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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:15

 

La déception est immense à Noisy-le-Sec.

Aux municipales partielles des 5 et 12 décembre 2010, la gauche a perdu la mairie. Pour les communistes, la perspective de reprendre, défendre et développer l’œuvre de la municipalité communiste, longtemps dirigée par Roger Gouhier, s’éloigne encore.

 

Le résultat est sévère. La droite « centriste » du notaire Laurent Rivoire obtient 54,72% au second tour. Pourtant la gauche était sortante et avait repris la municipalité en 2008. Pourtant, nous sortons d’un mouvement national pour les retraites contre le pouvoir de droite auquel les Noiséens ont participé au moins autant, sinon plus, que le reste du pays. Pourtant en 2005, ils avaient voté à 63,06% (avec 65% de participation) contre la constitution européenne défendue par la municipalité de droite d’alors.

101214_Noisy.jpg

Des explications immédiates apparaissent.

 

L’élection partielle a été provoquée par la démission en bloc des élus Europe-écologie-Les-Verts suivie de celle des élus PCF et apparentés.

Une liste s’est constituée contre la maire sortante PS, conduite par Gilles Garnier, membre de l’équipe dirigeante nationale du PCF et par Anne Deo (EEV) qui figurait sur la liste PS en 2008. Des meetings communs PCF-Europe-écologie sont organisés avec notamment Dominique Voynet, la dirigeante « verte » qui se félicite d’avoir débarrassé Montreuil de sa municipalité communiste. Il n’y avait en outre que sept adhérents du PCF sur la liste, Garnier compris. Le Parti de gauche a pu placer des candidats et a gagné finalement une élue.

Pas sûr dans ces conditions que les raisons de la division à gauche aient pu être comprises par tous.    

Au premier tour, la liste PCF-Europe-écolos devance largement la liste de liste de la maire sortante PS. Au second tour, il manque une centaine de voix sur 3400. Les traces de la division, la volonté récurrente de l’appareil PS en Seine-Saint-Denis, conduit par le président du Conseil général Bartolone, d’éradiquer le PCF de son ancien bastion, ont certainement pesé.

La droite, au contraire, réussit parfaitement la fusion entre la liste « Nouveau centre » et la liste UMP. Elle gagne 750 voix entre les deux tours. Sans atteindre les niveaux de Dassault à Corbeil, où avait lieu le même jour une élection partielle, la droite sait rassembler les catégories qui lui sont plus favorables et pratiquer un clientélisme habile, sur fond de résignation à tout changement, même dans les quartiers les plus pauvres.

Les experts en la matière du 9.3. étaient les premiers à applaudir dimanche soir : le populiste racisant maire du Raincy Eric Raoult (rapporteur sur la Burqa), le pseudo-social centriste Lagarde, maire de Drancy.

 

Mais il est nécessaire de rechercher des explications plus profondes. Un chiffres, entre tous, doit attirer notre attention, celui de l’abstention : 63,51% au 1er tour, 59,89% au second tour, un niveau, même pour des élections partielles, très élevé pour des municipales, par nature plus proches des gens.

 

Depuis des années l’organisation du PCF à Noisy comme ailleurs, est laissée en déshérence, malgré l’effort de quelques uns. La période de la Mutation réformiste depuis la fin des années 90 a été fatale aux cellules, si essentielles dans les quartiers. Bien sûr, c’était difficile de les faire vivre mais c’est devenu impossible sans impulsion des directions et sur la ligne de la « gauche plurielle ».

Les travailleurs, les pauvres à Noisy comme ailleurs attendent manifestement autre chose que le discours sociétal-bobo de Mme Voynet, ne comprennent rien aux calculs politiciens, se moquent de la démocratie « participative » bidon.

 

Depuis des années à Noisy comme ailleurs, le PCF, certes attaqué et affaibli, ne fait plus le choix avant tout de la lutte des classes, partant des préoccupations immédiates des populations.

Le Front de gauche, avec ou sans les écolos, les spéculations sur les élections de 2012, ne peuvent pas constituer un point de repère pour elles, même pas pour les communistes qui ne demanderaient qu’à « reprendre du service », ce que certains ont fait pendant cette dernière campagne.

 

Une ligne de classe, un parti communiste foncièrement rivé sur elle, voilà le besoin qui vient de s’exprimer à Noisy-le-Sec, du moins en négatif, pour résister dans la ville et la reconquérir dans l’intérêt du plus grand nombre en 2014, contre la politique au service du capital et ses effets.

 

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans POLITIQUE
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cotty 16/12/2010 08:47


Je ne méditerais pas devant ces résultats dévastateurs pour les plus démuni-es, les laisser pour compte le choix est vite faite devant le manque de perspectives à leurs intenses souffrances.Le
brouillard opaque des combinaisons politiciennes,ne les éclairent plus. L'abstention massive de l'électorat populaire prouve à Corbeil Essonne et à Noisy-le-Sec que l'espoir à fait face à une
profonde amertume, devant le fossé grandissant entre leurs besoins et cet rassemblement hétéroclite d'organisations qui divisent profondément au lieu de rassembler!Seul un parti communiste fort et
influent, annonçant des objectifs anti-capitalistes clairs et précis pourra les convaincre de retourner aux urnes.Hélas le travail de sape des liquidateurs mutants donnent les arguments à une
droite fascisante et déchainée.Le magnifique outil forgé par le PCF à été détruit, il faut reconstruire à la base et non au sommet cette unité populaire. Faudra-t-il boire le fiel jusqu'à la lie.
Saluts fraternels à ceux qui contre vents et marées continuent la lutte. Jean-Louis