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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 17:07

Par vivelepcf@laposte.net

« La concurrence libre et non faussée », selon le texte du Traité de Lisbonne, plutôt la « concurrence de tous contre tous », voilà l’instrument pour détruire tous les services publics. Dans le rapport de force de la Libération, grâce au PCF, de grands monopoles publics ont été conquis. En France, la notion de « nationalisation » a pris un caractère hautement progressiste, que nous avons pu placer dans une perspective socialiste. Ces conquêtes ont court-circuité le processus de concentration des oligopoles privés analysé si justement par Lénine après Marx.

Il n’était plus question de la nationalisation des pertes et de la privatisation des profits comme cela avait était le cas auparavant (ex : la nationalisation des Chemins de fer de l’ouest en 1909) ou comme on vient de le voir à la faveur de la crise de 2009 aux Etats-Unis (General Motors) ou en Grande-Bretagne (secteur bancaire). En France le gouvernement s’est bien gardé de nationaliser pour renflouer les banques. C’était bien trop risqué eu égard à cette histoire et cette réalité encore présente de l’existence d’un large secteur nationalisé monopolistique.

L’existence des monopoles publics a aussi donné un modèle économique porté par des acteurs publics dans des secteurs restés ou redevenus concurrentiels (ex : l’audiovisuel encore aujourd’hui, ou l’automobile avec Renault) et un modèle social.

La casse des monopoles publics, l’éradication de l’esprit de service public qu’ils portent est une priorité obsessionnelle pour le capital. Tous les arguments sont bons. Le processus est avancé depuis les années 80.

Doit-on considérer pour autant que la bataille est terminée, qu’il faudrait se résigner ? C’est ce que l’on comprend de discours « pro-européens » émanant même de certains dirigeants de la CGT et du PCF. Le « Service public à la française », assimilé scandaleusement à un vecteur de nationalisme, ne serait même pas compréhensible pour les autres progressistes européens nous expliquait Francis Wurtz pour faire passer l’adhésion au PGE en 2003 (!).

Membre tout à la fois de la direction de l’entreprise RATP, de la direction de la CGT RATP et de celle du PCF RATP, Michel Rizzi, écrit dans le n°2 de la « Revue du projet » : « Le monopole public, à la condition expresse qu’il soit géré de façon réellement démocratique, est certainement l’organisation la plus pertinente en termes d’efficacité. Mais supprimer la concurrence, notamment à travers une modification en profondeur des traités européens, ne peut pas être un préalable pour avancer. Un premier objectif est certainement de conserver, de conquérir ou de reconquérir un opérateur public dans chaque grand domaine concerné, tout en admettant qu’il sera nécessairement et pour une longue durée en compétition avec des sociétés privées. »

L’UE du capital et la concurrence libre et non faussée comme horizon indépassable ! On comprend le refus de certains de mener la bataille pour défendre les régimes spéciaux de retraite, le statut des entreprises publiques, son acceptation de la politique du Syndicat des transports d’Ile-de-France à direction PS, aménageant la concurrence.

Communistes, cela ne peut pas être notre position.

Le service public est attaqué comme jamais. Au 1er janvier 2011, le monopole juridique de La Poste sur le courrier de moins de 50g a été supprimé, avec une directive européenne (La « votation » de « toute la  gauche » en 2009 avait d’ailleurs refusé de mettre ce point en question). Veolia s’allie avec Trenitalia pour faire rouler, sur les mêmes voies, des trains privés de voyageurs contre la SNCF. Avec la loi NOME, EDF va livrer à prix coûtant l’électricité d’origine nucléaire financée par les usagers et la collectivité pour qu’elle soit revendue au prix fort par le privé.

Pas question d’accepter cela comme une fatalité ! Les ressorts du service public d’entreprise publique, reposant sur les monopoles publics historiques, sont toujours actuels, largement partagés, à l’heure où même la « gauche » de l’idéologie dominante se met hypocritement à vénérer le programme du CNR.

Défendre et reconquérir les monopoles publics, des nationalisations démocratiques, refuser l’application des traités, directives et autres règlements européens illégitimes est une obligation pour promouvoir l’intérêt général, la coopération internationale entre services publics et peuples face aux prétentions du capital européen et mondial.

Nous ouvrons la réflexion par plusieurs articles traitant concrètement de différents secteurs d’activité. Parce que c’est fondamental.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF - projet
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commentaires

ZAPATA 06/03/2011 21:11


Il y a au moins un pays au monde qui ne pratique pas du tout cette idéologie capitaliste de la concurrence libre et non faussée : La Chine qui pour moi est encore un pays communiste. Et cela donne
10% de croissance des excédents monstrueux, et des investissements dans ses infrastructures publiques et en monopole public non moins monstrueux : 20 000 km de TGV, ports ultra modernes, réseaux de
telecoms en passe d'être les plus modernes du monde devant le Japon et la Corée du SUD qui eux-mêmes parceque l'Etat y a investi massivement en monopole sur le réseau des opérateurs historiques,
ces 2 pays ayant 10 ans d'avance sur les USA et l'Europe dont les réseaux sont viellissants.
La Chine va devenir l'exemple à suivre pour les communistes et les progressistes.