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NOUVEAU SITE ACTUALISE QUOTIDIENNEMENT: http://vivelepcf.fr/

 

36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 10:19
PCF : Changer de médecine ! 

Intervention non retenue de Marie-Christine Burricand, fédération du Rhône, section de Vénissieux, membre du CN

lundi 10 décembre 2007

Intervention qui n’a pas été retenue en séance


Le cadre donné par le rapport d’Olivier Dartignolle à la discussion ne permet pas aux communistes de comprendre pourquoi le PCF en est là. Il n’ouvre pas les pistes de réflexion et d’action qui nous permettent de nous tourner largement vers le peuple et de créer les conditions d’un large rassemblement pour battre Sarkozy et donner force au mouvement révolutionnaire.

Ce rapport ne sort pas de la logique qui préside à tous les débats depuis 15 ans. A ceux qui veulent poursuivre le PCF et travailler aux novations nécessaires dans ce cadre, la nostalgie, l’attachement, le sentiment…

1/ A ceux qui envisagent sans complexe une nouvelle force politique, de quelque type qu’elle soit, la raison, la lucidité, l’intelligence. Le résultat : des centaines de communistes en dehors du parti

2/ Il ne fait qu’effleurer les responsabilités de la direction et des stratégies suivies depuis 15 ans : mutation, gauche plurielle, collectifs antilibéraux. Un peu comme les médecins de Molière, après avoir soigné le malade, une partie de la direction nous propose depuis le printemps le dépeçage, la greffe, la saignée, voire le débranchage du malade. Quand change-t-on de médecin et de médicament ?

3/ parce qu’il agite de « grands concepts généraux » qui faute de débat sur le contenu de fonds réel peut dire tout et son contraire et dont nous avons l’expérience qu’ils ont permis de justifier tous les renoncements ces dernières années.

4/ Parce qu’il fait l’impasse sur ce que les communistes ont dit fortement dans la préparation de ces journées : il y a besoin de poursuivre et renforcer le PCF pour effectuer les transformations nécessaires qu’elles soient efficaces dans les conditions actuelles de la lutte des classes.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 10:00

Assemblée extraordinaire du PCF, les 8 et 9 décembre 2007 


Intervention
(non prononcée - communiquée à la tribune) de Claude FAINZANG

Fédération de Paris, section du 19ème

 

Chers camarades,

 

Le PCF, c’est le parti de Guy Môquet, de la lutte contre les guerres coloniales, de la Résistance, du Front Populaire, du combat pour la paix.

Camarades, ne laissez pas mourir ce parti qui peut encore écrire des pages de notre histoire.

Le parti a su résister dans le passé. Et aujourd’hui avec Sarkozy ?

 

Vous avez pu lire des interventions de dirigeants du Parti dans l’Huma,  partisanes de la disparition du PCF.

 

Camarades, ce n’est pas la position des communistes dans les sections.

Camarades, faites respecter la démocratie dans le parti, prenez la parole, et exprimer la volonté des communistes de poursuivre l’existence du PCF, et que cela se voit dans le mandat.

Nous n’allons pas passer encore un an à nous demander s’il faut que le parti disparaisse !

Nous avons autre chose à faire, et en particulier pour nourrir les luttes.

 

Avec la Mutation, on a détruit la structure en cellules, les cellules d’entreprise, la revue Avancées, qui leur était très utile, la revue les Cahiers du Communisme, qui était très formatrice, la formation. Tout cela formait des dirigeants issus des couches populaires, et pour tout dire, de la classe ouvrière, aujourd’hui quasiment absente des organes de direction. On a licencié beaucoup de permanents issus du monde du travail et supprimé beaucoup de locaux. L’Huma relaie une ligne idéologique de gauche. Il est même question de supprimer la section économique du CN !

Pendant la période des collectifs antilibéraux, et la campagne des présidentielles, il n’y avait plus d’activité communiste au PCF. Le groupe à l’Assemblée Nationale n’est plus un groupe communiste…

 

Dans le mandat, il faut affirmer clairement

 

1)    Poursuivre l’existence du PCF, un PCF amélioré, plus offensif, donnant la priorité au mouvement populaire sur le rôle dans les institutions; pas de dissolution du PCF ; pas de dilution ; pas de voie réformiste ; pas de congrès de Tours à l’envers.

 

2)    La nécessité d’un bilan, de la mutation en particulier, qui est une des causes principales de notre recul,

 

3)    D’approfondir les bases théoriques et reprendre les fondamentaux : l’exploitation capitaliste, l’extorsion de la plus-value, le socialisme, la lutte de classes, la propriété collective des moyens de production et d’échange. L’évolution du capitalisme ne justifie pas qu’on renonce à le supprimer, avec les ruptures nécessaires. Et pas seulement le dépasser. Le combat contre le capitalisme est toujours d’actualité.

