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2012: POURQUOI MELENCHON N'EST PAS NOTRE CANDIDAT
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Vive le Parti
Communiste Français !
2012: POURQUOI MELENCHON N'EST PAS NOTRE CANDIDAT
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35e congrès - Résolution Conférence de section Bassin Arcachon et Val de l’Eyre (8 et 9 juin 2010)
PARTICIPATION DES ADHERENTS : environ 1/3 des adhérents
14 présents : le 8 ; 11 présents et 4 excusés, le 9 juin.
Environ 40 camarades se sont été exprimés mais n’ont pas souhaité participé à la conférence de section. Pour les raisons suivantes :
les décisions sont déjà prises par les directions ;
qu’ils se sont déjà exprimés depuis 2007, 2008 et 2009 ;
griefs, colères, mécontentements face aux difficultés…..
En effet, quelle validité démocratique de ce « Congrès-Evaluation » ?
:
Acté par 55 membres du CN sur 220 ;
Le texte ne correspond pas aux situations vécues par les communistes
Insuffisance de l’analyse de la crise ;
Laisse des troubles par rapport à l’orientation des alliances (PS ; Front de Gauche, etc…)
Aucun amendement possible ;
Pas de tribune de discussion ; mais seulement des déclarations de dirigeants ;
Pas d’élection des directions mais cooptation ;
Les dernières déclarations de Pierre Laurent (Huma 8) et MG Buffet alors que les conférences de section se sont tenues.
L'abstention largement majoritaire lors des élections notamment dans les milieux populaires et notre électorat doit nous inquiéter prioritairement ; elle a aussi des conséquences chez les
communistes. Là, il y a un décrochage grave entre les adhérents et leurs directions. C’est dramatique !
Profondément attachés à leur identité communiste, Ils ne peuvent pas revenir sur leurs décision exprimées en 2007 et 2008 pour :
Le maintien d’un Parti Communiste Français ;
La volonté de s’organiser en tant que force politique pour transformer la société ;
La détermination que la lutte de classe : le capitalisme est entré dans une phase qui ne permettra aucun aménagement progressiste ;
La nécessité d’élaborer un projet de société révolutionnaire à mettre en débat dans la société ;
Travailler à des rassemblements, sans s’enfermer dans le « Front de Gauche » : expérience difficile et douloureuse en Aquitaine, notamment en Gironde.
DECISIONS : Les présents (12/14) :
1. décident de ne pas valider les textes soumis par la Direction. Ils sont insuffisants sur l’état de la crise et la nécessité de la réorganisation des forces communistes d’autant que toutes les
idées qui circulent sur la nécessité de reconstruire leur parti sur des bases d’une alternative au capitalisme, dans les textes individuels et collectifs chez les communistes reliés à Internet,
ne seront donc pas mis en débat. C’est cette idée là qui est majoritaire aujourd’hui chez les adhérents de la Section.
Quelques camarades souhaitent valider les textes n° 1 et 2 de la Direction et poursuivre « le Front de Gauche », pensant qu’il n’y a pas d’autres solutions. Le débat reste ouvert (2 des présents
sur 14).
; 2. Placent en priorité, Le projet : POUR VISER LE LONG TERME ; pour DEPASSER LE COURT TERME ELECTORAL Le capitalisme est bien l’obstacle au progrès social. La crise remet à l’ordre du
jour la nécessité d’une alternative.
« Le système de production et d’échanges capitalistes traverse l’une des crises les plus graves de son histoire, qui touche aux fondements même du système, qui ouvre une ère nouvelle. Le niveau
de développement, quantitatif et qualitatif des forces productives de l’humanité entrent en contradiction majeure avec ce mode de production et de répartition des richesses. La gestion de la
planète est en cause, le capitalisme est incompatible avec l’écologie et la gestion rationnelle de l’environnement dans l’intérêt de la communauté humaine. Les conséquences sont dramatiques pour
la population….. » (Extrait Ivan Lavallée : Réflexions pour un Congrès).
Tous ceux (PS et réformistes divers, et verts…) qui, depuis une vingtaine d’années, pensaient l’aménager sont en échec face au mur du libéralisme et de la concurrence, compromis avec le
Capital.
Les camarades sont interpellés dans les débats sur ce besoin d’ouvrir une perspective. Nous avons, certes, des propositions mais elles ne font pas projet. Encore faut-il un programme clair de
dépassements/ruptures avec le capitalisme, ouvrant une perspective historique.
3. La réorganisation du Parti communiste : notre outil, est la seconde priorité :
Cette crise ouvre un énorme espace au mouvement communiste en France et à l’échelle internationale. Nous avons cette responsabilité. A condition de nous nous en donner les moyens :
Le PCF ne peut exister en tant que tel qu’en affirmant une pratique et une idéologie clairement communiste ;
Une réorganisation est absolument nécessaire en raison des changements des conditions de la lutte de classe là où s’exerce l’exploitation des salariés ;
Mais, aussi en raison des offensives de casse depuis le Congrès de Martigues : les tendances sont « des congélateurs à idées » ; Faire émerger des majorités d’idées rendant vivables « les
accords-désaccords » ;
Il faut revenir rapidement sur la formation des communistes ;
Pour retrouver une pensée collective et d’action ;
Mettre en place une véritable transversalité du travail de réflexion des communistes pour élaborer le projet.
