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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 19:09
Les néonazis tentent de perturber la manifestation en l’honneur de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.

L’anticommunisme à l’heure allemande

liebknecht-luxemburg-demo.jpg Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, fondateurs du Parti communiste allemand, étaient sauvagement assassinés par la milice antirévolutionnaire des  « Corps francs » agissant sur ordre du ministre de l’intérieur social-démocrate Gustav Noske. Le gouvernement du social-démocrate Friedrich Ebert finissait ainsi de noyer dans le sang la Révolution de novembre 1918 et rassurait une bourgeoisie terrorisée par l’idée d’une extension de la révolution soviétique au lendemain de la première guerre mondiale.

Ci-dessus le défilé annuel en hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht


Chaque année, une grande manifestation est organisée à Berlin pour rendre hommage à Rosa Luxemburg et à Karl Liebknecht autour du monument qui leur est dédié dans le cimetière de Friedrichsfelde. Elle aura lieu cette année dimanche 13 janvier.

Son écho est toujours considérable nationalement et internationalement. Voilà qui explique sans doute l’odieuse provocation montée cette année. Le même jour, les néo-nazis du NPD et d’autres groupes organisent, à quelques centaines de mètres de la commémoration, une autre manifestation pour honorer la mémoire des assassins sur le mot d’ordre « Contre l’oubli – les Corps-Francs, soldats pour l’Allemagne ».

L’extrême droite allemande se voit pousser des ailes depuis un certain temps. Elle s’attaque sans retenue aux symboles les plus éminents du combat communiste et révolutionnaire allemand. Le dernier épisode en date s’est joué au conseil d’arrondissement de Lichtenberg : le chef de la fraction du NPD proposa de débaptiser une place portant le nom du résistant antinazi berlinois Anton Saefkow au profit d’un officier de cavalerie qui s’était illustré dans la répression anti-spartakiste1. Visiblement, le capitalisme allemand et ses relais politiques ont besoin d’un regain d’anticommunisme pour mieux faire passer leur politique « ultra-libérale ».

Karl-Liebknecht-Briefmarke-.jpg La commémoration de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht prend donc une signification encore plus grande cette année. Les organisations communistes et progressistes intensifient la mobilisation pour dimanche dans tous le pays. Ils peuvent avoir l’assurance du soutien le plus total des communistes français.
 
Etonnante initiative du Parti « die Linke »
 
Dans ce contexte, une initiative du parti de « La Gauche » (die Linke)2, un des partis animateurs du Parti de la gauche européenne (PGE) ne peut que susciter étonnement et inquiétude. « Die Linke », en tant que successeur du PDS et du SED (parti socialiste unifié est-allemand) dispose d’une part de légitimité historique dans l’organisation de l’hommage rendu à Luxemburg et Liebknecht.

Les représentants de Die Linke ont décidé de déposer, dans le cadre de la cérémonie, une couronne d’œillets au pied d’une stèle dédiée « aux victimes du stalinisme ». Cette stèle a été inaugurée en 2006 dans le même carré du cimetière de Friedrichsfelde où sont enterrés les deux dirigeants du parti communiste allemand par des élus de « die Linke » et du Parti social-démocrate (parti de Ebert et Noske !).

Elle est sujette à de nombreuses contestations dans les rangs des communistes et au-delà.

Que l’on dénonce les crimes commis au nom du socialisme et que l’on honore des militants communistes éliminés lors des purges ordonnées par Staline : quasiment tous les partis communistes sont les premiers à le faire et cela depuis des décennies.

 
Mais que peut signifier rendre un hommage aux « victimes du stalinisme » ?


D’abord de qui parle-t-on ? Le texte gravé sur la stèle ne le précise pas, ne porte pas de noms. Certains rangent dans cette catégorie les nombreux nazis morts dans la lutte engagée contre l’URSS dirigée par Staline, d’autres encore les personnes qui s’estiment lésées par l’ex-RDA.

Ensuite, quelle est la définition du « stalinisme » ? Dans les milieux progressistes, parmi les communistes, le concept recouvre des interprétations très diverses et sa pertinence est loin d’être unanimement reconnue. Du côté des capitalistes au contraire, tenants de l’idéologie dominante, tous les moyens sont déployés, en Allemagne encore plus qu’en France, pour établir un parallèle entre « stalinisme » et nazisme et un amalgame entre « stalinisme » et communisme.

Dans l’état du débat public, honorer les « victimes du stalinisme », c’est objectivement apporter de l’eau au moulin de l’anticommunisme sans porter en rien une critique constructive de l’histoire du mouvement ouvrier et communiste du XXème siècle.


Le faire à l’occasion de la commémoration annuelle des fondateurs du Parti communiste allemand, est complètement déplacé et encore plus injustifiable. Die Linke prend la responsabilité d’instaurer la confusion dans les esprits : rendre hommage en même temps aux victimes communistes de groupes qui ont fait le lit du nazisme en Allemagne et à des victimes d’autres communistes (supposés)? C’est une opportunité inespérée pour les anticommunistes de dénaturer une manifestation hautement symbolique. On imagine que les néonazis sont tout prêts à déposer des fleurs sur la stèle.

Il y a d’autres lieux, d’autres occasions et surtout d’autres façons pour faire, sans caricature, son examen de conscience de l’histoire du « socialisme réel ».


A Berlin, die Linke participe activement à la municipalité social-démocrate (social-libérale) qui privatise les logements sociaux ou augmente les impôts des ménages modestes… Au plan national, ce parti multiplie les gages de « respectabilité » pour pouvoir participer à des coalitions gouvernementales. Est-ce la raison pour laquelle die Linke se sent obliger de renier ou de déformer ses racines communistes, de se conformer aux dogmes de l’anti-communisme « officiel » ?


L’initiative de Die Linke participe, qu’elle le veuille ou non, à la campagne de diabolisation de toute organisation communiste, de la perspective révolutionnaire et de la lutte pour le progrès social qu’elle porte.
 

Les communistes français peuvent d’autant plus partager ces préoccupations que la direction du PCF coopère étroitement et ne cache pas ses affinités avec « die Linke » dans le PGE.

1- Spartakisme : dénomination du mouvement communiste allemand de 1916 à 1919

2- Parti issu de la fusion entre le PDS et une fraction de la social-démocratie.


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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 23:38

Conseil national du PCF du 9 janvier 2008

 
 

Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris

 
 

L’Assemblée nationale extraordinaire (ANE) avait initialement à son ordre du jour la remise en cause de l’existence même du Parti et la création d’une nouvelle force politique. Mais les communistes rejettent massivement la disparition du PCF et le rapport de force à l’ANE a rendu impossible cet objectif de la direction qui a dû retirer du texte du mandat « l’expérimentation d’une nouvelle force politique » d’ici le congrès de la fin 2008.