 

Pour faire face à l’idéologie dominante, il faut un parti révolutionnaire, indépendant, et disposant d’une théorie révolutionnaire.

Tous ces abandons ont contribué à un recul très grave des idées communistes.

Par respect des communistes, la direction actuelle ne peut pas rester en place jusqu’au congrès de 2008.

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 09:54
le parti communiste bouge encore ! 

Un spectre hantait la Défense ces 8 et 9 décembre...

mardi 11 décembre 2007, par altercommunistes

Et si le parti communiste n’était finalement pas mort ?

Et si les communistes étaient encore nombreux, plus déterminés que d’autres dans la résistance à Sarkozy, moins hésitants que dans les années de déconstruction, plus internationalistes que jamais, retrouvant leur ancrage populaire et dans le monde du travail ?

Le bureau des pleurs n’est pas encore fermé...

Ceux mêmes qui n’avaient pas voulu d’une candidature PCF aux présidentielles lui imputent totalement le résultat catastrophique de la candidature antilibérale et propose d’en tirer la conclusion qui les motivait déja avant.. "il faut remplacer le PCF qui n’est plus capable de porter la transformation sociale". Les dirigeants du PCF se sont succédés à l’assemblée nationale pour expliquer que, certes, les communistes exprimaient leur attachement au PCF [1], mais que il n’était pas POSSIBLE de continuer comme ça ! avec l’affaiblissement [2] et les défaites électorales [3]...

Mais en disant qu’il ne faut pas continuer comme ça, les dirigeants ne parlent pas d’eux, des choix stratégiques qu’ils ont fait, des compromis perpétuels avec le PS d’un coté, ou avec l’extrême gauche de l’autre.... Non, ce qui ne doit pas continuer comme ça, c’est le PCF !

Si quelques dirigeants disent carrément qu’il ne veulent plus de parti, d’autres qu’il faut une nouvelle force politique, la grande majorité des assemblées de section, des interventions à l’assemblée des 8 et 9 Décembre à La défense expriment sans détour la nécessite d’un parti communiste, et l’atout que représente le PCF bien qu’il faille largement le reconstruire.

C’est la première bonne nouvelle de cette assemblée nationale de militants de section ! Malgré tout le battage médiatique et les interventions répétées dans l’huma des "experts" en nouvelle forces, l’expression des communistes a bousculé le déroulement et les textes qui en sortent !

Marie-George tentent d’en tenir compte tout en maintenant ouverte la porte de la dissolution/refondation. Elle considère que le parti doit continuer en se transformant profondément, en sortant du cadre productiviste et étatiste du moule de 1920...

Ainsi, ceux qui veulent "une nouvelle force" sont de plus en plus obligés de dire clairement que c’est contre 1920 qu’ils veulent rompre, tout en faisant croire que ce peut être dans la continuité !

- Sortir du productivisme ? La question a été débattue dans de nombreuses ruches. Ce qui en ressort, c’est qu’on ne peut pas laisser les écologistes imposer la régression contre les besoins sociaux au nom de la défense de la nature ! Il faut parler des immenses besoins de développement du Sud, du développement fantastique des forces productives nécessaires pour donner à chaque être humain sur la planète le droit de manger, se loger, se déplacer dans sa région e tailleurs, de se cultiver, de communiquer, d’une nouvelle ambition pour la science, l’espace... Au moment ou les thèses écologistes sont utilisées par l’impérialisme pour exploiter les terres agricoles du Sud pour résoudre la crise du pétrole du nord, il faut affirmer un point de vue communiste, anticapitaliste de l’enjeu du mode de développement. S’il faut une décroissance radicale des activités parasitaires de la finance, de la publicité, du militarisme, il faut par contre une croissance soutenue de la réponse au besoin sociaux... En reprenant les critiques à la mode dénonçant le "productivisme", Buffet veut rompre avec la critique marxiste des gachis capitaliste !

- Sortir de l’étatisme ? Mais est-ce que l’impulsion de la république des soviets était de l’étatisme ? Est-ce que la bataille de l’autogestion dans les années 70 était de l’étatisme ? Est-ce que la bataille pour l’intervention dans la gestion des salariés était de l’étatisme ? Et par contre que veut dire parler de service public sans dire comment on exproprie la bourgeoisie des principaux moyens de production et d’échange, c’est à dire comment on nationalise ?

Les communistes peuvent comprendre de mieux en mieux que ceux qui leur propose de rénover leur parti pour rompre avec ce qu’il a été, préparent en fait, comme en Italie, la dissolution du PCF !

Cette assemblée peut les aider à s’organiser en 2008, à se renforcer, à reprendre pied dans certains quartiers et entreprises, à réouvrir des espaces de formation, de confrontation, à tisser de nouvelles relations internationalistes...

Le parti communiste bouge encore... il peut surprendre en 2008 !

