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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:33

La direction du PCF parvient péniblement à imposer Mélenchon. Des bases de résistance se développent pour faire resurgir le PCF dont les travailleurs et le pays ont besoin.

 

Communiqué des membres du Conseil national du PCF qui ont proposé la candidature d’Emmanuel Dang Tran, lundi 20 juin 2011

 

Jean-Luc Mélenchon, un socialiste, mitterrandien, maastrichien sera le candidat d’un PCF dilué dans le Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012.

C’est une nouvelle étape du processus de destruction du PCF et de ce qu’il représente, d’intégration dans le réformisme et la social-démocratie.

Cependant, les derniers mois ont montré, plus fortement, que des dizaines d’organisations du PCF, des milliers de militants ne l’acceptent pas. Ils constituent un socle de résistance pour faire resurgir le PCF dont les travailleurs et le pays ont besoin.

 

L’équipe dirigeante du PCF a peiné pour arriver à ses fins. Elle n’a trouvé, dans un vote interne sous contrôle et sous influence, que l’approbation d’un adhérent sur six (deux-tiers d’abstention).

C’est peu de dire que la personnalité et les positions de Mélenchon, qui sont celles du Front de gauche, n’ont suscité aucun engouement.

Les pressions des directions, à commencer par les annonces du secrétaire national Pierre Laurent, ont été d’une inconcevable lourdeur. Aucun débat national n’a été organisé. Dès le départ, la discussion a été orientée unilatéralement. La résolution du Conseil national du 8 avril la refermait sur les deux candidatures « Front de gauche ». Pendant des mois, les communistes n’ont reçu du CN ou de l’Huma aucun élément d’information sur tout autre choix.

 

Plus fondamentalement, la direction du Parti a annulé le congrès prévu justement en juin 2011. Elle a empêché les communistes de définir leurs objectifs pour 2011 et 2012, d’élaborer démocratiquement un programme communiste, qui aurait dû être la base de notre recherche de rassemblement.

Elle a choisi d’enfermer le débat interne dans des questions de personne, des enjeux politiciens et électoralistes, à l’opposé de ce que devrait porter le vote communiste.

Les marchandages, qui continuent, avec le PG pour les places aux législatives illustrent lamentablement la « nouvelle façon de faire de la politique » du Front de gauche.

 

Dans ce contexte, le choix que nous avons pris collectivement de présenter la candidature d’Emmanuel Dang Tran a été salutaire.A contre-courant du cadre imposé des débats, dans les limites où notre voix a pu se faire entendre, nous avons engagé la discussion sur le fond de la ligne politique du Front de gauche. Nous avons témoigné que toutes les organisations du PCF ne se résignaient pas au déclin du Parti, à la recherche d’arrangements à court-terme pour les prochaines élections, à des calculs politiciens. Nous sommes allés à la rencontre de centaines de communistes souvent laissés à l’écart de la vie du Parti, de salariés, de paysans, de jeunes.

Un programme communiste, une organisation de classe pour le mettre en avant, pour rassembler largement face à la politique du capital : oui, c’est toujours d’actualité pour beaucoup !

 

La cohérence politique de notre démarche a rencontré un écho que le résultat du vote interne ne traduit que très partiellement (2000 voix).

Le maintien final de la candidature d’André Chassaigne a brouillé le sens du vote. Prétendre aujourd’hui que « 96% des communistes se sont prononcés pour le Front de gauche » relève de la supercherie. On ne leur jamais demandé leur avis en congrès.

 

Le fait accompli laissera des traces. Il conduit à une impasse.

 

Les questions de fond vont revenir tout de suite et l’on peut compter sur nous pour les poser. La candidature Mélenchon et la stratégie du Front de gauche n’y répondront pas.

Les grandes mobilisations, comme celle des cheminots pour le service public le 16 juin, celles des salariés de nombreuses entreprises pour les salaires, les luttes pour la sauvegarde de l’industrie - un combat brûlant pour les communistes - pour la protection sociale, l’écho des mouvements populaires de Grèce ou d’Afrique du Nord appellent des propositions de rupture et non d’aménagement du capitalisme.

L’illusion semée sur la possibilité de « peser à gauche » dans une majorité parlementaire social-démocrate fera long feu.

L’illusion de la réorientation de l’UE du capital ne tiendra pas devant la nécessité, pour que les luttes puissent gagner, de la remise en cause de l’application des traités et directives européens, de l’euro. 

