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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)
Vive le Parti Communiste Français
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SORTIE DE L’EURO.? UNE CATASTROPHE ?
Pourquoi veulent-ils nous faire peur ?
Droite ou PS, en passant par la direction nationale actuelle du PCF, tous nous répètent que la sortie de l’euro serait un cataclysme. Une bonne manière d’éviter un débat qui dérange.
« Le retour au franc serait une catastrophe. Elle entraînerait immédiatement une forte dévaluation du franc et une augmentation des prix » nous disent-ils tous en chœur.
ET SI ON Y REGARDAIT DE PLUS PRES ?
Cette « dévaluation annoncée » aurait d’ailleurs d’autres conséquences :
tous les prix des produits exportés par notre pays seraient en baisse vis-à-vis des autres monnaies. Ils se vendraient donc mieux.
S’il est vrai que les prix des produits importés seraient en forte augmentation, cette situation ouvrirait de nouvelles possibilités pour que des entreprises se créent ou se réinstallent en France et produisent ce que nous importions auparavant.
Au total, une balance commerciale qui redeviendrait positive, des centaines de milliers de créations d’emplois pour « compenser » les produits importés devenus trop chers et un coup d’arrêt naturel aux délocalisations ! Catastrophe ?
AUGMENTER LES SALAIRES
Bien entendu, la sortie de l’euro ne règlerait pas tout. Il faut impérativement la volonté politique de rompre avec la logique économique capitaliste.
Le retour au franc, la capacité de créer notre monnaie (par la Banque de France) et la nationalisation du système bancaire permettraient de « dégonfler la dette » et de ne plus emprunter sur les marchés financiers.
De quoi libérer des moyens pour augmenter les salaires et donc, par ricochet, par le biais des cotisations sociales, cela permettrait non seulement de revenir à la retraite à 60 ans mais aussi d’augmenter les pensions, de mieux rembourser les soins de santé …
UN DEBAT REFUSE CAR IL IRAIT « TROP LOIN »
N’est-ce pas d’ailleurs parce que ce débat déboucherait sur la remise en cause concrète, quotidienne, efficace du système actuel par chacun des états qu’il est refusé avec autant de mépris ?
Pour ce qui les concerne, les militants communistes sont bien décidés à ouvrir sérieusement ce débat quelle que soit la censure implacable que tentent d’imposer les marchés financiers pour leurs propres intérêts.
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EUROPE.
1.100 milliards d'euros gaspillés pour "sauver l'Euro" depuis 2009
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.100 milliards d'euros de fonds publics. C'est ce qu'a couté le soi-disant "sauvetage" des pays européens en difficultés financières depuis 2009.
Mais à qui a été cet argent? La réponse va de soi: aux marchés financiers!
Et qui sont les marchés financiers? Ceux qui ont assez de moyens pour pouvoir "avancer" de l'argent aux états - autrement dit, les tenants du grand Patronat qui, chaque année, détournent une partie des profits de la production pour l'investir à La Bourse.
.... Et qui, pour autoriser de nouveaux prêts aux états, réclament systématiquement la casse des services publics, leur privatisation, le saccage des garanties sociales des salariés et ... des baisses d'impôts pour le Patronat.
De quoi aggraver donc le déficit des états ... auxquels on re-prêtera... en exigeant de nouvelles garanties!
Ce cercle vicieux n'appelle-t-il pas des mesures fortes: la reprise en main par les états de leur monnaie et de leur capacité à prêter et donc la sortie de l'Euro?
EUROPE (2)
Les associations humanitaires pourront attendre
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e montant de l’aide humanitaire risque d’être revu à la baisse.
Celui-ci passerait de 500 à 360 millions d’euros. Or, c’est justement cette aide (issue des surplus agricoles) qui permet aux associations humanitaires telles le Secours Populaire ou les Restaurants du Cœur de pouvoir mener leurs actions de solidarité.
C’EST LA CRISE ?
Pas pour tout le monde !
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n 2011, les 500 Français les plus riches ont cumulé 267 milliards d'euros de gain. Soit à peu près autant que les recettes nettes de l'Etat pour la même année (271 milliards d'euros).