Notes

[1] Certains voulaient réduire cet attachement a un vague sentiment nostalgique, et il a fallu insister pour que le texte évoque finalement un attachement "politique.

[2] Pourtant quel autre parti "anticapitaliste" peut-il réunir 35000 adhérents pour débattre de sa stratégie ?

[3] mais quel autre parti peut malgré la déferlante Sarkozy conserver presque 20 députés et gagner des élections cantonales ?

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 19:32

Assemblée nationale « extraordinaire » du PCF, La Défense, les 8 et 9 décembre 2007 

 

Premières analyses par la délégation de la section du PCF Paris 15 :

 

La direction n’est pas arrivée à étouffer ce qui s’est exprimé massivement dans le Parti, dans les assemblée : le refus de la disparition du PCF.

 

Mais elle s’est donnée tous les moyens pour le minimiser à cette assemblée dont l’organisation a été imaginée à cet effet.

 

Le débat général a duré moins de trois heures samedi. Sur 350 camarades inscrits pour parler, le plus souvent mandatés par leur section, seuls 44 ont eu le droit à la parole suivant une sélection à la discrétion de la tribune. Sur ces 44, une vingtaine de membres du CN…

Des débats de diversions, même s’ils pouvaient porter sur des sujets certes importants, ont occupé les camarades en soirée. L’organisation en « ruches », c'est-à-dire en petits comités, traduit une conception bien connue de la démocratie : « cause toujours ».

 

Malgré cela, la volonté très largement majoritaire dans le Parti de préserver l’outil politique que représente le PCF s’est exprimée nettement dans le débat général comme dans les mini-discussions.

 

La direction avait édulcoré son projet de texte par rapport à l’analyse et l’ordre du jour initialement fixés au CN de juin par MG. Buffet puis à celui d’octobre. Plus question dans le texte de déclin « inéluctable », de boulet de « l’histoire du communisme », d’option visant à se débarrasser du nom PCF, à faire « émerger un nouveau parti ». Plus question de mettre à l’ordre du jour explicitement le « dépassement du Parti communiste voire de la forme parti ».

 

Donc au résultat un texte vague, sans relief apparent.

 

Ce « mandat » est resté opposé aux nécessités que nous avions pointées dans assemblée de section : - faire le bilan de la stratégie de la direction dans la dernière période et depuis le début de la Mutation, - engager la rupture avec cette stratégie, après notamment le 1,9% de Buffet candidate antilibérale, motif de la convocation de l’assemblée...

 

La direction a visiblement cherché à anesthésier les communistes après cet échec flagrant pour continuer dans la mauvaise voie.

 

Son objectif de liquidation n’a pas changé. C’est apparu de façon manifeste à l’assemblée au moins à deux occasions.

 

Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est convaincu de la nécessité de la disparition. Il l’a dit au Monde. C’est lui qui a fait le rapport d’introduction. Sourd comme quelqu’un qui ne veut pas entendre, il a consciencieusement rabaissé l’expression des communistes à celui d’un attachement, sentimental, au PCF. Il est revenu lourdement sur le « poids de l’histoire », a esquivé tout autocritique… pour aboutir à la nécessité de ces « expérimentations nouvelles » qui ne sont autres que la poursuite de l’effacement du Parti et du reniements de ses positions.

 

Après avoir laissé passer l’orage, la direction n’a pas pu s’empêcher de repartir à la charge dimanche. Pourtant dans la nuit de samedi à dimanche lors de la réunion, à laquelle l’un d’entre nous participait, censée intégrer les résultats des premières discussions, le besoin de marquer dans le texte la nécessité de l’existence du parti avait été soulignée par une majorité des « délégués des ruches ».

 

Représentant la commission du mandat, l’autre porte-parole Patrice Bessac rapportait dimanche matin. Il a sorti de sa capuche une nouvelle formule toute différente de qui avait été décidée par la réunion de la nuit, suscitant un beau tollé chez les délégués.

 

De nouveau, la direction a tenté de se faire octroyer dans le texte un blanc-seing pour poursuivre ses «expérimentations », dans la suite, comme nous l’avons dénoncé, des « collectifs anti-libéraux », de la destruction des cellules du Parti, de la « gauche plurielle »…  

 

Bessac a précisément tenté de réintroduire la phrase éliminée la veille : « Il ne s’agir d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou sa stratégie…. Il s’agit de permettre le réflexion et l’expérimentation sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir, s’approfondir et construire ainsi durablement … ». Les délégués ont bien compris qu’il s’agissait de continuer à aller vers une nouvelle organisation politique, coalition ou recomposition à l’allemande ou l’italienne. Buffet a dû finalement désavouer Bessac en faisant voter la suppression de la deuxième partie de la phrase.