 

La période qui s’ouvre sera de plus en plus écrasée par la campagne électorale.

Le Front de gauche porte dangereusement la dilution du PCF dans un ensemble social-démocrate où Mélenchon reproduirait en petit, en farce, le coup de Mitterrand des années 70.

 

Notre priorité sera de mettre en avant à tous les niveaux dans le Parti, de la cellule au Conseil national, d’impulser dans les entreprises, les quartiers, les campagnes, des propositions communistes, des actions partant du mouvement populaire.

L’exigence reste pleine et entière de l’élaboration, non d’un « programme partagé pour la gauche » mais d’un programme communiste, portant un projet de société face au capitalisme, le socialisme. Nous allons continuer y contribuer.

Le maintien et de la reconstitution des organisations de classe du Parti, la cellule, la cellule d’entreprise, la section sont plus nécessaires que jamais pour le rassemblement et l’intervention politiques de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capitalisme. Nous allons nous y consacrer.

« Fais attention au Parti comme à la prunelle de tes yeux ! » recommandait Maurice Thorez.

 

Loin des combinaisons du Front de gauche, de la « métamorphose » du PCF en comités électoraux du Front de gauche, nous continuerons à relever le défi de faire vivre et de renforcer le PCF. Et nous serons de plus en plus nombreux pour cela !

Notamment à la Fête de l’Huma 2011 qui doit rester la Fête des communistes.

 

 

Stéphane AURIOL (PCF-RATP, CN 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 2012 : Consultation PCF
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commentaires

Morineau Maurice 01/06/2012 22:20

Depuis 1997, date à laquelle j'ai dit NON,à une alliance Gauche plurielle,j'ai été systématiquement écarté de la Section de ST_LO.Or,avec ce Front de gauche, qu'ils veulent pérenniser,je
constate,malheureusement,un vide idéologique criant et une "dilution" des militants révolutionnaires.C'est la raisonpour laquelle , je soutien Emmanuel Dang Tran.

philippe maslonka 28/06/2011 19:45


Thomas
le pcf aura les moyens quon lui donnera tout du moins si des salariés luttent s'organisent via un syndicat ,une greve, un rassemblement pourquoi le pcf ne pourrait il pas
non agir en leur nom leur causes mais pourquoi ne pourrait il pas avec ses structures ,ses militants et ses élus organiser ,fédérer ,et faire aboutir ces luttes pour changer la société , son
é&conomie ,ses objectifs
un autre exemple lutter contre la vie chère c'est beau
mais assurer un salaire permettant de se loger ,de se nourrir,de se transporter c'est mieux
comment le fdg fait si les patrons proposent aux ouvriers de loger dans des bungalows , si lidl vend des steaks(avariés) pas chers (mais tres dangereux pour ceux qui les mangent pas archi
cuits)

non se rassembler pour faire nombre ne résouds pas tout
mais faire réléchir les gens , les associer à agir par eux memes , les former à la politique ,à la lutte des classes
c'était cela que le pcf à fait en 1945,en 1936,
en 1942 le pcf ne gagnait aucune élection ,dans les années 1930 il en à perdu beaucoup fallait il quil s'allia à pétain en 1942?
ou au patronnat dans les années 30? non et il a eu raison
les communistes ont eu LEURS RAISONS

N?4EST PAS LES NOTRES aujourd'hui de ne pas cautionner
la BCE , (vois la GRECE , l'IRLANDE °
de demander bien plus que 1600 euros brut et le reste dans la mandature comme écrit dans le PPP

etre contre le nucléaire c"est bien aussi pour la photo dans les manifs avec les socio démocrates(les EELV VERTS)
sont ils les memes contre l'arment nucléaire????

assurrer la maitrise publique de l'énergie c'est mieux
as tu déjà regarder une éolienne?
as tu vu le sigleEDF ,?pourquoi à ton avis
parceque les techniciens EDF ne seraient pas capables de les entretenir? NON c'est un choix CAPITALISTE
le vent leur rapporteTROP (SIEMENS,DE VINCI etc..) ET NOUS COUTE CHER : on leur rembourse les " KWH enTROP
c'est toi moi qui les payons
par contre toi payes bien tes conso sinon en juillet ou en aout il te couperons le courant

voila pourquoi il est nécessaire de penser autrement que
Mélanchon que le PS que l'UMP pour gagner la lutte des classes