 

J’espère donc que nous n’allons pas passer encore un an à discuter de cette question. Ceci dit, pas question de maintenir le Parti en l’état. La nécessité s’est exprimée de le faire vivre et de le développer, de rétablir l’activité militante dans les quartiers et les entreprises. Alors, allons-y ! 

 

Je ne me fais pas d’illusions sur la direction actuelle du Parti, qui s’est discréditée et esquive tout bilan.

 

L’intégration dans le Comité de liaison de la « gauche » ne débouche pas sur des positions et des actions utiles aux luttes, à une riposte efficace à Sarkozy. Des campagnes du Parti sont nécessaires. Par exemple sur la question du pouvoir d’achat en réaffirmant l’exigence du SMIC net à 1500 euros net tout de suite. Qui peut dire que l’on peut vivre dignement en dessous ? Egalement pour la défense du service public, contre la casse des retraites…

 

Nous avons besoin de relancer la formation des militants, la réflexion théorique par exemple sur notre conception de l’appropriation collective des moyens de production et d’échange.

 

Je ne me fais pas davantage d’illusions sur la direction pour préparer le congrès suivant l’expression des communistes. Presque tous les responsables des 9 ateliers de l’organigramme proposé ce matin se sont exprimés pour la disparition du PCF. On prend les mêmes et on continue !

 

Aux communistes de se réapproprier le Parti pour en refaire le parti révolutionnaire, le parti des luttes, le parti de la résistance dont le pays a besoin.

 

A nouveau, je demande que les réunions du CN aient lieu le week-end pour permettre la participation des camarades qui travaillent.

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 23:18

Conseil national du PCF du 9 janvier 2008   

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris


La direction tente de contourner l’expression des communistes, au lieu de s’y conformer.

Dans la préparation et le déroulement de l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre, les communistes ont refusé sans ambiguïtés la disparition programmée du PCF. Ils ont affirmé au contraire la volonté de le renforcer, de l’engager plus efficacement dans les luttes.

 

C’est un désaveu des orientations des CN d’octobre et de juin, comme de la stratégie d’effacement du Parti précédente. C’est un désaveu pour les dirigeants nationaux qui se sont exprimés pour la disparition, le « dépassement » du Parti, y compris Marie-George au CN de juin.

 

Après l’assemblée, la direction du Parti a le devoir d’en tenir compte, de changer de stratégie tout de suite comme dans la perspective du congrès de la fin de l’année. Ce n’est pas ce qui nous est proposé aujourd’hui.

 

En ce qui concerne la riposte à Sarkozy, une semaine à peine après l’assemblée, la direction signait une déclaration du « Comité de liaison de la gauche » marqué par l’alignement complet sur la question du pouvoir d’achat sur des positions du PS avec lesquelles nous sommes en profond désaccord. Cette déclaration néglige aussi la contradiction fondamentale sur l’UE.

 

Dans l’objectif proclamé de « faire grandir la contestation populaire », nous devrions au contraire lancer des campagnes nationales en tant que PCF sur des questions majeures en connexion avec le mouvement le plus avancé des luttes, pour leur convergence.

 

Je pense par exemple à la bataille, qui n’a toujours pas été véritablement menée, contre la privatisation du GDF, au moment où les tarifs s’envolent. Ce serait aussi là l’occasion d’affirmer le refus des directives de marchandisation et de faire respecter le NON de 2005 face au nouveau traité de l’UE.

 

Je pense aussi à la bataille pour les retraites qui sera capitale en 2008. Elle doit partir de la lutte contre la casse des régimes spéciaux qui n’est pas finie, bien au contraire, après l’échec des négociations. Le lien avec la remise en cause de l’ensemble des retraites est direct et de plus en plus évident (41 annuités…).

 

Ces actions ne seraient en rien en contradiction avec la recherche d’une union exigeante au 2nd tour ou au 1er des municipales.

 

Je suis choqué par l’expression de Marie-George dans son rapport: « nous devons apparaître comme ceux qui font leur possible ». Non ! Notre responsabilité est de porter réellement une perspective politique pour contribuer à construire des luttes pour gagner contre l’ordre existant. C’est ce que ceux qui luttent et bien d’autres attendent du PCF et vont parfois chercher, à défaut et faute de mieux, ailleurs.

 

Les propositions du rapport pour le congrès traduisent le même refus de tenir compte de l’expression des communistes à l’ANE. Le « collectif d’animation » sera piloté presque uniquement par des dirigeants qui se sont publiquement affichés pour la disparition du PCF. Ils sont disqualifiés pour le faire.

 

La direction sortante entend ainsi rester aux commandes, poursuivre la ligne qui affaiblit le Parti et se donne des moyens pour ficeler très en amont la préparation du congrès. Dans quel autre but sinon de chercher à imposer les choix récusés par une très large majorité des camarades (et au-delà) ?

Face à ces calculs, en s’appuyant sur le résultat de l’ANE, la responsabilité des communistes est de faire vivre, revivre, sur des bases de lutte, leurs organisations du PCF, cellules, sections, notamment dans l’entreprise. Il s’agit de garantir l’avenir du PCF pour le monde du travail et pour le pays tout entier.
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 19:29
Nous apprenons par un article du Midi-Libre que Jean-Claude Gayssot jette l'éponge pour les municipales à Béziers.
Contre la position majoritaire des communistes de la ville, Gayssot avait signé un accord pour une liste avec le PS au premier tour où il figurerait. Largement disqualifié dans le Parti et visiblement dans la ville, il vient d'annoncer qu'il ne se présenterait pas.
Gayssot a créé une section parallèle pour valider sa démarche et sa candidature malgré la section de Béziers: un vrai tour de force de la part de quelqu'un qui se prononce publiquement pour la disparition du PCF et qui a de telles responsabilités dans son affaiblissement. Visiblement, l'affaire ne passe pas bien. Tant mieux!
La liste de rassemblement conduite par le camarade Aimé Couquet est la seule qui peut se prévaloir d'être soutenue par le PCF de Béziers. Nous leur souhaitons plein succès.

Ci-dessous, le mandat voté par la section de Béziers pour l'assemblée extraordinaire de décembre.