 

On est donc revenu, dans le brouhaha et la confusion, au texte passe-partout qui laisse « ouvert tous les possibles », surtout ce que les communistes ne veulent pas et ce dont le monde du travail et le pays n’ont pas besoin. Dans le plus grand désordre, le texte a été officiellement adopté à 72% contre 18 et 10 d’abstention.

 

L’inconsistance du texte, la volonté de montrer une unité ont certainement motivé beaucoup.

 

Pour notre part, nous avons voté contre parce que l’unité des communistes, le regain de confiance des communistes et d’efficacité de leur organisation dans les luttes ne pourront pas se faire sur ces bases et avec ce mandat à cette direction.

 

Plusieurs intervenants ont souligné ce problème majeur: le maintien en place d’ici le congrès de 2008, de la même direction ! Des mêmes qui sont responsables de l’échec, qui ne veulent pas l’assumer devant les communistes et dont certains des principaux d’entre eux proclament qu’ils veulent continuer dans la même voie meurtrière, envers et contre les communistes. Des mêmes qui sont incapables et/ou ne veulent pas animer la riposte, en toute indépendance du PS, sur des positions fermes de lutte à la politique de Sarkozy.  

 

Pour autant, cette assemblée « extraordinaire » n’a pas servi à rien.

A plusieurs dizaines de milliers, les communistes ont fait la démonstration depuis plusieurs mois qu’ils refusent la perspective de disparition de leur parti et qu’ils ont pris conscience de la stratégie qui y conduit. L’appel « Pas d’avenir sans PCF » dont notre section a fait partie des initiateurs, y a contribué.

Des dizaines d’organisations du Parti, dont la nôtre, ont aussi pris conscience de la nécessité de faire vivre le PCF, outil historique irremplaçable au service des travailleurs dans la lutte des classes : avec, sans ou contre sa direction. 

Anthony CREZEGUT, Emmanuel DANG TRAN

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 17:30

AVANT L'ASSEMBLEE NATIONALE EXTRAORDINAIRE DU PCF DES 8 ET 9 DECEMBRE:
MOTION ADOPTEE PAR LA FEDERATION DU PCF DU PAS DE CALAIS 
 

Depuis des années, nous déplorons les choix stratégiques de la direction du Parti en alertant, à chaque Congrès, les communistes sur les conséquences catastrophiques.

L’assemblée des 8 et 9 décembre prochain ne nous semble pas être la solution pour remobiliser le Parti. La démocratie aurait au moins voulu que le projet de mandat qui sera présenté aux délégués de section ait été discuté dans le Parti, par les communistes. Ce ne sera pas le cas, puisqu’il ne sera élaboré par le CN que quatre jours avant l’assemblée.

 

1-    La première de ces exigences c’est un bilan autocritique.

Si le Parti n’a pas besoin de se flageller sans cesse, un bilan doit être fait de la période 1995-2007. En particuliers de la « mutation » ; la participation au gouvernement Jospin ; la stratégie électorale adoptée à l’occasion des régionales de 2004 (où nous sommes partis, à deux exceptions près, sur des listes menées par le PS dès le premier tour) ; le rassemblement dans les collectifs anti-libéraux pour une candidature unique à la présidentielle de 2007. Incontestablement, le renoncement à un positionnement communiste parfaitement identifié a contribué à accélérer le recul de notre Parti. L’électorat populaire ne nous suit plus et s’égare dans le vote « utile » pour le PS, le vote protestataire pour les gauchistes, voire le vote en faveur de la droite et de l’extrême droite. Nous n’avons pas su tirer profit des rares expériences positives, comme par exemple, celle de la liste communiste menée aux régionales de 2004 par Alain Bocquet en Nord-Pas-de-Calais, ou celle de la campagne contre le Traité Constitutionnel Européen.

 

2-    La seconde exigence : pas de dissolution du PCF comme Parti politique.

 

On ne nous fera renoncer ni au communisme ni au Parti Communiste Français. Il s’agit de travailler à un redressement du Parti Communiste Français, pas de s’engager dans un processus de dissolution, ou de dilution comme composante d’une « nouvelle formation politique de gauche », un autre parti fédérant ou fusionnant des communistes, des socialistes, des gauchistes. L’action d’un PCF développant son apport original est nécessaire pour les luttes, et pour construire un rassemblement transformateur du peuple. Le dialogue indispensable avec les autres forces de gauche doit être conduit pour construire un rassemblement populaire majoritaire, pas pour construire un nouveau parti, type « Links Partei ». Il faut également en finir avec les « tendances »  qui nous minent de l’intérieur ! Comment peut-on être encore dirigeant ou élu du Parti, après avoir appelé à voter, voire dirigé, la campagne de José Bové ?!! A tous les échelons, il faut également revisiter notre pratique politique, des cellules au Conseil National.

 

3-La troisième exigence, c’est l’affirmation de notre choix de société : la construction du socialisme du XXI ème siècle.