Et, replacer l’adhérent au centre jouant à fond à chaque moment, la démocratie.
En cela, le notre parti communiste ne doit pas devenir une « fédération » de tendances, de réseaux, de courants, un maillon d’associations….
(Proposition MGB et PL, ce 9 juin).
Pour retrouver une idée de pensée et, une circulation des idées communistes dans la société française les camarades du Bassin d’Arcachon demandent que notre Journal « L’HUMANITE » devienne
clairement le journal des communistes.
4. Avec la volonté de rassembler tous ceux du monde du travail :
Ils proposent la rédaction de « motion, d’un appel et/ou d’un manifeste communiste » donnant à voir d’une manière percutante et concise l’état de la crise du capitalisme en France et dans le
monde et appelant le peuple français à se rassembler en s’emparant de la démarche pour une sortie du capitalisme.
Les communistes peuvent se réunir rapidement et bâtir l’ossature de ce que nous appelons « le communisme aujourd’hui et en quoi c’est d’une totale actualité pour répondre aux défis démocratiques,
sociaux et écologiques de notre époque ».
Le rassemblement se construira avec les forces vives dans le monde du travail. Faire des fronts en partant du terrain avec des propositions et un projet révolutionnaire, pas seulement en débat
mais mis en pratique concrètement. C’est ce qui nous manque actuellement pour la bataille sur les retraites.
• Ils rejettent toute construction électoraliste visant à la disparition de l’identité communiste, voire de leur parti, en tant que force politique. Les exemples italiens, espagnols, allemands
sont à rejeter catégoriquement ainsi que l’expérience du GUE au niveau européen. Les mouvements des peuples dans le monde animés par les communistes dénoncent à contrario « la mort du communisme
». Oui, il faut des candidats communistes à toutes les élections. Un parti qui ne présente pas de candidat est un parti voué à la disparition y compris de ses idées.
• Il faut en finir et trancher avec toutes les orientations qui depuis le Congrès de Martigues nous conduisent dans l’impasse et la dilution ?
Allons-nous passer de la soumission au PS à celle de Mélenchon ?
Allons-nous continuer des petits rassemblements ? Allons-nous continuer à nous transformer en machine électorale ?
• Le rassemblement doit être un moyen au service d’un projet. Il ne doit pas être bradé dans des stratégies électoralistes à très court terme type collectifs, coordinations, lobbies divers et
variés, etc….
• L’expérience du « Front de Gauche » doit être examinée collectivement avec sérieux par l’ensemble des communistes pour être validée ou invalidée ;
• La stratégie à la « Die Linke » amenée en souterrain par la Direction avec Mélenchon en arrière plan doit être combattue.
5. IL FAUT DES CANDIDATS COMMUNISTES A TOUTES LES ELECTIONS : Il faut des élus, PARTOUT, pour porter avec leur Parti le projet mis en débat dans le monde du travail, sur tous les territoires, et
dans toutes les institutions du pays. Un parti qui ne présente plus d’élus perd son identité.
Nous avons besoin de retisser les liens avec nos élus pour éviter toutes les politiques à géométrie variable de ces dernières années. Ils sont d’abord « élus communistes » et élus pour le
Peuple.
Avec nos élus, nous avons besoin de reprendre notre travail de militant de terrain pour retrouver cette grande fraternité et solidarité qui permet de retrouver dignité et fierté. De ne plus
courber la tête ! Cela doit être notre objectif dans toutes nos luttes à venir. Il faut voir la même lisibilité, la même identité communiste.
Il faut regagner notre dignité et aider tous ceux qui souffrent à prendre leurs affaires en main et, à devenir avec nous, communistes.
6. ELECTIONS DES DIRECTIONS ET DU SECRETAIRE GENERAL :
Nous demandons que des candidatures de camarades issus du monde du travail soient proposées. La candidature de Pierre Laurent, qui arrive par cooptation (remise en cause d’une élection
démocratique) ne semble pas la bonne candidature pour redresser dans le sens que nous avons développé au cours des débats. Cette candidature ne pourra pas redresser le PCF dans le sens d’une
remise en route du parti communiste sur des bases de classe. Trop marquée par les erreurs et/ou les insuffisances des Directions de ces trente dernières années. Ses dernières positions (Huma du 6
juin) ont été vivement contestées. Il a été rappelé que cette direction s’est « engluée » dans le Front de Gauche (en lieu et place d’une stratégie de fronts, adoptée au 34e congrès) ayant
négligé, ostensiblement la remise en route du parti, pour laquelle elle a été mandatée.
D’ailleurs, nous avons les mêmes craintes pour ceux et celles qui sont issus des directions de l’ancien secrétaire, R. Hue, qui se maintiennent sur des positions réformistes, méprisants les
adhérents. D’ailleurs, si leurs candidatures étaient soumises au vote, ils risqueraient de ne pas être élu(e)s.
POUR TOUTES CES CONDITIONS :
Ce congrès d’étape doit prendre la décision de ne rien décider et convoquer fin décembre un congrès en consultant démocratiquement tous les adhérents pour élaborer un projet politique EN
REDEVENANT UN PARTI « PAS COMME LES AUTRES ».
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