PARIS 8/9 DÉCEMBRE 2007 ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS DES SECTIONS -
Mandat de Paul Barbazange, section de Béziers, fédération de l’Hérault
(n’a pu être prononcé en séance pleinière)

Le mandat de le section de Béziers est d’informer notre assemblée sur la situation dans notre section. A ce jour, un groupe minoritaire de camarades a décidé de créer sur le Biterrois une section concurrente de la section de Béziers, sur le même territoire dans un premier temps, puis maintenant sur celui de trois sections. La question dépasse largement les limites territoriales car Jean Claude Gayssot est avec Jean Louis Bousquet secrétaire fédéral maître d’oeuvre de cette démarche. Je ne rentrerai pas dans les détails. Respectueuse des statuts votés lors du dernier congrès, l’assemblée de section a saisi la commission des conflits.
Mesurons ce qui se passe. Ce n’est pas comme cela que nous pourrons construire du «com­mun», que nous pourrons «construire ensemble».
Depuis des années un groupe de camarades, minoritaires à chaque scrutin, jamais plus de 30 % des suffrages, s’organise à côté au lieu de participer aux débats de l’organisation dont ils sont membres et même dirigeants élus. Dans un même mouvement nous avons d’abord vécu la constitution d’un réseau du XXI ème siècle et la désertion par ses membres du comité de sec­tion où ils avaient été régulièrement élus. Maintenant, c’est la création à l’intérieur du parti d’une organisation au moment où Jean Claude Gayssot au niveau national est l’un des princi­paux promoteurs de l’idée de créer une «nouvelle force» comme il le souligne sortant de la «matrice» .
A Béziers, il l’a fait ! contre l’avis des 70% de communistes de sa section qui estiment que le Parti Communiste à un avenir, que le communisme français n’est pas né en 1917, ni même au congrès de Tours; pas plus qu’il n’est mort avec l’effondrement du bloc socialiste, qui ambi­tionnent de continuer à participer au mouvement idéologique multi-séculaire pour l’émancipa­tion des exploités, qui se définissent comme communistes, anticapitalistes et rassembleurs.
Quelles que soient les difficultés nous pouvons construire sur ces trois piliers.
J’insisterai sur la question du rassemblement en m’appuyant là aussi sur l’expérience locale en cours. Nous travaillons à la construction d’une liste municipale à la gauche de celle qui est ver­rouillée par le parti socialiste. Nous voulons regrouper la gauche du NON, la gauche anticapita­liste dans sa diversité. Les obstacles sont grands, d’abord le poids électoral du social libéralisme et son corollaire d’abstention dans les couches populaires faute d’espoir ! Nous devons aussi faire face aux amertumes nées de l’échec du rassemblement anti-libéral aux présidentielles. Nous travaillons cependant à réussir à Béziers ce qui a échoué au présidentielles : l’unité anti­capitaliste à la gauche des socio-libéraux.
Rien ne dit que nous y arriverons complètement. Mais nous n’abdiquerons pas. Une minorité de camarades a choisi de partir dès le premier tour sur la liste social-libérale. C’est une nouvelle confirmation d’un choix stratégique. Nous estimons qu’il anéantit toute perspective de rassem­blement sortant du cadre d’un bipartisme à l’anglo-saxonne.
La majorité des dirigeants du PS est aujourd’hui pour le traité Sarkozy; Pascal Lamy du PS di­rige l’OMC et D. Strauss Kahn un temps présidentiable PS a été nommé avec la bénédiction de Sarkozy à la présidence du FMI. Cela ne suffit-il pas ?
Les exploités français qu’ils soient en lutte ou non comprennent tout cela. Ils ont simplement besoin d’en débattre et de trouver comme nous, avec nous, une autre solution. Les exploités ont besoin pour cela d’un Parti Communiste héritier de l’histoire de leurs luttes.
Puis qu’il me reste une seconde, il y a 100 ans en 1907, les mutinés du 17ème de ligne défilaient crosse en l’air entre Agde et Béziers. La musique du régiment jouait l’Internationale. Montéhus a popularisé cette mutinerie de conscrits. Lénine a plusieurs fois rappelé son admiration pour ces «mutinés du temps de paix». Aucun d‘entre eux par la force des choses n’était membre du PCF. Et pourtant nous sommes leurs héritiers.
La bourgeoisie hérite de ses châteaux, des usines. Nous avons nous un autre héritage bien plus précieux, celui des luttes anticapitalistes, nous en sommes fiers, nous le ferons fructifier.
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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 19:09

Texte rédigé à l’initiative des délégués des sections de Vénissieux, de plusieurs sections de la Haute-Saône, de Paris XV, de Meaux, de deux sections du Tarn, de délégués des sections de Douai, Villeurbanne, Amiens, La Courneuve, Paris XIX, proposé d’ici janvier à la signature de délégués d’autres sections.

Déclaration de délégués de sections du PCF après « l’Assemblée nationale extraordinaire »

Nous étions délégués par nos sections à l'assemblée nationale extraordinaire du PCF des 8 et 9 décembre.

Nous avons constaté que dans sa préparation et son déroulement, les communistes ont massivement rejeté l’hypothèse d’une disparition du Parti communiste français. Ils ont ainsi désavoué les nombreux dirigeants qui, depuis des mois, expriment publiquement, notamment dans l’Huma, que le parti serait dépassé et devrait être remplacé par autre chose.

L’exigence du maintien du PCF, exprimée dans leurs assemblées de section, s’est reflétée sans ambiguïté pendant l’assemblée « extraordinaire », malgré une organisation qui a limité l’expression des 1200 délégués « de base » à une vingtaine d’interventions. Le mandat adopté reprend la « nécessité de faire vivre et de développer le Parti en 2008 ».

Mais la direction n’a pas renoncé à poursuivre le processus de disparition du parti. Elle l’a montré en tentant, en vain, de remettre dans le texte la phrase qui autorisait à "expérimenter" une nouvelle force politique en préparation du congrès de 2008.

Elle continue à esquiver tout bilan de ses responsabilités dans l’affaiblissement du Parti, pour rester aux commandes et continuer les mêmes orientations d’ici le congrès de 2008. L’alignement sur les positions du PS dans la déclaration commune du « comité de liaison de la gauche» l’a illustré dès le 11 décembre.

La discussion de l’assemblée a pourtant commencé à réfuter les arguments de ceux qui veulent en finir avec le PCF et (re)fonder une nouvelle force

Nous serions devenus trop faibles pour rester le PCF!

Le chat se mord la queue ! Là encore, l’argument ne tient pas tant que l’on ne prend pas en compte le bilan de 10 ans de choix stratégiques. Le Parti rassemblait 10% des voix en 1997.

Nous pensons, et nous ne sommes pas les seuls, que l’abandon de l’organisation révolutionnaire, des cellules de quartier, d’entreprise, d’une ligne idéologique conséquente basée sur une analyse marxiste, que l’héritage de 30 ans d'alliances au sommet, privilégiant la représentation dans les institutions sur les luttes, l’union des forces politiques sur le rassemblement populaire sont grandement à l’origine du recul du Parti. Instrumentaliser ce bilan désastreux pour persévérer dans le même sens est irrecevable. Le 1,9% aux présidentielles est le résultat d'une candidature antilibérale qui ne s'est jamais affichée comme candidature du PCF ! L'expérience des collectifs a montré que les négociations d'appareil avec les multiples groupes organisés alternatifs sont un échec.