 

Nous devons affirmer un choix de société qui doit s’appuyer sur une conception marxiste, marquée par le progrès social, l’humanisme, l’écologie, le féminisme, la paix et la justice. Socialisme et communisme sont l’avenir du monde. Loin de l’image ringardisée véhiculée par la pensée dominante, ils sont la solution aux contradictions que le capitalisme, à bout de souffle, ne peut plus résoudre. Il faut que le prochain Congrès pousse l’analyse du système capitaliste et éclaire sur ses ravages, à l’échelle nationale et internationale. Il est aujourd’hui confronté à ses contradictions : baisse du niveau de vie des salariés, délocalisation des entreprises, mise en concurrence des travailleurs… etc. Il faut que le prochain Congrès précise notre projet pour la France et notre solidarité avec tous ceux qui, dans le monde, partagent ce combat.

 

4-La quatrième exigence, c’est celle de l’action !

 

Notre Parti n’est pas un club de discussion dont la fonction essentielle serait d’organiser des forum, des assises pour faire vivre des concepts attrape-tout de « gauche », qu’elle soit « plurielle », « anti-libérale » ou autre… C’est d’abord un Parti d’action qui organise les solidarités avec les travailleurs en lutte.

La préparation du Congrès 2008, doit se faire dans l’action. Il ne s’agit pas seulement de suivre les syndicats en apportant un soutien au mouvement social. Il s’agit aussi d’organiser la riposte des travailleurs contre les agressions de la droite et du MEDEF, dans des champs d’intervention qui permettent de dépasser les clivages corporatistes. Manifestations nationales, campagnes nationales d’affiches, comme celle engagée actuellement en faveur du référendum.

Le Parti a besoin d’exister nationalement et de démontrer son utilité. La réussite de telles campagnes passe par un travail d’organisation renforcé aux entreprises, le rétablissement de liens privilégiés avec le monde ouvrier et ses responsables syndicaux. Notre avenir passe également par le rétablissement du contact avec la jeunesse dans sa diversité. Des quartiers populaires à l’université, nombreux sont les jeunes qui rejettent les effets dévastateurs du capitalisme. Aidons-les à s’organiser à la Jeunesse Communiste et à s’armer idéologiquement pour donner de l’efficacité à leurs luttes.

 

Ces quatre points devraient être une base de travail pour préparer le Congrès 2008 mais aussi pour faire vivre le Parti, sans attendre.

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 11:24

Assemblée nationale "extraordinaire" du PCF aujourd'hui et demain à la Grande Arche de la Défense.

Nous reproduisons ci-dessous le déroulement envoyé aux 1500 et quelques délégués. On peut apprécier la démarche démocratique. 3 heures pour la discussion pleinière sur l'ordre du jour: le "mandat pour le congrès de 2008". A 1500!! Sur un texte de base connu depuis jeudi seulement!

On appréciera aussi l'innovation des "travaux en ruches". 
Le dimanche après-midi, qui seront les "invités" qui seront invités à prendre la parole?



 Samedi 8 décembre

- 12 h

Accueil des délégués

- 14 h – 18 h 30

Séance plénière introduite par la commission d’animation et d’impulsion de la préparation de l’Assemblée extraordinaire. Cette séance permettra d’avoir un échange général sur la situation politique, la nécessaire riposte à Sarkozy, la bataille des municipales et cantonales et la recherche des contenus et des moyens du changement progressiste dans notre pays.

- 18 h 30

Pause repas
19 h 30 – 21 h 30

Travaux en « Ruche ». Les participant-e-s seront installé-e-s par table de 10. Ils et elles seront réparti-e-s, en accord avec leur délégation, en fonction des thèmes de discussions proposées à chacune de ces tables. En plus de ce débat « thématique », toutes les tables devront consacrer une part de leur travail à la discussion sur le projet de mandat préparé par le Conseil national du 4 décembre et qui sera adopté le lendemain en séance plénière. Chaque table désignera en son sein deux représentant-e-s : d’une part pour porter ses remarques et ses amendements sur le mandat , d’autre part pour participer aux synthèses thématiques.

- 22 h 30

Réunions, au siège du Conseil national, de la commission d’animation et d’impulsion avec un-e délégué-e par table pour établir la proposition de mandat et des groupes de travail des délégué-e-s de tables par thèmes en vue des synthèses des réflexions thématiques.

 Dimanche 9 décembre

- 9 h – 12 h 30

Séance plénière. Débat pour l’adoption du mandat donné à la direction nationale. Vote sur le mandat. Lors de cette séance, seul-e-s les délégué-e-s seront appelé-e-s à se prononcer par leur vote sur les décisions à prendre.