Emmanuel nous a réuni pour cela enfin moi je l'ai rejoins


Thomas (PCF 68) 26/06/2011 14:38


Merci pour la célérité de vos réponses. Pour ma part j'essaie d'éviter les deux impasses du pessimisme (voir le négatif partout) et de l'optimisme (voir le positif partout). J'essaie de maintenir
une vision "tragique" (dans le sens que lui donne Michel Onfray, appréhender le réel tel qu'il est, le plus fidèlement possible). Je ne suis pas devin et personne ne peut savoir ce qu'il va
advenir. Il y a déjà eu, par le passé, des "accélétateurs de l'Histoire" comme la révolution française, les deux guerres mondiales ou bien la révolution russe... Mais je m'interroge sur la
déclivité de notre parti depuis une trentaine d'année. J'espère que vous vous en êtes aperçus ! Sinon je vais croire que vous êtes aveugles ! Moins de militants, moins de contacts avec les
travailleurs (conséquence de la baisse du nombre de militant), invisibilité dans les médias (ça se comprend) et moins de voix pour finalement moins de crédit devant les citoyens. Je ne me pose pas
sur votre détermination sans faille, loin de là, je l'admire même je dois dire. Ce qui m'intéresse plus encore, ce sont les moyens possibles pour remédier à cette pente descendante sur laquelle se
trouve notre parti.
Je n'ignore pas que nos propositions sont révolutionnaires et d'une positivité sociétale incroyable dans des temps actuelles, ni sur notre volonté de combat de terrain, mais la seule solution que
j'entends pour remédier à ça, c'est un travail de terrain.
Je crois (peut-être à tort) que cela n'est plus suffisant dans ce monde où la division du travail social a inculqué à son insu à un nombre incommensurable de personnes l'individualisme égoïste des
plus forcené.

Je cherche... :-)

Fraternellement,
Thomas


dominique negri 26/06/2011 09:39


Camarade Thomas,
Thomas, T'expliquer en quelques lignes ce qu'est la démarche d'un Parti Communiste sur une ligne de classe. C'est un défi que tu nous lances. Les défis,nous n'en avons pas peur. Ce que tu analyses
(et je me demande pourquoi) comme de l'optimisme est un fait une détermination sans faille de notre part à tous, membre du CN, dirigeants de sections, de cellules et militants de terrain. La
conviction que fasse au capitalisme et à sa dernière crise structurelle il faut un PCF renforcé et organisé dans les entreprises et dans les quartiers pour donner aux travailleurs un outil
politique et d'analyses marxistes permettant d'organiser la lutte de classe, un outil permettant de faire converger les luttes, seules à même de gagner les ruptures politique nécessaire
aujourd'hui. Un futur gouvernement socialiste avec des ministres FdG : un leurre. Nous avons la conviction que le capitalisme s'est démasqué et que c'est une erreur politique de ne pas utiliser
cette faille, pour promouvoir une autre société, le socialisme. Les essais du socialisme du 20e siècle, analysons les, tirons les enseignements des élément positifs comme négatifs. Voilà, camarade,
pour nous, une seule solution la lutte de classe toujours et partout organisée autour de la conscience de classe. Voilà, camarade, pour nous, les élections sont un moyens et non une finalité. Mais
nous pourrions aussi te parler de la machine à perdre des élus du front de gauche. Alors je t'invite à établir un contact plus sérieux avec nous permettant le débat et les échanges plus constructif
que ce net, éphémère et superficiel qui tue l'analyse poussée. sois assuré de notre fraternité. dominique negri (secrétaire section SMH en Isère)


marcel raym 26/06/2011 09:04


Et bien moi Thomas c'est ton fatalisme qui me laise pantois. Ainsi selon toi c acté , c trop tard. Il y a deux blocs et les communistes doivent s'y faire et s'y agglomerer , s'y fondre (disparaitre
?) dans futur un grand parti démocrate de centre gauche. Il y a des partis communistes en Grece, au Portugal et ailleurs qui s'y refusent, il y a des communistes en France qui s'y refusent aussi.
L'histoire est pleine de gens qui à un moment donné ont dit non. le PC cubain a vu des jeunes gens monter dans la sierra maestra, le PC chinois a été fondé je crois par quatre personnes et les
bolcheviks malgré leur nom n'étaient pas si majoritaires que ça au sein du PSDOR.
cordialement