Il n’existe pas d’autre formation politique « anti-capitaliste », et loin s’en faut, ayant cette capacité de mobilisation, même diminuée, à représenter un tel repère historique et idéologique de lutte dans notre pays.

Très présents dans cette assemblée, des jeunes qui s'organisent dans le parti, poussent pour retrouver une orientation communiste affirmée, une pratique de luttes et de confrontations, un discours fort et rassembleur qui puisse servir de repères aux luttes, aux militants. C'est porteur d'espoir.

L’histoire du mouvement communiste au XXème siècle serait un « boulet »?

Sous prétexte de rompre avec le stalinisme, la direction propose de rejeter 1920 et toute référence à la révolution d’Octobre et aux expériences socialistes qui y sont liées. Elle a interrompu les relations du PCF avec de nombreux partis communistes et refuse d’assister aux rencontres communistes internationales. Elle privilégie comme partenaires des partis "de gauche", en Allemagne, en Grèce ou en Italie, sous l’égide du PGE.

La rupture avec le réformisme, l’existence du PCF, parti de masse et de classe, ont donné un outil politique essentiel au monde du travail dans la lutte des classes et au pays, en 36, dans la Résistance et à la Libération, dans les luttes anticoloniales… Certains dans le Parti se déclarent partisans d’un « Congrès de Tours à l’envers », et demandent le retour du PCF dans la « vieille maison ». Nous réaffirmons que le choix de 1920 est toujours le bon ! C’est pour cela que nous devons assumer notre histoire et poursuivre l’analyse critique que le PCF a déjà commencée il y a cinquante ans.

Les salariés qui luttent avec nous ne nous reprochent pas d’être communistes mais de ne pas porter une alternative politique claire à Sarkozy et au PS.

Que faire en 2008 ?

Le texte final du mandat pour le congrès de 2008 est suffisamment flou pour « autoriser tous les possibles ». Nous restons convaincus que la majeure partie du CN va continuer à travailler à la disparition du PCF. Elle n’a aucune légitimité pour le faire. Comme l’assemblée l’a montré, la grande majorité des communistes entendent le rester, faire vivre le Parti, lui redonner sa raison d’être dans la lutte des classes.

Dans ces conditions, à notre niveau, nous entendons assumer nos responsabilités de militants et responsables du PCF en 2008 et travailler sur quatre objectifs clefs pour faire vivre et renforcer notre parti, pour préparer le congrès de la fin de l’année:

- l’expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections

- la consolidation et la reconstitution d’organisations de base, cellules et section, notamment à l’entreprise

- la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants

- la remobilisation des camarades isolés et l’adhésion au PCF sur des bases de lutte.

L'assemblée des 8 et 9 décembre a montré qu'il fallait compter avec les communistes. Nous les appelons à agir et se faire entendre pour ne pas se faire voler leur parti, pour garantir l'existence et le renforcement du PCF, dont le monde du travail et le pays ont plus que jamais besoin.

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 09:39

A nouveau l'occasion de constater la situation parallèle, malgré la persistance de différences historiques, vécue par les communistes de plusieurs partis de pays d'Europe, confrontés à des directions, qui ont fait le choix, sous l'égide du PGE, de la disparition des partis communistes, malgré les adhérents, malgré la nécessité historique. Merci à L.A. S. pour la traduction. 


" Nous adressons, donc, à tous les camarades dans les sections, un appel vibrant à ne pas abandonner leur engagement, à participer à la manifestation du 20 octobre et au prochain Congrès, pour contrer et battre les tentatives de liquidation de notre Parti, dont l’autonomie et l’initiative sont aujourd’hui plus encore que par le passé utiles à la société italienne. "


Appel de 125 militants et dirigeants des sections du Parti de la Refondation communiste (PRC) de Florence , automne 2007

Nous sommes des camarades de Rifondazione Comunista. Nous avons défendu diverses motions au Congrès de Venise. Nous adressons un appel pressant pour que la préparation du Congrès dans les prochains mois favorise la participation et garantisse la souveraineté de toutes et de tous les camarades. Il en va de l’avenir du Parti.

 

Seul un débat transparent et démocratique, portant sur des propositions politiques précises, même différentes voire alternatives, un débat qui, loin de les dissimuler, mette en évidence les options existant aujourd’hui au sein du Parti, jusque dans son groupe dirigeant, sur les questions capitales qui se posent à nous, seul ce débat pourra aboutir à des choix clairs et à des synthèses fécondes pour relancer, consolider et unir le Parti, ce que nous souhaitons tous.

 

Nous sommes très inquiets devant l’actualité politique et le recul de la démocratie dans le Parti ces derniers mois.

 

Contrairement à ce qu’a indiqué la Conférence d’organisation, l’état actuel du Parti se caractérise par une chute du nombre des militants, une division des groupes dirigeants, un déficit de démocratie, une tendance à en rabattre dans les institutions au nom de la « gouvernabilité », comme en témoigne notre entrée récente dans l’exécutif régional de Toscane, en milieu de mandature et sans le moindre programme commun.

 

Les résultats des dernières élections administratives, l’échec de la manifestation du 9 juin sur la piazza del Popolo à Rome, la critique diffuse à l’égard de la classe politique, le mécontentement sur les lieux de travail attestent incontestablement de la montée de la désillusion populaire vis-à-vis du gouvernement Prodi. Ils laissent voir un risque de divorce entre, d’un côté, les organisations politiques de gauche et de l’autre, la société et les luttes les plus significatives qui se sont développées dans notre pays depuis le sommet du G8 de Gênes en 2001.

Dans la suite de la dérive centriste de la politique du gouvernement Prodi, les derniers événements (des accords sur les retraites et les dépenses sociales jusqu’aux orientations autoritaires et racistes sur le thème de la sécurité) marquent une véritable déchirure avec les positions fondamentales de notre Parti et de la gauche alternative.

 

Les problèmes ont commencé dès le début au sein du gouvernement Prodi. Nos efforts, nos dénonciations n’ont pas réussi à neutraliser la forte pression que la Confindustria [le MEDEF italien] et les puissances d’argent ont exercé sur le budget 2007, pas plus qu’à inverser la tendance à la perte de pouvoir d’achat des salariés et retraités. Elle nourrit la montée de la pauvreté et de l’insécurité sociale, face à des fortunes de plus en plus grandes et insolentes.