A eux seuls, ils auraient donc pu largement combler le déficit public actuel qui s'élève à 69,6 milliards d'euros (tout en conservant un peu plus de 200 milliards).
Redistribués aux 8,1 millions de pauvres officiellement recensés en France, ces profits représenteraient 33.000 euros pour chacun!
Pour ce qui concerne le déficit public de notre pays, il intègre 52 milliards d'intérêts payés aux marchés financiers. Si l'Etat se prêtait à lui-même via la Banque de France (à condition de sortir de la monnaie unique), ce déficit serait donc réduit à 17 milliards.
Si l'on revenait sur les allègements divers et les cadeaux consentis aux grandes fortunes, non seulement le déficit public n'existerait plus mais l'Etat disposerait d'assez de marges de manœuvres financières pour financer l'augmentation des salaires et la création d'emplois dans les services publics, la protection sociale.
CHOC DE COMPETITIVITE ?
CHOC POUR QUI ?
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Faut-il choisir le « choc de compétitivité » du MEDEF ou un renforcement plus progressif de cette « compétitivité » prônée par le Parti socialiste ?
Il est urgent de sortir de ce faux débat qui ne fera qu’une catégorie de victimes : les salariés et leurs familles !
Chacun à un degré différent, le MEDEF et l’UMP d’une part, le Parti socialiste d’autre part, ont repris l’idée de la compétitivité des entreprises.
MAIS QU’Y A-T-IL DERRIERE CETTE IDEE DE COMPETITIVITE ?
L’idée est aussi vieille que le capitalisme lui-même : il s’agit de baisser le coût du travail dans un pays pour pouvoir conquérir des parts de marchés dans les autres.
Ceci dit, bien évidemment, les mêmes mesures (avec les mêmes justifications) sont prises dans les autres pays avec une conséquence inéluctable à plus ou moins long terme : une crise économique profonde provoquée par l’effondrement du pouvoir d’achat des salariés partout dans le monde et … une explosion du chômage de masse.
UNE IDEE RETROGRADE A CONTRE-COURANT DE L’HISTOIRE
Déjà, au 19ième siècle, le patronat français s’opposait à l’interdiction du travail des enfants … au nom de la concurrence européenne.
Il en a été de même en 1936 avec l’encadrement des horaires de la semaine de travail et les congés payés (le patronat ira même quelques années plus tard jusqu’à soutenir officiellement le nazisme contre « les salopards en casquettes »).
Pourtant ce sont bien les grandes périodes d’avancées sociales (Front populaire, gouvernement de la Libération avec l’instauration de la sécurité sociale, Mai 1968) qui ont construit notre pays et son image dans le monde.
Cette « compétitivité » réclamée, au contraire, nous ferait revenir en arrière : moins d’impôts pour le patronat mais moins de protection sociale (sécurité sociale, retraite), de salaires et davantage de précarité – sans que cela ne crée d’emplois.
AGIR ET SORTIR DE CE JEU DE DUPES
Peut-on améliorer la vie de tous sans remettre en cause le système économique et de son « bras armé » qu’est l’Union européenne ?
Les premières mesures prises par le gouvernement socialiste-verts augmentant les impôts, les taxes et cédant devant les grands patrons, donne, malheureusement, une réponse claire.
Tenter de faire croire que « le changement peut réussir » sans s’attaquer au système économique est, non seulement, voué à l’échec, mais contribue à entretenir des la résignation et dérouler le tapis rouge au FN.
Ce dont ont besoin les travailleurs citoyens, c’est de courage politique. Courage politique d’augmenter les salaires, d’augmenter les cotisations
sociales si nécessaires, d’arrêter les 33 milliards d’exonération de cotisations sociales cadeaux fait aux patrons et actionnaires. Selon les chiffres officiels, entre 1980 et 2005, la part de
la richesse produite captée par les capitalistes (patrons, actionnaires) est passé de 30% à plus de 42% soit environ 170 milliards en plus par an. Ces milliards doivent nous revenir.
Courage politique de remettre en cause la construction européenne – en commençant par sortir de l’euro.
