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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:03

Les partis communistes européens entre « transformation-liquidation » et renouveau.

 

Cet article constitue une introduction à une série d’études par pays, le cas de l’Espagne étant traité dans ce numéro. Article publié par

 

tout

1989-1991 : l’idéologie capitaliste sonne la « fin de l'histoire », la fin du « communisme ». Elle a trouvé un écho au sein des partis communistes eux-mêmes. Les vagues gorbatchéviennes, avant cela eurocommunistes, l’institutionnalisation de ces partis avaient préparé le terrain.

Dans tous les partis communistes d’Europe, des groupes dirigeants, qu’ils s’intitulent « rénovateurs », « réformateurs », « refondateurs », « modernisateurs » s’appuient sur le sens apparent de l’histoire pour engager un processus de rupture avec les fondements de l’organisation communiste.

 

Selon leur propre histoire, l’état de leur organisation, son lien avec le mouvement de classe, les partis communistes n’ont pas tous évolué au même rythme ou dans la même direction. Deux conceptions divergentes, d’abord floues, se précisent et s’affrontent. L'une s’intègre dans une gauche institutionnelle d’accompagnement du capitalisme. L’autre défend la théorie marxiste, l'organisation issue du léninisme et sa place dans la lutte des classes.

 

Dans la plupart des pays de l’est (à l’exception notable de la République tchèque), les directions sabordent les PC en quelques mois. Des PC se reconstituent difficilement, dans un contexte de criminalisation du communisme. Le plus grand parti communiste d’Europe de l’ouest leur a emboîté le pas, le PCI, abandonnant son nom, est devenu maintenant un « parti démocrate » à l’américaine, laissant sur sa gauche un groupement hétéroclite « Refondation communiste » (PRC). Le parti suédois a également changé de nom et de ligne sans aller jusqu’au même point.

 

En Grèce, au Portugal (ou au Luxembourg), la réaffirmation d'une ligne communiste finit par l’emporter dans l’organisation historique. Les éléments réformistes s’intègrent dans de nouveaux groupements de « gauche ».

 

Dans la plupart des pays qui ont connu des partis communistes forts, et on peut considérer que c’est le cas de la France, l’affrontement traverse toujours les partis historiques. Les contradictions s’accusent entre la stratégie des groupes dirigeants et ce que continuent à représenter ces partis, leur identité, les luttes animées par les militants. Confusion et ambiguïté demeurent.

 

Les similitudes sont grandes entre les options suivies par les directions dans les années 90 et 2000, en Italie (PRC), en Espagne, en France… Elles sont marquées par la priorité accordée à la participation aux institutions (ex : aux gouvernements Prodi, Jospin), par l’acceptation du cadre européen de l’UE du capital, par d’importants abandons théoriques, par la recherche de la dilution des partis communistes dans une gauche recomposée ou la séparation historique avec la social-démocratie est supprimée. Izquierda Unida en Espagne (« Gauche unie »), Linke en Allemagne (« Gauche »), « Fédération de la gauche » (après l’échec de la « Gauche arc-en-ciel ») en Italie, « Front des gauches » en Belgique, « Front de gauche » maintenant en France... marquent partout la ligne d’effacement, de disparition des partis communistes d’Europe.

 

En 2004, la création du Parti de la gauche européenne a institutionnalisé ces connivences. Le PGE est un parti politique européen financé par la Commission européenne pour promouvoir « l'idée et l'intégration européennes ». Il ne vise non pas à coordonner les partis dans leur diversité mais bien, par sa nature même de parti européen, à promouvoir, depuis sa création en 2004, la création de « sections nationales du PGE » acquises à l'idée qu'une « autre Europe sociale, écologique et solidaire » est possible. Le PGE, autour de cette ligne clairement réformiste, européiste et liquidatrice, adapte ensuite sa tactique à l'état d'avancement du processus de liquidation dans chaque pays: en Espagne et en Italie, il répond aux échecs par la fuite en avant: « refondation » d'Izquierda Unida et projet « Fédération de la Gauche », inspiré de l'expérience espagnole, en Italie, pour tuer dans l'œuf les projets de reconstruction des PC. Le PGE soutient en Allemagne et en France la création de « Partis ou de coalition de gauche ». Au Portugal et en Grèce, il appuie des « Blocs de Gauche » (Portugal) ou « Coalitions de gauche » (Grèce) contre les Partis communistes de masse et de classe. En République Tchèque, il soutient les tendances droitières dans le Parti communiste.