Nous avons également échoué à bloquer l’accord inacceptable sur les retraites, qui était en violation flagrante avec le programme électoral exigeant l’abrogation du « scalone Maroni » [loi votée sous Berlusconi] frappant tous les travailleurs et les segments les plus vulnérables de la société.

 

Immédiatement après cela, nous avons dû subir – en dehors de tout procédure de concertation – l’accord sur les dépenses publiques, qui renforce les dispositions de la loi 30 [sur l’emploi et les contrats de travail] au lieu de les dépasser ainsi qu’il était prévu dans le programme de l’Union de Prodi.

Nous n’avons pu obtenir ni la réduction des dépenses militaires, ni la fin de la participation italienne à la guerre d’Afghanistan, pas plus que la conférence de paix qui avait été promise.

Nous avons subi la décision du gouvernement – jamais soumise au Parlement – de collaborer avec les États-Unis au bouclier antimissile et à la construction d’une nouvelle base militaire étasunienne à Vicence, malgré l’imposante manifestation populaire du 17 février 2007. Nous n’avons pas pu, non plus, arrêter le projet de TGV Lyon-Turin, l’établissement d’incinérateurs, ni faire approuver la loi sur les unions civiles, fût-ce dans la version édulcorée des « DICO », en raison de l’obéissance évidente du pouvoir au Vatican. Quant à l’école, les déclarations du ministre Fioroni ne sont guère rassurantes. Pour ne pas parler de la dernière campagne sur le thème de la sécurité, aux relents racistes, qui a eu pour protagonistes le ministre Amato et deux importants maires du Partito Democratico naissant, à savoir Domenici [Florence] et Cofferati [Bologne].

 

Pour l’essentiel, notre gouvernement a paru et paraît davantage soumis aux puissants (Confindustria, Etats-Unis, Union européenne, Vatican) qu’attentif aux mouvements de lutte et aux intérêts populaires.

De là une crise dans la coalition qui profite dangereusement à la droite fasciste, raciste, à la Ligue du Nord et qui nourrit le résignation et la crise de la politique elle-même. Ainsi, le bilan de plus d’une année de participation au gouvernement est globalement négatif. Puisque pour nous, à la différence d’autres, le gouvernement est un moyen et non une fin en soi, nous estimons que la participation du PRC à cet exécutif ne peut qu’être subordonnée à l’obtention, maintenant et dans les prochains mois, d’un tournant réel dans les contenus de la politique du gouvernement, à partir d’objectifs et de mesures définis précisément.

Pour rendre possible ce changement, une nouvelle saison de luttes est nécessaire dans la suite de la manifestation du 20 octobre, de luttes qui portent la critique sociale – ô combien nécessaire – des éléments qui dominent au gouvernement, telle qu’elle s’est exprimée, de façon emblématique, lors du vote négatif, si important, émis sur les accords de juillet par la FIOM [Fédération de la métallurgie]. Nous exprimons à ces travailleurs toute notre solidarité en nous engageant concrètement à leurs côtés ainsi que dans la société pour dire notre retentissant NON à ces accords sur les retraites, sur la précarité et sur les dépenses sociales.

 

Mais si un tel tournant n’était pas pris, nous demandons au Congrès et à tout le Parti d’en tirer les conséquences, pour que le délitement social produit par les politiques libérales n’emporte pas également Rifondazione Comunista et les autres forces de la gauche.

 

À cette fin, il ne suffit pas de construire un regroupement de gauche plus large, pour contrebalancer la poussée vers le centre entraînée par la naissance du Partito Democratico. Il est indispensable de retrouver la pleine autonomie politique et organisationnelle du Parti pour reprendre l’initiative sociale et renouer avec le mouvement des luttes.

 

Contrairement à ceux qui entendent aller « au delà », dépasser Rifondazione Comunista ou proposer des « raccourcis » [scorciatoie] organisationnels et de dangereuses limitations de souveraineté – tels que des listes électorales uniques sans notre symbole ou bien une nouvelle chose politique confédérée – nous croyons que le rôle d’un Parti Communiste refondé est encore plus irremplaçable aujourd’hui qu’autrefois. Ce n’est pas le choix de l’autarcie, mais celui du moteur indispensable pour un rassemblement large et diversifié de la gauche anticapitaliste.

 

En particulier les sections [cercles], instances de base du Parti, doivent retrouver leur capacité d’initiative même au-delà de la dimension locale, faire entendre leur voix ainsi qu’il est arrivé à Florence et ailleurs.

Voilà pourquoi nous avons besoin d’une pleine autonomie politique et d’organisation, la seule à même de bâtir une véritable unité d’action des différents courants politiques et sociaux de la gauche (même au niveau électoral), de dépasser les différences par le développement de l’action sociale et de favoriser la reprise des mouvements de lutte.

Nous adressons, donc, à tous les camarades dans les sections, un appel vibrant à ne pas abandonner leur engagement, à participer à la manifestation du 20 octobre et au prochain Congrès, pour contrer et battre les tentatives de liquidation de notre Parti, dont l’autonomie et l’initiative sont aujourd’hui plus encore que par le passé utiles à la société italienne.

 

(traduction pour PCF Paris 15 par L.A. S.)

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 18:12

Les travailleurs immigrés dénoncent la barbarie intégriste et réaffirment leur solidarité avec le peuple algérien

Paris, le 13 décembre 2007

Le jour même de la commémoration des glorieuses manifestations du 11 décembre 1961 qui avaient enlevé leurs dernières illusions aux colonialistes et à la veille des fêtes de l’aïd  Eldha les terroristes islamistes ont endeuillé des dizaines de familles algériennes et étrangères, suite aux derniers attentats d’Alger.
 

Face à ces crimes barbares les travailleurs algériens immigrés, les exilés progressistes et toute la communauté immigrée dénoncent les assassins et expriment leur solidarité agissante avec notre peuple.  Ces terroristes ne reculent devant rien. Ils continuent de tuer tous les jours de modestes citoyens et n’hésitent plus, avec leurs attentats Kamikazes, à s’attaquer  aux symboles de l’Etat algérien ou aux institutions de l’ONU avec pour objectif de créer le chaos dans la capitale algérienne. Face à ces crimes ignobles nos responsables répètent tous les jours que la politique dite de « réconciliation nationale » ne sera pas remise en cause  c'est-à-dire que notre gouvernement continuera à ouvrir les bras aux tueurs quelques que soient leurs crimes. Alors que tous les Algériens constatent avec colère et amertume que cette politique ne fait qu’encourager les terroristes à redoubler de barbarie et que les autorités elles mêmes révèlent que c’est des prétendus « repentis » qui sont derrière les derniers attentats, le pouvoir de la bourgeoisie compradore maintient des orientations dont l’objectif fondamental est de renforcer le caractère antinational et antipopulaire du pouvoir.

