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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 17:27

Une campagne d’affichage pour le cinéma : anticommuniste et diffamatoire.

 

L’anticommunisme devient-il un faire-valoir du cinéma ou est-ce l’inverse ?

 

film-anti.jpgPresque tous les kiosques à journaux parisiens sont parés depuis quelques jours de l’affiche d’un film roumain, « les Contes de l’âge d’or », qui doit sortir assez confidentiellement sur les écrans le 30 décembre 2009.

Jusque là rien à dire sauf que cette affiche comporte sur un tiers de sa surface une citation célèbre, mais déformée, de Georges Marchais sur le « bilan globalement positif des pays socialistes ».

 

L’impact commercial de cette publicité est incertain. Sur ce plan, il est intéressant de constater que le nom de Georges Marchais reste un repère largement significatif.

 

Mais l’intention politique de l’opération publicitaire, elle, ne fait pas de doute.

Il s’agit d’illustrer, en prolongeant la campagne récurrente de l’idéologie dominante, le leitmotiv selon lequel le PCF aurait défendu sinon cautionné aveuglément des régimes peu recommandables, tantôt pitoyables, tantôt horribles. Comme on invite à déduire que le communisme l’est en lui-même.

 

Un film « de là-bas » fait fonction sinon de preuve, du moins de témoignage.

Même et surtout pour l’immense majorité qui n’ira pas le voir. Et aussi pour tous ceux qui ignorent qu’il est financé par les capitaux français du producteur « Why Not Productions », liés au cinéma « le Panthéon » (repaire parisien de « nouveaux » philosophes vieillissant dans leur jus anticommuniste).  

 

D’après les critiques, le film, qui était présenté à Cannes, dépeint de façon humoristique des scènes de la vie quotidienne dans les années 70 et 80 qui peuvent être aussi bien interprétées comme des formes d’arrangements avec le régime que laisser planer une certaine nostalgie. On est loin d’une peinture de tragédie. Et pourtant, c’est en Roumanie que cela se passe, pays du bloc socialiste qui était loin d’être le plus avancé économiquement et politiquement et où, dès le début des années 80, les acquis du socialisme étaient remis en cause par Ceaucescu.

 

Mais l’affiche des distributeurs français n’est pas qu’intellectuellement malhonnête. Elle est proprement malhonnête.

 

Georges Marchais n’a jamais prononcé la phrase qui lui est prêtée : « le bilan des pays communistes est globalement positif ». Les résolutions de congrès du PCF et son secrétaire général ont estimé que le « bilan des pays socialistes l'était ».

Jamais, le PCF n’a considéré que les pays de l’est avaient atteint le stade du communisme, ce qu’ils ne revendiquaient pas non plus eux-mêmes.

Les mots ont un sens précis : socialisme, communisme. Bien sûr cela dérange certains propagandistes de la gauche caviar, qui usurpent le nom de « socialiste ». Mais cela ne les autorise pas à falsifier la citation de Georges Marchais.

 

Le PCF et Georges Marchais lui-même sont revenus sur cette expression de « bilan positif ». La formule des années 79/82 caricature à nos dépens la vérité que nous voulions et voulons défendre.

Nous ne pouvions pas et nous pouvons pas accepter de laisser jeter les acquis précieux et incontestables des expériences socialistes issues de la Révolution d’Octobre, pour ces peuples eux-mêmes mais aussi, dans un cadre de lutte de classe mondiale, pour les peuples opprimés et les travailleurs du monde entier. Mais contrairement à la logique comptable, le positif n’efface pas le négatif et vice versa. L’analyse nécessaire des erreurs, parfois tragiques, de ces expériences ne peut se résumer à une soustraction. Nous en étions déjà bien conscients en 1980. Nous le sommes encore plus aujourd’hui.

 

Justement, parce que les mots socialisme et communisme ont un sens, que ces perspectives ouvrent toujours la voie à une société nouvelle libérée de l’exploitation capitaliste.

 

A leur façon, en les combattant, les publicitaires le reconnaissent comme le vice rend hommage à la vertu.

 

La direction du PCF doit exiger la suspension de la campagne d’affichage et la rectification publique du mensonge sur les propos prêtés à Georges Marchais.

 

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assumons l'histoire du PCF
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commentaires

Damian D. 12/01/2010 16:30


Bonjour,

Eh oui, tout est bon pour ridiculiser le communisme.

J'invite les camarades à corriger toute affiche à leur portée, en recouvrant le mot "communistes" pour le remplacer (comme le dit l'article) par le mot original, "socialistes" (si possible en
toutes majuscules et dans une autre couleur, pour bien attirer l'attention des passants). Et d'ajouter à côté ou en dessous de la signature de Georges Marchais l'inscription "Merci de ne pas
déformer la phrase originale".


MARAT EL MOKRANI 24/12/2009 17:44


20 ans aptrés on ne se trompera pas en disant que le bilan de la politique de restauration du capitalisme est Globalement sinon totalement négatif dans les ex pays socialistes.