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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 20:00

« Vive la France soviétique ! » Charles Michels, 22 octobre 1941, Châteaubriant

 

edt pour vivelepcf

 

« Vive la France soviétique » : Charles Michels a pu écrire ces derniers mots sur une planche du baraquement du camp de Châteaubriant où lui et ses 26 camarades attendaient leur exécution. Ces mots, le dirigeant et député communiste, le responsable syndical, les a bien pesés.

111027_charles_michels.jpg 

70 ans après le 22 octobre 1941, l’assassinat des 27 martyrs communistes de Châteaubriant continue de marquer l’histoire et le présent. En témoignent toutes les interprétations et récupérations politiques dont il fait l’objet.

 

A travers la figure juvénile de Guy Môquet et de son émouvante lettre à sa famille, M. Sarkozy et ses conseillers ont essayé d’enrôler les résistants communistes dans un mouvement vague et unanimiste pour mieux nier l’organisation communiste.

La tentative a fait long feu. Le Président n’y revient plus car elle se retourne contre lui.

En ces temps de crise aigüe du capitalisme, l’engagement réfléchi, malgré le jeune âge, du lycéen communiste ne peut qu’aider le sentiment de révolte de la jeunesse d’aujourd’hui à se structurer à retrouver les voies de l’organisation léniniste qui était la sienne.

 

D’autres, en phase avec l’air du temps, c'est-à-dire de l’idéologie dominante, voudraient – quel conformisme ! – assimiler l’engagement de ces grandes figures communistes à de « l’indignation », leur perspective révolutionnaire à un simple parti pris « humaniste ».

 

De l’indignation, oui il y en a eu en 1941 à Châteaubriant : l’indignation de la population castelbriantaise, dans une région pourtant largement dominée politiquement par la réaction. L’exécution de nos camarades souleva un mouvement profond de solidarité devant l’injustice, le crime de l’occupant et de ses valets. Grâce à l’action notamment de quelques communistes, souvent institutrices et instituteurs, des réseaux de résistance conséquents se constituèrent, aidèrent aux évasions d’autres internés dans les mois et années suivants, sabotèrent.

 

Mais le 21 octobre 1941, la réflexion de nos 27 camarades n’est pas celle d’indignés de la veille. Elle est celle de militants communistes hautement conscients du combat à venir. Les collabos qui les ont arrêtés dans leur travail de reconstitution du PCF en 1940 ne se sont pas trompés. Le ministre collabo Pucheu ne s’est pas trompé en sélectionnant précisément le nom des otages à exécuter. Les nazis ne sont pas trompés en les assassinant. Entre communistes et fascistes rien d’autres ne peut couler que des rivières de sang.

L’exemple qu’ils voulaient donner est encore aujourd’hui un Exemple pour les travailleurs et la jeunesse.

 

Dans leur dernière nuit, nos camarades comprennent que toute résistance physique est vouée à l’échec. Ils réfléchissent, notamment Charles Michels, à comment leur mort pourra avoir la signification maximale pour continuer la bataille dont ils pressentent les développements. Jusqu’au bout, l’organisation communiste, indissociable de la perspective du socialisme, dont l’URSS est le symbole et la réalisation, fait de ces hommes, d’âges et d’expériences différents, des militants si hautement conséquents, si hautement communistes.

 

Organisation révolutionnaire et perspective révolutionnaire : voilà ce qui a conduit les 27 à cet acte héroïque, si réfléchi.

Ils étaient communistes, matérialistes, non point idéalistes, indignés, humanistes ou que sais-je encore. C’est pour cela que Pucheu les a choisis, que les nazis les ont tués, que Sarkozy et d’autres tentent de déformer leur mémoire, que, communistes français, nous les honorons.

 

Avec Charles Michels, clamons : « vive la France soviétique ! »    111027_chateaubriant.jpg

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assumons l'histoire du PCF
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commentaires

F. Bouchon 27/11/2011 01:31

Article très intéressant mais il faut peut-être préciser que sur les 27 fusillés de Châteaubriand, seuls 25 sont effectivement des camarades de notre Parti au moment de leur assassinat. Les deux
autres sont devenus ce qu'il faut bien appeler des renégats à la suite du Pacte germano-soviétique et ont rejoints les trotskistes. Dans le camp même de Choisel, ils ont d'ailleurs été mis à
l'écart par les détenus communistes.