Compte-rendu des synthèses thématiques.
- 12 h 30 – 14 h 30

Repas

- 14 h 30 – 16 h 30

Séance plénière. Elle se déroulera après un repas pris dans les restaurants qui entourent la salle de la Grande Arche et sera une séance publique. Elle rendra compte de nos travaux et de nos décisions par des interventions significatives de délégué-e-s et d’invité-e-s et par une prise de parole de Marie- George Buffet qui rappellera le sens de notre combat et des décisions de cette Assemblée extraordinaire.

 

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 11:17

Conseil national du PCF du 4 décembre 2007 

 

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris

 

Les racines du PCF sont profondes. Elles remontent à la Révolution française de 1789, à ses principes, la souveraineté nationale, la devise de la République « liberté égalité fraternité », l’internationalisme déjà. L’histoire de notre Parti est marquée par l’engagement inséparable à la fois pour la souveraineté nationale, le droit des peuples et l’internationalisme : les brigades internationales pendant la guerre d’Espagne, la Résistance à l’occupant nazi (dès l’appel du 10 juillet 1940), nos luttes pour la paix, l’action contre les guerres coloniales (Vietnam, Algérie) que seul le PCF en tant que parti a menée.

Il est nécessaire de maintenir la nature de cet engagement. L’orientation de se fondre dans un parti européen de la « gauche », promoteur de l’intégration européenne est néfaste. C’est nier le cadre national qui reste le plus le cadre essentiel de la lutte pour la démocratie et le socialisme.

Le parti a su résister dans le passé. Le monde du travail attend de lui qu’il le fasse aujourd’hui contre Sarkozy, alors qu’on attaque tous les acquis du Conseil National de la Résistance,  comme l’affiche Kessler, ancien dirigeant du MEDEF.

Le 1,93% a des raisons internes.

La mutation a détruit notre outil de transformation révolutionnaire de la société vers le socialisme : les cellules, les cellules d’entreprise. La formation des communistes a été délaissée, des revues abandonnées comme Avancées et les Cahiers du communisme. Tout cela formait des militants et des dirigeants issus des couches populaires, de la classe ouvrière, qui est aujourd’hui quasiment absente des organes de direction. On a licencié beaucoup de permanents et supprimé beaucoup de locaux. L’Huma relaye une ligne politique de « gauche ». Et il est même question de supprimer la section économique du CN !

Une rupture s’impose. Il faut affirmer clairement dans le mandat :

1) la volonté de continuer le PCF , un PCF amélioré, plus offensif, donnant la priorité au mouvement populaire. Pas de dissolution du PCF ! Pas de voie réformiste ! Pas de congrès de Tours à l’envers !

2) la nécessité d’un bilan de 15 années de stratégie de « mutation », cause principale de notre recul.

3) l’objectif d’approfondir nos bases théoriques en reprenant les concepts fondamentaux du marxisme toujours pertinents à notre époque: l’exploitation capitaliste, l’extorsion de la plus-value, la luttes de classes, le socialisme, la propriété collective des moyens de production et d’échange. Le capitalisme a évolué mais il est toujours à abolir, avec les ruptures nécessaires (pas seulement le « dépasser »).

Si on veut faire face à l’idéologie dominante, le besoin d’un parti révolutionnaire, disposant d’une théorie révolutionnaire, est décisif. Finissons-en avec les abandons qui ont contribué à un recul très grave des idées communistes.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 12:51

Avant l’assemblée « extraordinaire » du PCF des 8 et 9 décembre 2007

 

Plusieurs points importants qui ne ressortent pas du compte-rendu du CN du 4 décembre publié dans le supplément « communistes » de l’Huma d’aujourd’hui :

 

1-      L’immense majorité des assemblées de section ont affirmé le refus des communistes de la disparition du PCF. Tous les intervenants ont dû le reconnaître. Les procès verbaux des réunions l’attestent.

Certains intervenants se sont efforcés de réduire la portée de l’expression des communistes en pointant une faible participation aux débats. C’est loin d’être toujours vrai. Là où c’est le cas, ils devraient s’interroger sur leurs responsabilités de dirigeants et sur le calendrier invraisemblable imposé par la direction nationale.

Il est évident que cette intervention des communistes à amener la direction à changer complètement de ton dans sa proposition de texte de mandat et à mettre une sourdine sur son objectif de disparition du PCF et de recomposition politique.

 

2-     Une version modifiée du texte de mandat a été proposée par la tribune dans la séance de l’après-midi. Elle a suscité une longue discussion que le compte-rendu ne permet pas de percevoir. Le 7ème paragraphe avait été réécrit ainsi : « les discussions portent aussi l’exigence du renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement. Ici les interrogations sont nombreuses, chacun-e cherche et structure son point de vue au fil des échanges : cela débouche sur des avis et des prises de position multiples touchant à l’amélioration, la transformation profonde ou le dépassement du parti communiste voire à celui de la forme parti. Ils méritent d’être travaillés de manière ouverte et innovante. Les communistes sont conscients que « nous ne pouvons pas continuer comme ça ».