 

Mais vingt ans après 1989, le vent de l'histoire tourne. Le capitalisme connaît des crises de plus en plus profondes. L’idée du socialisme est revalorisée dans les masses. Le discours d’autoflagellation de dirigeants communistes sur les « valises de plomb » que traineraient les partis communistes ne portent plus.

 

Les expériences réformistes ont connu des échecs flagrants que leurs promoteurs ne peuvent plus attribuer au passé. Les partis héritiers de la tradition communiste qui se sont fondus dans la « gauche » ont participé à la gestion loyale du capitalisme. Ils ont perdu tout ou partie de leur identité et de leur raison d’être pour les travailleurs.

 

Les désastres électoraux se sont succédé, malgré les recompositions électoralistes. La Gauche unie espagnole a chuté à 3%. Le regroupement de la “Gauche arc-en-ciel” italienne a divisé par 3 les anciennes voix communistes. Le cas allemand correspond à une situation très particulière.

 

Les partis communistes qui assument et font vivre leur identité communiste ne sont pas condamnés à l’échec électoral au contraire : entre 8% et 10% en Grèce, entre 7 et 11% au Portugal, autour de 12% en République Tchèque, 35% à Chypre (en Russie de 15 à 20%).

 

Dans les luttes sociales intenses que connaissent leurs pays, les partis communistes grecs et portugais sont à l'avant-garde en portant un projet d'alternative politique résolument antagoniste à celui de la droite, de la social-démocratie et de l'UE.

Ils contribuent à l’existence d’un mouvement syndical de classe quand les syndicats historiquement liés au PCI et au Parti communiste espagnol, la CGIL et les Commissions ouvrières, n’en finissent plus de glisser dans l’accompagnement. Au PGE correspond étroitement la Confédération européenne des syndicats, la CES, qui est, entre autres, l’un des plus influents suppôts du traité de Lisbonne.

 

Le besoin de partis communistes plus forts face au capital s’exprime de plus en plus nettement. Le processus de disparition des partis communistes et de ce qu’ils représentent, concerté avec le PGE, n’est pas une fatalité.

 

Une alternative existe qui refuse le cadre strictement européen, qui respecte la diversité nationale des partis communistes et ouvriers tant qu'ils partagent les mêmes principes organisationnels et idéologiques, portent une alternative anti-impérialiste et anticapitaliste (donc anti-UE).

Une coordination des Partis communistes se met progressivement en place. Elle rassemble des partis communistes de masse en pleine expansion (Afrique du Sud, Inde voire Japon), des partis à l'avant-garde de la lutte de classe en Europe (Portugal, Grèce), des partis représentant encore pour des millions de personnes la résistance à la restauration capitaliste (République Tchèque, Russie), des Partis acteurs des mouvements révolutionnaires en Amérique Latine (Cuba, Venezuela). Des rencontres internationales sont organisées, des appels lancés. La direction du PCF reste pour l’instant presque toujours aux abonnés absents. Cela peut et doit changer. 

 

Entre la ligne du PGE et une ligne communiste, il n'existe pas de troisième voie. La ligne PGE a échoué sur tous ses objectifs avoués, électoral et social, hormis sur un, plus caché et pourtant non secret, celui d’anesthésier le mouvement communiste. La nécessité de notre temps est au contraire de faire vivre et de renforcer les partis communistes.

 

Nous ferons tout notre possible pour mettre en avant les points d’appui que peuvent représenter pour l’avenir du PCF les expériences du mouvement communiste international.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Mouvement communiste international
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commentaires

boverd 18/12/2010 13:33


à chypre,les 35% sont recueillis par un parti qui ne s'intitule pas parti communiste.Quant aux 15%eds partis communistes ruses qui se détestent entre eux ,ils ne pèsent rien comparé au parti
communiste chinois qui fait 100%et qui leur a fait la guerre en 1969.


cotty 22/09/2010 20:06


Seait-il possible de traduire le texte de Rodriguez Bauza!
Merci infiniment. Jean-Louis


PrensaPopularSolidaria Comunistas Miranda 22/09/2010 19:36


RATIFICACIÓN DEL COMUNISMO Y DE LOS PARTIDOS COMUNISTAS
Por: Faustino Rodríguez Bauza

En nuestros Blogs, medios de comunicación y orientación política que constituyen nuestra Red Comunicación Comunista Mirandina, y principalmente en el Diario Digital Prensa Popular Comunistas
Miranda, mantenemos un encuadre donde se puede leer, con el título de "Ante dudas y tambaleos", lo siguiente:

Por algunos sitios se presentan dudas y tambaleos. Hay quienes ante el fracaso de la alternativa reformista de "izquierda" en España, luchan firmemente por un carácter revolucionario de IU contra
quienes proponen reincidir en opciones reformistas de la IU.-En Francia, está latente una opción de "dejar el carácter comunista del PC Francés".Al igual que en Italia hay hasta quienes dicen que
se deben convertir los comunistas, los Partidos Comunistas, en corrientes sociales o en corrientes filosóficas dentro de otros Partidos de izquierda, socialdemócratas, etc Por Italia, un dirigente
del Partido Refundación Comunista con criterio liquidacionista propone que "el comunismo deberá ser solo una corriente social".-Están ciegos. Por el contrario la clave está en organizar a la clase
obrera para la lucha consecuente hacia el comunismo, sin disfraces ni concesiones.Donde se está haciendo estamos avanzando.- No hay otra opción.-"

Esa es, en resumen, la posición que asumimos los comunistas venezolanos, y la venimos exponiendo en estos periódicos blogs comunistas, a los que muy expresamente les colocamos en sus nombres la
palabra Comunistas en cada uno de ellos, para que quede claro, como se dice por aquí corrientemente, que "palante es p´allá", o sea, para el comunismo, sin cuentos, y desde ya.

No creemos en esos cuentos que andan rondando por España, por Francia, por Italia, en alguno que otro país, donde de una u otra manera tratan de paralizar las ideas comunistas, el marxismo
leninismo y su expresión orgánica en la lucha por el socialismo en vías al comunismo, encarnadas orgánicamente en los Partidos Comunistas.-

La Clase Obrera y los Partidos Comunistas son una identidad social , identificadas perfectamente en el objetivo de la lucha por el comunismo, lucha que ineluctablemente tendrá éxito, porque se basa
en premisas teóricas reales e indestructibles, parte de una realidad presente en la sociedad capitalista y su conformación económica y como sistema económico social.Por eso los Partidos Comunistas
y la Clase Obrera forman una unidad en la lucha por el socialismo y el comunismo, y ninguna corriente reformista y o liquidacionista podrán lograr éxito en su objetivo de hacer desaparecer a los
Partidos Comunistas.-

Por el contrario, lo que le hace falta a Europa es que aparezcan, dentro de los Partidos Comunistas actuales, y desde fuera de ellos, los comunistas verdaderamente comprometidos con la lucha por el
socialismo y el comunismo, por desarrollar al lado de estas luchas las luchas inmediatas de defensa de intereses de la clase obrera en el seno de las sociedades todavía capitalistas.-

Comunistas que emprendan la reconstrucción y desarrollo de los Partidos Comunistas de España, de Francia, de Italia, dentro de la consecuente lucha revolucionaria.Y no solo en esos países, donde
más a la vista están las dudas y tambaleos, discusiones, indecisiones y demás, sino en todos aquellos donde todavía pueda haber dudas y problemas similares.

Los niveles de conciencia de la clase obrera y los trabajadores en general se está acercando a crecimientos acelerados, debido precisamente a la presión imperialista en todos los terrenos, lo cual
se marca por la política de guerra, el acrecentamiento de los niveles de explotación de las estructuras de capital imperialista y capitalista en general, por las políticas de guerra y de marcha
hacia el fascismo abierto para poder dominar el mundo que adelantan los poderes imperialistas, por la opresión contra la inmigración y los inmigrantes en los países capitalistas más desarrollados,
por la depredación del ambiente, y por las escaceces que impone la distribución de riquezas propia del capitalismo.-

Dentro de todas esas situaciones hace falta la orientación, organización y conducción real de las luchas de los Partidos Comunistas.Preconizar la desaparición de los Partidos Comunistas es una
posición suicida para la clase obrera, y hasta criminal, de un crimen social colectivo en cierto sentido.-

Estamos seguros de que esas corrientes de liquidacionistas serán derrotadas, y por encima de esos planteamientos se impondrá la verdad histórica: los Partidos Comunistas son una necesidad histórico
social en todos los países para la conducción de las luchas económicas, sociales y políticas de la Clase Obrera, las luchas por el Socialismo y el Comunismo.-

Será derrotado el liquidacionismo en Europa y donde quiera que se presente, cualquiera sea el disfraz que adopte, y los Partidos Comunistas se reestructurarán, reorganizarán, crecerán y serán un
factor fundamental en las luchas de la Clase Obrera y los pueblos todos del mundo, en contra del Imperialismo y todas sus manifestaciones, y en la marcha hacia el Socialismo y el Comunismo.-

Desde Venezuela estamos seguros de que ese será el camino del movimiento revolucionario mundial. Por eso en cualquier circunstancia el objetivo será el socialismo en marcha al comunismo.-

Bajo el dominio capitalista el proletariado aplica las formas de lucha como respuesta a las condiciones impuestas por las clases dominantes, en casos se ve obligado a utilizar formas violentas de
acuerdo a las situaciones.

