de toutes les Russies ». Quelques mois auparavant, un des pouvoirs européens les plus répressifs était tombé. Comme en France, en Angleterre ou en Allemagne, il avait entraîné des millions de paysans et ouvriers à s’entretuer dans la première guerre mondiale pour les grandes bourgeoisies coloniales qui se partageaient le monde. En France, la bourgeoisie avait assassiné Jaurès pour entraîner le parti socialiste dans la guerre. En Russie, elle pensait que les serfs étaient incapables de se révolter. Mais l’alliance entre ouvriers et paysans, la création d’un parti communiste organisé et militant allait « ébranler le monde entier ».

50 ans auparavant, la première expérience de pouvoir ouvrier de la Commune de Paris n’avait duré que 100 jours. Lénine bouscule les compromis qui laisse un pays affamé et soumis à la guerre et donne à la révolte de millions de pauvres la possibilité de prendre la direction de l’état et de l’armée, de signer immédiatement la paix et de donner tout le pouvoir aux « soviets », c’est à dire aux conseils de paysans, d’ouvriers, de soldats... L’URSS était née dans les horreurs de la guerre. Elle se construira en permanence dans l’affrontement avec l’ouest, depuis les guerres des armées blanches envoyées par les bourgeoisies occidentales, jusqu’à la guerre froide et la course aux armements imposées par la puissance américaine.

Elle n’a pas inventé cette utopie communiste qui soulevait tant d’espoirs, mais elle a transformé un vieil empire fondé sur le servage et l’exploitation coloniale en puissance économique et technologique, prenant pendant quelques temps la tête de la course à l’espace.

Elle a donné la parole aux peuples du Sud que le tsar et les bourgeoisies occidentales considéraient comme des sous-hommes. Si le capitalisme occidental avait organisé la traite des noirs pour compenser le génocide amérindien, puis les guerres de l’opium pour imposer son colonialisme à la culture chinoise millénaire, si ses dirigeants politiques n’hésitaient pas à opposer les blancs « civilisés » et les « indigènes », l’URSS inventait pour la première fois un état multi-national de peuples que le tsar traitait en esclaves.

Elle a imposé au colonialisme le rapport de forces permettant la libération nationale en Amérique latine, Afrique, moyen-orient et Asie. Sa victoire contre le fascisme a conduit le capitalisme a accepter l’état social qu’il veut détruire aujourd’hui.

Alors, si nous mesurons aussi les crimes du stalinisme en URSS, si nous savons combien les intérêts de grande puissance de ce nouvel état a parfois joué contre l’intérêt national d’autre pays, ce qui a fortement pesé sur le mouvement communiste mondial comme le dit Fidel Castro, si les contradictions entre pays socialistes ont été utilisées par l’occident pour diviser et finalement affaiblir et réduire le camp socialiste, nous n’oublions pas que le XXième siècle a démontré qu’on pouvait sortir du capitalisme, que rien ne nous oblige à accepter la loi de l’argent, du marché, et finalement de la bourgeoisie.

Dans la France de 2007, la résistance à la guerre sociale menée par les riches est difficile. L’unité de tout le monde du travail, entre précaires et fonctionnaires, entre quartiers, générations ou origines est souvent freinée par l’individualisme, les trafics, le racisme, l’intégrisme... Mais nous savons que nous pouvons être nombreux et que nous pouvons gagner dans la lutte contre les expulsions, pour l’entretien de nos logements, contre la précarité et les licenciements, pour les salaires et les minima sociaux, pour la Secu et nos services publics...

Pour être plus fort dans la lutte, pour être capable de « faire peur à la bourgeoisie », nous vous appelons à vous organiser pour reconstruire le parti communiste des ouvriers, employés, chômeurs, artisans, techniciens, fonctionnaires, enseignants, bref de l’immense majorité du monde du travail, de nos quartiers !

C’est pourquoi nous sommes fiers d’avoir un boulevard Lénine à Vénissieux. C’est un symbole pour nous rappeler que si le chemin du communisme reste à découvrir, nous savons qu’une révolution des prolétaires est possible, en France comme ailleurs...

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