Ensemble, ne subissons pas, agissons !
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6 mai. Nouveau Président de la République.
17 juin. Nouvelle majorité présidentielle.
CHANGEMENT ?
Le compte est loin d’y être !
Quatre mois après l’élection de François Hollande, seules quelques mesures timides ont été prises en faveur de la population.
Pire, le nouveau gouvernement a pratiquement repris à son compte la politique d’austérité précédente.
Tout ça pour ça ? Après une campagne électorale interminable de plus d’un an, les Français commencent à avoir l’impression que « la montagne a accouché d’une souris ».
Non seulement les quelques mesures prises (retraite à 60 ans pour quelques milliers de salariés largement financée par une hausse des cotisations, fin de la détaxation des heures supplémentaires, timide relance du logement social …) sont loin d’être à la hauteur des besoins mais le gouvernement a repris à son compte la politique d’austérité menée par l’ex-gouvernement Sarkozy et les autres gouvernements européens.
C’est le cas notamment pour les salaires et donc pour l’emploi, pour la santé, pour la reprise de la répression des Roms présentés comme des boucs émissaires ….
Les communistes n’en sont pas surpris : ce résultat était inscrit dans le refus d’une partie de la gauche de s’attaquer à la toute puissance des marchés financiers et de leur « outil » principal : l’Union européenne.
Comment, dans ces conditions, mener une autre politique que celles menées partout en Europe avec les conséquences que l’on connaît en Grèce, au Portugal … mais aussi en Allemagne avec ses 7,5 millions de travailleurs pauvres ?
UN VRAI RASSEMBLEMENT POUR UNE VERITABLE ALTERNATIVE
1981 – 1988 – 1997 – 2012 ? Pour la quatrième fois en 30 ans, la preuve est en passe d’être faite que l’alternance (changement de femmes et d’hommes au pouvoir) n’a rien à voir avec l’alternative politique (une autre politique).
Il ne peut pas y avoir de raccourcis. Il faudra bien, à un moment, bouger les lignes politiques entre une droite décomplexée (qui se rapproche chaque jour un peu plus du Front national) et une partie de la gauche qui, du parti socialiste aux verts en passant par le Front de gauche, promet le changement sans vouloir remettre en cause les marchés financiers, la monnaie unique et l’Union européenne.
Pour les communistes, ce qui compte avant tout ce sont les gens.
Le rassemblement, c’est avec eux qu’il faut le construire, pas avec ceux qui affirment les représenter pour mieux les négliger ensuite.
Dans les entreprises, dans les quartiers, nous sommes des millions à vouloir que notre vie change.
Ensemble, nous sommes une force considérable, capable de bousculer tous les calculs politiciens.
Pour ce qui les concerne, c’est l’objectif auquel veulent contribuer les communistes.
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Plusieurs milliers de suppressions d'emplois chez Peugeot.
IL FAUT IMPOSER à PSA LE RETRAIT DE SON PLAN
3.500 licenciements à Citroën-Aulnay, 1.400 à Citroën-Rennes … 8.000 suppressions d'emplois viennent d'être annoncées par le groupe PSA. Avec les conséquences sur les sous-traitants, ce sont des régions entières qui risquent d'être plongées dans la crise.
Personne ne peut être dupe du tableau financier apocalyptique présenté par la direction pour justifier son plan.
PSA a même dû reconnaître que la fermeture d'Aulnay était préméditée depuis 5 ans.
Un plan d'autant plus scandaleux que PSA a réalisé 600 millions d'euros de profits en 2011 - dont 250 ont été reversés aux actionnaires.
Ce plan n'est pas négociable. Il doit être retiré.
Alors que PSA, comme le reste de l'industrie automobile, a perçu des milliards d'euros d'aides publiques, c'est le retrait pur et simple du plan et le maintien de chaque emploi qui s'impose.
L'industrie automobile a reçu 6 milliards d'euros de prêts avantageux de la part de l'Etat en 2009, 1 milliard de primes à la casse en 2010, elle a profité de la détaxation des heures supplémentaires, du financement public des périodes de chômage partiel … Peut-on négocier avec le licencieur une limitation du nombre de suppressions d'emplois, un quota de nouveaux "emplois jeunes", une participation financière à la reconversion du site d'Aulnay … à coups de fonds publics?