Mesurons l’écart avec le retour à la version initiale dans le texte final : « Les discussions qui expriment l’attachement des communistes à leur parti, portent aussi l’exigence du renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement. Ici les interrogations sont nombreuses, chacun-e cherche et structure son point de vue au fil des échanges : cela débouche sur des avis et des prises de position multiples qui méritent d’être travaillés sans qu’aucune piste et hypothèse ne soit, à priori à exclure. Ils méritent d’être travaillés de manière ouverte et innovante. Les communistes sont conscients que «  nous ne pouvons pas continuer comme çà ». »

 

Certains dirigeants, parmi les principaux, se sont « grillés » en s’affichant depuis des mois pour la disparition du PCF. Il est trop tard pour faire marche arrière pour eux. Pour d’autres, un texte « passe-partout » permet d’attendre et de calmer le jeu, quitte à priver de toute portée l’assemblée « extraordinaire ». C’est ainsi que j’interprète, à titre personnel, le débat de l’après-midi. En tout état de cause, l’objectif de liquidation du Parti reste à l’ordre du jour pour la quasi-totalité du groupe dirigeant qu’il adopte la tactique du coup de force ou celle de la manœuvre dilatoire. Il est inconcevable que cette direction, qui refuse de faire son bilan, continue à piloter le PCF d’ici le congrès de 2008.

 

3- « L’assemblée souveraine ne manquera pas de bouger le projet de mandat » a dit Marie-George. Mais l’assemblée « extraordinaire » ne laisse en tout et pour tout que trois heures et demi au débat sur le mandat, temps du rapport compris : dimanche 9 entre 9h00 et 12h30. La séance plénière du samedi doit être consacrée à un « échange général sur la situation politique, la nécessaire riposte à Sarkozy, la bataille des municipales… ». Avec 1500 délégués, qui découvrent comme l’ensemble des communistes seulement aujourd’hui le projet de mandat, ce ne sera évidemment pas sérieux. Démocratie ?

 

4-     Olivier Dartigolles, porte-parole, a été désigné pour introduire les débats. Il déclarait au journal le Monde du 14 septembre dernier qu’il faut "une nouvelle organisation politique" dans laquelle existerait "une sensibilité communiste organisée". Pas un "parti ripoliné", mais bien une autre organisation avec d’autres sensibilités, antilibéraux, socialistes de gauche, syndicalistes, altermondialistes.

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 09:09

Compte-rendu de la conférence de presse du secrétaire général du PCV, le 3 décembre, paru dans « Tribuna Popular ». (Traduction : PCF Paris 15).

 

Nous avons perdu une bataille contre l’impérialisme, pas la guerre.

 

« On apprend plus d’une défaite que des victoires. »

 

Caracas, 3 décembre. Tribuna Popular. Oscar Figuera paraphrase Le Che : « on apprend plus des défaites que des victoires ». Le secrétaire général du Parti communiste vénézuélien a repris cette expression à l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire faisant une première analyse des résultats du référendum de dimanche sur la réforme constitutionnelle proposée par le Président de la République, Hugo Chavez.

 

Figueira a estimé que les résultats et les événements que vient de vivre le peuple vénézuélien sont riches d’enseignements pour le renforcement du processus révolutionnaire. Il a expliqué que « ce que nous avons vécu hier constitue un nouvel épisode de la lutte des classes, de l’intense bataille idéologique qui se joue dans notre pays pour sa transformation, l’avancée de la révolution et l’intérêt de notre peuple ». Il a ajouté : « une bataille a été perdue mais non la guerre contre l’impérialisme ».

 

Le PCV souligne que cette période électorale est la démonstration claire de l’affrontement entre les conceptions différentes du pays qui traversent la société vénézuélienne. « C’est ce qui était en jeu hier ».

 

D’un côté, l’oligarchie nationale s’est livrée à la manipulation, au mensonge, usant des media de masse à sa disposition dans l’objectif de maintenir son régime d’exploitation capitaliste. « Dans une offensive sans pitié, qui a ressorti les vieilles peurs ancestrales, les préjugés historiques » a insisté le dirigeant politique.

 

Il a ajouté : «  une proposition visant à approfondir la démocratie, à impliquer encore davantage le peuple à la transformation de l’Etat, porteuse d’une nouvelle organisation du territoire, destinée à élever la qualité de vie de la population s’est trouvée confrontée à toute une campagne sur la prétendue menace sur la propriété, sur la famille et sur la religion, trois valeurs ancestrales de la société capitalistes ».