Tournant le dos aux intérêts du pays ce pouvoir :
 

  • *S’oppose aux  revendications des travailleurs et refuse d’augmenter leurs salaires
  • *Méprise les aspirations des jeunes à un emploi, à une vie digne et favorise la diffusion des idées obscurantistes au détriment d’une éducation rationaliste, universaliste et scientifique de la jeune génération.
  • *Tourne le dos à une stratégie industrielle de développement s’appuyant sur les secteurs public et privé productif, met nos ressources financières à la disposition des multinationales et des bourgeois compradores, fragilisant l’économie de notre pays livrée aux visées néocolonialistes qui menacent sa souveraineté nationale.
  • *Piétine les libertés démocratiques et réprime quotidiennement les manifestations contre les injustices et la corruption.
 
Cette  politique du pouvoir actuel est incapable de venir à bout du terrorisme islamiste
.
 

Au contraire cette politique  menace directement notre indépendance nationale. Elle est inefficace dans la lutte contre l’intégrisme et le terrorisme parce qu’elle empêche la mobilisation des travailleurs, des jeunes, des femmes et de toutes les  couches sociales du pays qui en sont victimes. Cette mobilisation du peuple est tout à fait différente des rassemblements organisés par les partis du pouvoir qui sont destinés à  chanter les louanges de Bouteflika. On ne peut non plus vaincre le terrorisme quand le pouvoir continue de promettre  jour après jour aux assassins qu’on est toujours prêts à leur permettre de rentrer chez eux et narguer leurs victimes quand ils le voudront et même de reprendre leurs activités criminelles.

 

 
Le but fondamental des impérialistes américains et de leurs alliés européens est de s’emparer de nos ressources énergétiques 

Le maintien du terrorisme dans la situation internationale actuelle menace directement l’indépendance nationale. Les impérialistes américains et leurs alliés européens qui veulent installer leurs bases militaires à nos frontières et si possible dans notre pays même, soi-disant pour combattre le terrorisme, ne peuvent que profiter de ces attentats pour prétendre qu’ils sont les mieux placés pour les empêcher. 

Mais  leur but fondamental, sous le prétexte de lutte contre le terrorisme  est de s’emparer de nos ressources énergétiques. Par leurs actes odieux les terroristes islamistes leur offrent les prétextes qu’ils recherchent surtout quand ces terroristes se font appeler « Elquaïda au Maghreb » alors que ces impérialistes ont justifié les agressions contre l’Afghanistan et l’Irak par la nécessité de lutter contre cette organisation. 

Comme leurs compatriotes, les communistes du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS) et tous les travailleurs algériens immigrés exigent un changement profond de politique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur pour combattre le terrorisme et rejeter les pressions impérialistes d’où qu’elles viennent.  Ces travailleurs, mobilisés pour combattre le racisme et défendre leurs droits et leur dignité aux côtés des travailleurs français et des organisations françaises amies, restent toujours attentifs à la réalité vécue par  leur peuple à qui ils renouvellent leur solidarité. Ils condamnent à la fois les crimes islamistes et la politique antinationale et antipopulaire du pouvoir.

 

                                                            PADS (Immigration)

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 19:14

Aucune opposition de fond à la politique de Sarkozy du côté de la « Gauche plurielle » !

 

Après la réunion du « groupe de liaison de la gauche et des écologistes », un constat : notre parti n’a rien à y faire !

 

Créé à l’initiative de François Hollande, le « groupe de liaison de la gauche et des écologistes » rassemble tous les partis qui ont participé aux gouvernements de la « gauche plurielle ». Il s’est réuni le 11 décembre et a adopté une déclaration commune. Les salariés, les retraités, les jeunes, en particulier ceux qui sont engagés dans les luttes actuelles, chercheront en vain dans ce texte une perspective de riposte et une alternative à la politique de revanche sociale de Sarkozy.

 

Pas un mot pour soutenir les salariés des entreprises publiques engagés dans la défense de leurs régimes de retraite, bien qu’il s’agisse d’une lutte cruciale, d’intérêt général, contre la poursuite du démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition et du service public.

Pas un mot pour soutenir les étudiants et enseignants en lutte pour l’abrogation de la loi Pécresse de mise des universités sous la tutelle du privé.

Il n’y a pas de quoi s’en étonner. Dans un cas comme dans l’autre, les dirigeants du PS ont manifesté leur accord avec les options du gouvernement.

 

Une seule ligne évoque la ratification du Traité de Lisbonne : « ceux des partis de gauche et écologistes qui ont exigé un référendum rappellent leur position ». C’est tout ! Comme s’il n’y devait pas y avoir là une divergence absolument fondamentale.

 

En fait, la « déclaration commune » se borne pratiquement à décalquer les positions du PS sur la question du pouvoir d’achat telle que Sarkozy la pose. Après le constat, les propositions sont très limitées, voire tout à fait contestables, à commencer par la première « mesure d’urgence destinée à améliorer rapidement le pouvoir d’achat ».

 

La première consiste à demander une augmentation de 50% de la « Prime pour l’emploi ». Cette proposition devrait être révoltante pour les communistes dont les parlementaires ont su, parfois, dénoncer le scandale de la PPE. Inventée par les socialistes, en l’occurrence par Fabius en 2001, la PPE consiste à faire payer par l’Etat, sous forme de crédit d’impôt, un complément aux salariés qui gagnent le SMIC ou un peu plus. Inspiré de « l’impôt négatif » des ultra-libéraux anglo-saxons, la PPE revient ni plus ni moins qu’à faire assumer à la collectivité, à l’ensemble des salariés, une partie de la rémunération du travail des salariés mal payés. A LA PLACE DES PATRONS ! En outre, il est démontré que les dispositifs de ce type tirent l’ensemble des salaires vers le bas.

 

Le reste des propositions est bien vague. Pour n’en reprendre que deux :

- « Augmentation immédiate du SMIC » : mais de combien ? Aucune précision. Ségolène Royal proposait un passage à 1500 euros brut d’ici 2012… Pas de quoi affoler Sarkozy.

- « Maintien de l’évolution des tarifs du gaz et de l’électricité dans le cadre de l’inflation ». Comment admettre une augmentation notamment du gaz (comme le prévoit le gouvernement au 1er janvier) alors que les profits de GDF décollent ? La « gauche plurielle » a préparé la mise en concurrence et la privatisation. Logiquement, elle n’a pas voulu et ne veut toujours pas mener la bataille primordiale contre la privatisation de GDF avec son absorption par Suez, pour la renationalisation intégrale d’EDF et GDF et leur fusion. C’est pourtant la condition du maintien de l’indépendance énergétique du pays et d’une énergie moins chère pour l’économie et les ménages.