N'est-ce pas d'ailleurs pour cela que l'annonce de 8.000 suppressions d'emplois a surpris par son ampleur?
Ne s'agit-il pas, pour PSA, de se donner une marge de manœuvre pour pouvoir négocier à la baisse son plan tout en le préservant?
Pour mieux délocaliser la production avant de la réimporter?
Obliger PSA à retirer son plan, c'est possible.
Et le gouvernement en a les moyens.
Il a un argument de poids pour cela: le remboursement des aides publiques versées en cas de maintien du plan.
Celles-ci se chiffrent en milliards d'euros et le constructeur automobile ne pourrait que céder.
Il s'agit donc bien d'une question de volonté politique.
Rien ne serait pire, pour un gouvernement élu à gauche, que de multiplier les déclarations d'intention et, au final, laisser les mains libres aux licencieurs - comme l'avait fait Lionel Jospin avec la fermeture de Renault-Vilvorde en 1998.
Il est temps maintenant de passer aux actes et de refuser clairement tout licenciement à PSA.
LICENCIEMENTS "SECS" OU PAS.
Assez d'hypocrisie: un licenciement est un licenciement.
"Il faut éviter tout licenciement sec".
C'est la position du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
Mais, que les salariés partent en pré-retraite ou soient reclassés, un licenciement est un licenciement.
C'est un emploi qui disparaît et ne sera donc plus disponible pour les trois millions de chômeurs actuels, pour les centaines de milliers de jeunes qui arrivent chaque année sur "le marché du travail".
Ce sont les filières professionnelles de l'Education nationale sans débouchés, l mise à mal de notre devenir industriel.
On aura beau jeu ensuite de déplorer la hausse du chômage, le poids financier de ce dernier ou des pensions de retraite alors qu'on aura réduit les rentrées financières (cotisations) et augmenté les dépenses. Le tout, bien sûr, au profit des groupes capitalistes.
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6 euros de plus par mois.
SMIC. LE COMPTE N'Y EST PAS.
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SARKOZY BATTU. ET MAINTENANT?
Augmenter les salaires
Le 6 mai dernier, une majorité d'électeurs a décidé de changer de Président de La République en élisant François Hollande. Les communistes, qui ont contribué à la défaite de ce représentant de "la droite décomplexée", s'en félicitent. Il faut maintenant que ce changement se voit dans notre vie de tous les jours.
Après cinq années d'austérité renforcée, l'urgence c'est maintenant d'augmenter les salaires: le SMIC mais aussi tous les salaires avec le rétablissement de l'échelle mobile des salaires.
C'EST NECESSAIRE
C'est une nécessité pour tous les salariés. Voilà maintenant des années que l'augmentation des salaires se situe en dessous de l'inflation.
Aujourd'hui de nombreuses familles ne "bouclent" leur budget qu'en rognant sur des dépenses essentielles: loisirs, culture, alimentation, voire même les dépenses de santé.
On ne vit pas pour travailler, on travaille pour vivre. Et les besoins à satisfaire sont immenses.
C'est une nécessité pour tous. L'augmentation des salaires, c'est aussi des rentrées plus importantes de cotisations sociales: une sécurité sociale qui rembourse mieux, la possibilité de revenir tout de suite au départ à la retraite dès 60 ans sans décote avec 37,5 années de cotisations ….
C'est aussi des rentrées fiscales plus importantes. Avec les moyens pour l'Etat d'une véritable politique de progrès, de ré-industrialisation, de développement des services publics ..
C'est une nécessité économique. Satisfaire les besoins, c'est aussi produire ce dont nous avons besoin. Et de créer des emplois pour cela!
C'EST POSSIBLE
Contrairement à ce que nous serinent tous ceux qui, de la droite au parti socialiste, veulent nous imposer la "réduction du coût du travail" (en clair, moins de cotisations pour les patrons, davantage d'austérité pour les salariés et leurs familles), c'est possible à condition d'avoir le courage de contester la toute puissance des marchés financiers.
