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2012: POURQUOI MELENCHON N'EST PAS NOTRE CANDIDAT

 

CAMPAGNE POUR LA RUPTURE AVEC L'UE DU CAPITAL ET LA SORTIE DE L'EURO:  Signez l'appel PCF! Actualité.

 


       
Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 15:19

Primaires PCF, les « sauveurs » en piste : après Chassaigne, Gremetz, Gerin...

 

Pour nous comme pour beaucoup de communistes, ce spectacle lamentable était inconcevable. Nous voilà, comme au PS ou au Parti démocrate américain, plongés dans des « primaires » pour désigner les candidats à la candidature aux présidentielles de 2012. C’est affligeant !

 

La responsabilité entière de ce processus politicien et malsain revient à la direction du Parti qui a imposé en juin 2010, à l’occasion d’un faux « congrès », le principe de candidature commune du « Front de gauche » pour les législatives et présidentielles de 2012.

Elle vient d’aggraver le processus en faisant voter au Conseil national du 7 janvier 2011 le report du congrès prévu en juin 2011.

Les communistes devront se prononcer sur des noms de candidats sans avoir discuté et décidé de l’orientation de la campagne. Le lien avec les luttes en 2011 est éludé. Les choix fondamentaux d’affiliation (ou non) sur le PS et sur l’UE du capital seront décidés ailleurs.

 

Deux candidatures étaient déjà enregistrées. Avec la stratégie du Front de gauche, la direction du PCF a mis en piste Jean-Luc Mélenchon. Depuis juin 2010, elle a mis progressivement en avant la candidature de l’élu communiste André Chassaigne, qui permet de canaliser les communistes, choqués par les prétentions de Mélenchon, vers le Front de gauche.

 

Dans le scénario des « primaires », comme on pouvait s’y attendre, d’autres candidatures, aussitôt qualifiées « d’orthodoxes » par la presse bourgeoise, se sont déjà fait connaître.

De quoi renforcer la confusion des communistes dans ce processus réducteur et destructeur pour notre parti.

 

Dans le France-Soir du 12 janvier 2011, Maxime Gremetz s’annonce candidat à la candidature contre Mélenchon. Personnage médiatisé, Gremetz a une image d’élu combatif, d’origine ouvrière, aux coups d’éclat plus ou moins heureux. Depuis plusieurs années, il s’est surtout manifesté comme parlementaire et comme candidat à tout type d’élection. Sa candidature revêt un caractère personnel.

 

André Gerin, député, ex-maire de Vénissieux, s’est également porté « officiellement candidat à l’élection présidentielle ». Il avait déjà annoncé son intention dans plusieurs interviews à la presse. Avec quelques autres, Gerin a été aussi à l’initiative d’un appel pour une candidature communiste en décembre 2010.

Sa candidature se veut « identitaire », dirigée contre « l’effacement » du PCF, destinée à « régénérer le PCF ». Mais certains positionnements personnels de Gerin, largement diffusés ces dernières années, disqualifient dangereusement ces objectifs généraux que de nombreux communistes partagent.

Entre autres, les dérapages de Gerin sur les questions de la sécurité et de l’immigration sont intolérables. De façon récurrente, il partage le « diagnostic » et la méthode du nettoyage au Kärcher de Sarkozy (« à condition qu’on cible petits et gros » - Le Progrès 3 septembre 2010). Il a repris à son compte la phrase odieuse de Chirac sur le « bruit et les odeurs » (dans son livre « Les Ghettos de la République »). Il s’est inscrit dans le débat nauséeux sur l’identité nationale, après avoir donné une caution de « gauche » au débat sur la burqa téléguidé par le pouvoir. Il estime « dommageable » que « les racines judéo-chrétiennes de l’Europe ne soient pas mentionnées dans la Constitution européenne » (in Familles Chrétiennes du 10 mai 2010). N’en jetons plus !

On comprend aisément l’aubaine que représente un tel repoussoir pour déconsidérer les idées communistes.

D’autant plus que ses dérives ne se limitent pas aux questions de société. Gerin se fait aussi régulièrement le défenseur du « capitalisme des métiers et des savoir faire », des « capitaines d’industrie » et du patronat de l’UIMM.

Gerin est prêt à être candidat de toute façon. Il le dit au Journal du dimanche du 29 décembre 2010 en réponse à la question « pourriez-vous présenter en votre nom et sans l’appui du Parti (si le PCF adoubait Mélenchon) ? » : « Si c’est nécessaire, absolument. Peut-être alors que j’aurais le soutien d’une partie du Parti ».

Gerin se place dans une perspective d’éclatement du PCF, d’une recomposition politique, laissant le champ libre aux liquidateurs.

Le 19 mars 2009, il participait à Malakoff à une réunion « pour faire vivre et renforcer le PCF » mais c’était pour mieux, le lendemain, présider un meeting du PT-POI (parti ouvrier indépendant des travailleurs) et lancer un appel avec son secrétaire Gluckstein. De quoi s’assurer les signatures d’élus que la droite accorde à cette officine anticommuniste pour qu’elle présente un candidat aux présidentielles.

 

On mesure quel crédit accorder à un prétendu opposant comme André Gerin et le danger qu’il y a, au moment où ce que représente le PCF suscite un intérêt nouveau dans la lutte des classes, à laisser ce type de personnalité nous déconsidérer.

 

Le cadre des primaires, avec Mélenchon, Chassaigne ou Gerin est propre à perdre les communistes, à les pousser, notamment ceux qui sont isolés, à se raccrocher à telle ou telle branche.

Sur ce site, nous faisons le choix de l’organisation communiste, de la lutte, d’un programme communiste de rupture, le choix de faire vivre et renforcer le PCF. Dans la durée parce que plus que jamais, face au capital, le peuple a besoin de notre parti.

Par Vive le Parti Communiste Français - Publié dans : 2012 : Consultation PCF
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