Sur ce point aussi, nos positions de communistes conséquents sont incompatibles avec celles du social-libéralisme.

 

Sarkozy n’a souvent qu’un argument pour justifier ses politiques destructrices : "je vous l’avais dit avant et j’ai été élu", comme si l’on avait élu un tyran pour 5 ans.

Mais, au deuxième tour de la présidentielle, il était impossible de voter pour un candidat opposé à la casse des régimes de retraite ou bien respectueux du NON du peuple à la « constitution européenne ». Il n’y en avait pas.

 

Le « comité de liaison de la gauche » représente tout sauf l’alternative politique que réclame le mouvement social pour commencer à mettre en échec la politique de Sarkozy. Après plusieurs réunions « au sommet », (bien) avertie par l’expérience, il est injustifiable que la direction du PCF s’enfonce dans cette impasse pour notre parti et ce qu’il doit représenter dans le pays pour les luttes. C’est un choix suicidaire, ou meurtrier que des milliers de communistes qui ont participé à la préparation de l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre ne partagent pas.

 

Battre la droite dans un maximum de villes et de départements aux élections de mars est un objectif que tous partagent. Selon les cas, sous la responsabilité des communistes localement, avec des listes d’union dès le 1er tour ou non. Mais, la plus mauvaise façon de préparer l’échéance, c’est de poursuivre la ligne d’effacement et même de reniement de notre identité et de nos positions.

 

Aux communistes dans les sections et cellule de se faire respecter des « partenaires » de la « gauche », de tous les partenaires.

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 16:32

La Bolivie connaît une véritable révolution démocratique et culturelle depuis l’élection d’Evo Morales, suivant l’exemple du Venezuela de Hugo Chavez.

Les classes possédantes et l’impérialisme américain ne l’admettent pas et usent de tous les moyens pour la combattre. Ces derniers jours, les dirigeants de quatre régions « riches » du pays, appartenant aux forces politiques traditionnellement dominantes, ont lancé un projet sécessionniste d’autonomie. Ils refusent la nouvelle constitution élaborée par l’Assemblée constituante que Morales veut soumettre au vote populaire par deux référendums. La Constitution projetée remet, entre autres, en cause le maintien des immenses domaines agricoles issues de la colonisation, ce qui est évidemment insupportable aux grands propriétaires.

Cette nouvelle entreprise de déstabilisation est directement appuyée par le gouvernement des Etats-Unis. Elle n’a pas suscité pas pour l’instant de réprobation des autorités françaises. 52 partis communistes, ouvriers et progressistes ont lancé un appel de solidarité avec le peuple bolivien et son gouvernement. Nous le reproduisons ci-dessous (traduction par nos soins PCF Paris 15) en nous étonnant de l’absence pour le moment du PCF de la liste des signataires.

 

 

 

Appel de Solidarité avec le peuple, le gouvernement, les forces communistes et progressistes de Bolivie

Le processus démocratique en Bolivie est confronté à un moment critique de son histoire.

 

Les forces réactionnaires, l’oligarchie, le gouvernement des Etats-Unis et certaines puissances européennes montent une campagne de grande envergure visant à inverser le processus progressiste dans ce pays d’Amérique Latine.

 

L’objectif de ces forces est de faire obstruction aux changements lancés par l’Assemblée constituante dans la perspective d’une Constitution démocratique répondant aux demandes du peuple.

 

Ces forces rétrogrades, battues en octobres 2003 et aux élections de 2005, essaient à nouveau de réorganiser leurs rangs, de bloquer tout changement et de saper le travail du président Evo Morales.

 

Tous les moyens leur sont bons pour arriver à leurs fins, y compris le recours à des groupes armés.

 

Les principales forces progressistes du pays, les mouvements sociaux ont gagné à une large majorité les élections, après des batailles héroïques aux côtés du Mouvement vers le socialisme (MAS) présidé par Evo Morales. Ces forces s’emploient maintenant à transformer cette victoire de façon à répondre toujours mieux aux revendications des travailleurs.

 

Signataires de cet appel, nous dénonçons vigoureusement le soutien apporté par le gouvernement des Etats-Unis comme son implication directe dans des actions subversives en Bolivie.

Nous dénonçons également l’absence scandaleuse de réaction en face de ces agissements inadmissibles de la part d’autres Etats impérialistes et des organisations internationales.

 

Il est urgent de condamner sans équivoque ces forces réactionnaires, de les isoler et de les mettre en échec aussi bien au plan national qu’international.

 

Nous nous rangeons du côté du peuple bolivien et apportons notre soutien total aux grandes mobilisations contre les projets de coup d’Etat.

 

Nous soutenons l’alliance entre le peuple et le gouvernement de Bolivie contre les manœuvres de l’oligarchie des classes possédantes.

 

Nous assurons de notre entière solidarité le peuple bolivien, le gouvernement du président Evo Morales, le parti communiste de Bolivie, le MAS ainsi que toutes les autres organisations progressistes et anti-impérialistes dans leur lutte pour défendre les acquis du processus progressiste et pour approfondir les changements. 

 

Nous appelons au développement, par tous les moyens, d’un large mouvement de solidarité avec les forces anti-impérialistes et le peuple de Bolivie.

 

Appel signé par 52 partis communistes, ouvriers et progressistes le 15 décembre 2007 dont les PC de Grèce, du Portugal, d’Allemagne (DKP), de République tchèque (KSCM), d’Italie (PDCI), du Venezuela…   

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 15:57

Assemblée « extraordinaire » du PCF, les 8 et 9 décembre 2008   

 

Appel d’urgence à un sursaut des communistes

 

Texte adopté par la section de Retournac, fédération de la Haute-Loire (non prononcé à l'assemblée extraordinaire)

 

Chers  Camarades

 

Depuis très longtemps, nombreux sont les militants sur le tas qui se sont inquiété des orientations de sommet, systématiquement dépendantes d’une gauche disparate et d’une mouvance social-démocrate, plus attachée à la conquête du pouvoir pour le pouvoir, qu’au changement social, évoluant à terme vers la transformation de notre société.

 

Nos distances avec les luttes du mouvement social, notre inadéquation avec le mouvement même de la société, notre incapacité à promouvoir un projet susceptible de réactivité immédiate, en cohérence avec les aspirations et les urgences qui en découlent.

 

L’évacuation systématique du champ de notre politique, de la classe ouvrière, cependant encore importante, et du petit salariat en général, le plus attaché à faire aboutir une politique de progrès social, les renoncements de perspectives et le refus de prendre en charge notre histoire, quels qu’en aient été les aléas, en fin de compte, l’expérience de notre parti.