C'est notamment le cas en Europe où l'euro et les règles qui l'accompagnent ont justement été créées contre l'intérêt des salariés et des peuples.
Comme en Allemagne, pays présenté comme modèle alors que le nombre de "travailleurs pauvres" y a explosé pour que leurs patrons puissent exporter à bas prix vers les pays voisins - dont la France.
Plutôt que de tenter de renégocier des traités européens inamendables, n'est-il pas temps de taper du poing sur la table? Et d'affirmer le droit pour notre pays de mener la politique salariale, industrielle, commerciale et agricole qu'il décide … quitte à sortir de l'euro?
C'EST AUX SALARIES DE JOUER.
Faut-il attendre pour cela une volonté politique qui, en l'état actuel, ne viendra ni de la droite évidemment, ni du parti socialiste?
Non, les salariés n'ont jamais rien gagné que ce qu'ils avaient obtenu par eux-mêmes. A chaque fois, c'est contre le grand patronat et les puissances financières qu'ils ont dû arracher, une à une, chacune de leurs conquêtes sociales.
Et il y a besoin pour cela d'un parti communiste fort, influent, déterminé à faire bouger toutes les lignes politiques actuelles plutôt que s'en accommoder.
Le changement cela doit être pour nous. C'est à nous, maintenant, de le construire.
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PARTOUT EN FRANCE
Faisons reculer les idées du Front national
Le premier tour de l'élection présidentielle a vu la progression dangereuse du score du Front national. Dangereuse parce que la droite n'hésite plus à reprendre ses thèses. Dangereuse parce que certains candidats n'hésitent plus à s'en servir pour s'offrir "une belle promotion médiatique". Quitte à le faire encore progresser…
Ce qui fait progresser le Front national, c'est avant tout le manque de perspectives claires et le rejet des partis qui apparaissent comme "établis".
Et c'est particulièrement le cas dans toutes les circonscriptions frappées par la crise: chômage massif, pauvreté, pénurie de logements. A un point tel qu'on ne voit plus comment s'en sortir.
Marseille, Toulon, Hénin-Beaumont n'ont pas besoin
de "sauveur suprême" mais d'une perspective politique claire.
Comment ces idées ne progresseraient-elles pas alors même que les comportements politiciens locaux se multiplient à droite comme à gauche: détournements de fonds publics, compromissions électorales, parachutages? Alors, qu'au bout du compte, élection après élection, rien ne change.
Changer de pratiques politiques.
==> Changer de pratiques politiques, c'est avoir le courage de dire d'où viennent les difficultés subies et comment les surmonter.
Peut-on ainsi multiplier les promesses sans dire NON au pouvoir de l'argent-roi.? Celui qui, aux noms de la construction européenne et de l'Euro, pousse les salaires à la baisse, favorise la spéculation immobilière, détruit notre système de santé, repousse l'âge de la retraite et exige le remboursement d'une dette qu'il a artificiellement créée?
==> Changer de pratiques politiques, c'est avoir le courage d'affirmer que le rejet de l'autre non seulement ne réglera rien mais aggravera davantage encore nos problèmes. C'est bien d'ailleurs le rôle que s'est assigné le Front national: diviser entre eux Français et étrangers, femmes et hommes, salariés des secteurs privé et public pour mieux les désarmer. N'est-il pas évident que les seules catégories sociales que la milliardaire Le Pen "laisse tranquilles" ce sont les grandes fortunes?
La nécessité d'un parti communiste fort, influent, courageux.
Et il y a besoin pour cela d'une force politique différente des autres.
Une force politique qui préfère s'adresser aux citoyens, défendre leurs intérêts en toutes circonstances plutôt que d'oublier ses valeurs au profit d'accords politiciens.
Une force politique forte de dizaines de milliers de militants qui, quotidiennement, vivent les mêmes difficultés que ceux à qui ils s'adressent - leurs collègues de travail, leurs concitoyens - et les invitent à agir avec eux plutôt que de venir "d'en haut" leur donner des leçons.
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