 

Un sujet de satisfaction pour le Parti communiste vénézuélien réside dans le fait que la moitié des votants d’hier se sont prononcés pour l’avancée du socialisme avec une profonde conscience des choses. « Malgré le résultat du référendum, nous avons fait un saut qualitatif énorme dans la conscience populaire. Il ne faut pas sous-estimer que plus de 4 millions de Vénézuéliens et de Vénézuéliennes ont opté pour le socialisme, malgré la campagne médiatique infernale » a déclaré Oscar Figueira. Ce niveau de conscience collective n’existait pas, il y a 8 ans, a-t-il rappelé.

 

Les 3 millions d’abstentionnistes supplémentaires par rapport à 2006 [élection présidentielle] « font toujours confiance à Chavez » analyse le PCV. Car ils n’ont pas voté contre lui mais « n’ont pas été convaincus par la réforme constitutionnelle et ont été neutralisés par la peur ».

 

Le PCV, dans le cadre d’une première réflexion, tire plusieurs enseignements du vote : l’approfondissement de la bataille idéologique doit être dirigé afin de briser les peurs historiques. « Nous communistes, nous nous y efforçons », a-t-il dit ajoutant : « nous devons balayer les slogans primaires et porter la bataille idéologique au cœur de notre peuple ».

 

Autre enseignement pour les communistes vénézuéliens : « dans tout processus révolutionnaire, l’existence d’un instrument politique révolutionnaire et d’une direction collective unifiée pour conduire la révolution est nécessaire et irremplaçable. » Le PCV va continuer à travailler dans ce sens. « L’histoire montre en effet que face à l’armée des classes dominantes, la construction de l’instrument politique de la révolution est nécessaire et indispensable » a insisté son secrétaire général, Oscar Figueira.

 

Troisième enseignement de l’événement électoral : l’opposition a fini par reconnaître et entériner la constitution de la République bolivarienne du Venezuela. « C’est un progrès, après qu’ils l’ont combattue en 1999 et dans les années suivantes. L’opposition doit maintenant reconnaître que cette constitution est la plus progressiste du monde ».

 

Mais le PCV met en garde : cet argument défensif ne doit pas se retourner en prétexte pour nier les avancées et l’approfondissement que contient la réforme. A la suite des propos de Baduel [ex-ministre de Chavez qui a appelé à voter pour le non], on parle de nouvelle assemblée constituante. « Nous restons perplexes devant ceux qui ont défendu la constitution de 1999, qui l’ont acceptée comme projet pour le pays mais qui maintenant ne la servent pas ». Et le secrétaire général d’avertir : « il apparaît que certains tentent de lancer le mot d’ordre d’entretenir un climat de déstabilisation ».   

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 12:49

Conseil National du PCF du 4 décembre 2007 

 

Intervention (résumée) d’Emmanuel DANG TRAN, Fédération de Paris

 

 

Les communistes ont récusé massivement l’ordre du jour de liquidation. Ils veulent que le PCF continue à exister et à jouer son rôle indispensable. Le groupe dirigeant, désavoué, manœuvre en retrait. Quel changement de ton ici ! Finis les discours sur le « déclin inéluctable », le « boulet » de notre histoire, « l’émergence d’un nouveau parti ».

Mais le mandat proposé esquive toujours tout bilan de la stratégie de la direction. Le projet d’en finir avec le PCF demeure en filigrane dans des formulations vagues et ambiguës telles les « visées » « communiste », de « transformation », « d’émancipation humaine ». Conserver le nom de PCF en continuant à le vider de son identité de classe : c’est aussi grave.

On le mesure dans la lutte cruciale pour défendre les régimes « spéciaux » de retraite. La direction du Parti est très effacée nationalement sur cette question de même qu’elle avait refusé de l’intégrer dans la campagne présidentielle.

Les communistes doivent continuer à se réapproprier leur parti. Le « mandat » qu’ils doivent imposer pour le congrès de 2008 mais aussi dès maintenant pour l’action communiste, c’est l’urgence de la rupture avec 15 ans de mutation-liquidation. Recréer des cellules, donner la priorité aux luttes et au rassemblement dans les luttes, affirmer l’indépendance du Parti (remettre en cause la satellisation au PS, ce qui n’est pas forcément contradictoire sur le plan local avec des listes d’union), abandonner les positions réformistes prises depuis la « gauche plurielle » : voilà l’exigence du moment pour les communistes.

Oui, comme l’a dit la camarade du Pas-de-Calais, c’est à perspective du socialisme du 21ème siècle que nous devons travailler.

Une autre rupture s’impose de façon impérative. Des dirigeants du Parti, parmi les principaux, se sont exprimés publiquement. Ils estiment que le PCF n’a plus de raison d’être et souhaitent sa disparition. Les mêmes portent une part écrasante de responsabilité dans le recul du Parti. Ils refusent de l’assumer mais voudraient rester aux commandes, bien que complètement désavoués par les communistes.  Il est inconcevable qu’ils continuent à piloter d’ici le congrès de 2008.

 
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