Cuando las formas de lucha se dan en paz, están encuadradas generalmente en un marco de lucha electoral y de ciertas libertades públicas, las que pueden sostener los gobiernos en el marco del
capitalismo, y que les sirvan todavía para sostener su dominación enmascarada de democracia, y mientras esto ocurre, nosotros, los comunistas, participamos en ellas, pero no con un sentido
electorero, de conseguir posiciones, sino con el propósito de hacer avanzar la conciencia de la clase obrera y los trabajadores explotados, acerca de la necesidad de sustiruir el régimen
capitalista por uno que acabe con la explotación.

Se trata entonces de la combinación de luchas donde se une a la lucha ideológica, ---la concientizaciòn de los trabajadores acerca de la necesidad de sustituir el capitalismo---, con las luchas
reivindicativas, sindicales, la organización con un propósito revolucionario de los explotados.

En ese marco de confrontación cada vez que hay elecciones los comunistas participamos, o podemos participar en ellas, pero los candidatos que tengamos, será muy clara su posición y exposición
programática, esta será principalmente explicar el socialismo y la marcha al comunismo, esa será nuestra opción de siempre para educar a la clase obrera y los trabajadores, y en cualquier otra
circunstancia, igual, la opción será socialismo en marcha al comunismo, como salida real, y por supuesto, el uso de las campañas electorales para presentar al lado de esa opción todos los
planteamientos reivindicativos y de las luchas populares por las reivindicaciones y avances dentro de las condiciones concretas de la situación de cada país.

En el momento actual se hace cada vez más evidente la aparición de síntomas críticos en la vida de la clase obrera en todos los países: arrecian los esfuerzos capitalistas por eliminar las
conquistas logradas por la clase obrera y los trabajadores en general, se privatizan la educación y la salud. se crean condiciones de precarización de la clase obrera en sus condiciones de trabajo,
aumentan los despidos, se persigue a los inmigrantes, se configuran condiciones de una verdadera crisis en las condiciones de trabajo, que auguran que el movimiento sindical y los movimientos
revolucionarios en el mundo deberán activarse, así como para la lucha contra las guerras que se ve que es lo que el imperialismo quiere usar y usa para tratar de mantener el dominio del mundo en su
poder.

Pero el hecho es que, igualmente, todas esas condiciones agravan los síntomas que ya por años se vienen planteando desde el campo de los movimientos revolucionarios, del avance de una crisis que se
va haciendo general, al combinarse todos los factores: guerra, despidos de trabajadores y desempleo,problemas inmigratorios,privatización y desmejoras de servicios básicos,precarización de la
población, los problemas del medio ecológico, la agravación de problemas coloniales recesivos no resueltos, que todos ellos juntos configuran y juntan elementos de una crisis de las relaciones
creadas por el neoliberalismo en los terrenos del gobierno de lo social, de las relaciones obrero-patronales, de aumento del grado de expoliación de los explotados a quienes se les saca cada vez
más plusvalía

.Todos los elementos mencionados juntos conducen a un fortalecimiento y radicalización de la lucha de clases y sobre todo a sacar a la clase obrera de la obnubilación a que ha sido sometida por
todas las campañas, contra el comunismo y el socialismo, con el falso argumento de que "ya desapareció la lucha de clases", para mellarle su espíritu de lucha.

Las huelgas progresivamente más amplias de los trabajadores explotados, el crecimiento de la combatividad en la acción sindical, las salidas a la calle cada vez mayores y más combativas de la
población afectada por las medidas neoliberales, la incorporación de otros sectores explotados de profesionales y técnicos a la lucha reivindicativa.

La incorporación de los movimientos estudiantiles, la lucha por la Paz y contra las invasiones de los imperialistas en los casos de Irak y Afganist�


cotty 22/09/2010 18:58


L'espoir renait! mais que de souffrances les peuples européens devront endurer, pour ne pas s'enliser dans le marais de la collaboration des partis réformistes, dont les pc: exception ceux cités
dans l'article!Honneur aux militants intégres qui luttent dans des conditions très difficiles! l'histoire leur donnera raison!
Salutations fraternelles. Jean-Louis