 

·              Ont alimenté un processus continu d’érosion de nos forces et de notre influence jusqu’a l’effacement de l’échiquier politique !

 

Aujourd’hui un courant dominant du cercle dirigeant envisage de faire avaliser une autre position liquidatrice dont l’issue est évidente, la disparition du  Communisme en France !

 

Il faudrait selon eux,

 

·              Soit se résigner à disparaître.

·              Soit souscrire à la construction d’une prétendue  “  force “ politique unique, “ à gauche de la gauche “, dans laquelle des sensibilités existeraient, avec leur marge d’autonomie, dont une composante Communiste !

 

Que vaudrait une composante Communiste au sein d’une mouvance diaphane, sans un Parti susceptible de définir une politique et promouvoir des orientations ?

 

De quel poids la « sensibilité » résiduelle   Communiste saurait elle, au sein d’une majorité d’autres organisations opposées à nos propositions et dont aucune n’a à ce jour affiché la volonté d’un changement véritable de société, (certaines étant strictement hostiles au communisme) imposer des orientations de rupture avec les choix dominants du système  Capitaliste ?

 

Par quel moyen, la « sensibilité » résiduelle communiste, au sein de cette prétendue force, sans la structure communiste qu’elle aurait elle-même contribué à liquider, saurait-elle conserver :

 

·              Son indépendance de pensée et de libre expression,

·              Son indépendance politique et de libre prospective,

·              Son indépendance de décision et de liberté d’action dès lors qu’elle ne disposerait plus au sein de cette «  force composite » que d’une marge d’autonomie (comme le suggère MARTELLI), plutôt que d’une autonomie pleine et entière !

 

MARTELLI pose la question  de l’existence nécessaire d’un Communisme politique au sein de ce nouveau parti, sans la structure Communiste, c'est-à-dire, sans notre Parti !

 

En vérité la question qui importe, est celle de nos rapport avec la société, plutôt que celle de nos rapports avec les «  gauches «  !

 

C’est dans la société qu’il importe de faire vivre un communisme, certes politique, mais aussi dans toutes ces dimensions sociétales…..

·              Un communisme sans structure politique reste une idéologie sans consistance, incapable de produire ses preuves dans la confrontation au réel !

·              Comment un communiste  virtuel  pourrait- il  faire valoir des positions communistes efficaces en l’absence  d’une réflexion d’intelligence collective communiste critique et d’un potentiel de militant de conviction capable de promouvoir le fruit de la contradiction collective ?

 

En fin de compte, le projet d’une nouvelle » force » réformiste accompagné de la liquidation de notre Parti, c’est aussi la liquidation de la perspective d’émancipation !

 

Aujourd’hui :

 

·         Les coups les plus durs sont portés à notre peuple ! Tous les acquis sociaux auxquels nous avons contribué, sont systématiquement récurés.

·         Les libertés élémentaires conquises de hautes luttes par les précurseurs et des générations de travailleurs, sont remises en causes.

·         Une politique atlantique est renouée avec son contingent de bellicisme et de dangers qu’elle fait peser sur la paix mondiale….

·         Les «  tris » les « sélectivités les relégations, les délations, la chasse aux immigrés…., renaissent dans notre pays, instaurés par une droite fascisante qui ne saurait interrompre un processus pervers dont on connaît l’issue !

·         Des enfants d’immigrés sont séparés de leurs parents….

·         Chaque année, des milliers de travailleurs français sont contraints de s’alimenter dans les organisations humanitaires.

·         Chaque année des êtres humains meurent sur le trottoir de nos villes.

·          

L’urgence, pour un Parti Communiste digne de sa vocation, c’est de retrouver ses liens avec les luttes, de  fédérer les consciences, de contribuer au combat quotidien, d’ouvrir une perspective, de s’opposer résolument aux injustices, de remettre en chantier et faire grandir une espérance d’émancipation.

 

·         Qui peut mieux y répondre, que le potentiel militant communiste ?

·         Comment pourrait-on engager ces combats – sans  notre Parti, sans une structure Communiste, sans concept de classe et de masse, de démocratie ?

 

C’est avec tout cela, qu’il nous appartient de renouer des liens. Et sans attendre :

 

·         Ouvrir une dynamique de combat,

·         Faire cesser les conciliabules d’état major, les stratégies pipées, les mutations lapidaires, les tractations occultes de sommet, les compromis de pouvoir pour le pouvoir…..

 

N’attendons pas de la pensée d’un génie la meilleure marche à suivre, ayons confiance en l’intelligence collective.  Dit Séguy

 

N’attendons pas des stratégies pipées et moins encore d’un projet sans issue qui envisage la disparition de notre Parti, le Parti Communiste Français, une issue de  perspective. C’est sur le tas que nous devons la construire avec notre Parti.

 

·         Pour cela, les débats stériles, les discours sans consistance, les orientations lapidaires doivent cesser. Un congrès est inutile dans une situation d’urgence ou la responsabilité de faire face incombe strictement au Parti Communiste.

·         C’est de cela qu’il faut débattre et, sans attendre remettre en chantier nos combats quotidiens !

·         C’est de cela que notre Parti a besoin pour reconstituer ses forces et son efficacité politique !

·         C’est cela que le peuple des exploités, des spoliés, des relégués attend de nous !

 

La question de garder ou non notre Parti, ne se pose pas :

 

Notre Parti, est l’instrument indispensable, décisif, de  lutte, de construction et de perspective ! Quelle que soit la situation d’aujourd’hui, nul ne saurait la liquider, sans en être comptable devant l’histoire !

La  légitimité des dirigeants, plus prolixes à refonder, resituer, redéfinir, réinventer la gauche, qu’a relever le drapeau du Parti et à lui restituer sa consistance politique et sa vocation de classe, de masse et de démocratie, doit être débattue . Une direction sans conviction profonde dans les capacités de notre Parti à surmonter les difficultés, ne peut être une direction de notre Parti Communiste !

 

Des contres propositions d’urgence, doivent être élaborées pour le soutien, le développement et l’éclairage politique des luttes en cours qui se cherchent et que nous devons contribuer politiquement à faire converger – vers des perspectives politiques de changement de société. La réflexion sur ces contres propositions, doit  sans plus attendre, être  remis  concrètement en chantier par l’ensemble de notre Parti, de sa direction, jusqu’ à nos défuntes cellules qu’il est nécessaire de faire renaître.

 

Cet appel adressé aux militants communistes, les invites à reconstituer leurs cellules, les « collectifs » version 2006, étant on l’a vu, 1, 8%, inopérant, pour créer les meilleurs conditions du combat politique et faire vivre l’espoir en des jours meilleurs.

 

La section de Retournac et  environs (Haute Loire)
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