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2012: POURQUOI MELENCHON N'EST PAS NOTRE CANDIDAT
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Vive le Parti
Communiste Français !
2012: POURQUOI MELENCHON N'EST PAS NOTRE CANDIDAT
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Une des rares interventions non consensuelle qui a échappé au filtrage du bureau du "congrès", dimanche 20 juin 2010.
Intervention de René Chevalier, secrétaire de la section de l'Arrageois (62)
En préparation de ce congrès d'étape, la Conférence de section de l'Arrageois a eu lieu le 8 juin ; elle a été précédée de réunions des cellules.
La teneur des échanges, tant dans les cellules qu'à la conférence de section, montre de l'inquiétude, de la déception, et même de la colère.
En effet, les deux textes présentés sont bavards et creux, ils ne traitent pas vraiment les problèmes ; de plus, ils ne sont pas amendables et ont été connus trop tard pour permettre un débat de fond.
En conséquence, la plupart des camarades de l'Arrageois ont le sentiment qu'ils sont conviés à un faux-semblant de congrès ; un congrès qui leur échappe puisque la direction nationale a déjà décrété que sa stratégie est la bonne : au lieu de travailler à bâtir le projet clair dont les travailleurs ont besoin, elle se centre sur seulement une stratégie électorale.
Certes, les élections sont un moment de la vie militante, mais elles n'en sont pas la totalité ! D'ailleurs, pourquoi se polariser sur les Présidentielles ? Toutes les élections sont un moment clé d'élaboration et de diffusion de notre pensée : n'oublions pas les cantonales, tout ne se jouera pas brutalement en 2012.
Mélenchon, lui, a déjà commencé sa campagne, appelant à l'adhésion au Front de Gauche, mais il n'y a pas de projet. N'oublions pas que Mélenchon est un pur produit du PS, zélé défenseur du traité de Maastricht. Les media le présentent dès maintenant comme le leader du Front de Gauche : il faut réagir et non pas accepter petit à petit toutes ses exigences ! Récemment, sans même consulter l'ensemble des militants et en contradiction avec les engagements des précédents congrès, notre direction a décidé de tolérer l'adhésion aux Partisans du Front de Gauche, c'est-à-dire à terme la transformation du Front de gauche en parti.
Pourtant, au cours de nos derniers congrès, la majorité s'était prononcée pour le maintien du Parti en tant que tel, comprenant le danger mortel de tout englobement comme en Allemagne ou en Italie.
Pour le Parti Communiste Français, il est urgent de construire notre projet et de le faire connaître, y compris à l'occasion des élections.
N'ayons pas peur de parler de communisme, de socialisme, de nationalisations! Osons rappeler les avancées sociales formidables que furent les démocraties populaires ! Des erreurs, des crimes, il y en a eu, comme sous la Révolution française, comme sous la Commune de Paris : est-ce que les exactions de Carrier ou de Fouché remettent en cause l'œuvre magnifique de Robespierre ou de Louise Michel ?
Pour nous, aujourd'hui, le temps est venu de dire qu'il ne s'agit pas d'aménager l'Europe des capitalistes mais de construire une Europe radicalement différente, au service des travailleurs.
Analysons sérieusement le passé récent : les comités anti-libéraux n'ont pas fonctionné, le Front de gauche lui-même en 2009 n'a rencontré qu'un succès mitigé, en 2010, le préjudice est net pour le Parti qui a perdu près de la moitié de ses conseillers régionaux.
Sur l'Arrageois, nous n'avons pas attendu que vienne d'en haut l'idée de créer des structures de lutte ouvertes. Mais l'impact du Comité de défense de l'hôpital de Bapaume ou du Collectif arrageois pour les retraites, pour positif qu'il soit, reste modeste. Au delà d'une prétendue "révolution" venue de l'informatique et d'internet, nos idées révolutionnaires ont toujours besoin d'aller au contact direct du citoyen, d'être présentées et expliquées en tête à tête ! Ne croyons pas que nous pourrons faire la Révolution en tapant sur un clavier !
Plutôt que de se lamenter sur le score du FN et sur l'abstention, il faut se souvenir que pour être écouté, il faut dire quelque chose, avoir un projet et un porte parole dynamique capable de le faire entendre. Il y a des personnalités au Parti capables de porter une campagne présidentielle.
Il importe donc que la direction nationale cesse d'être défaitiste par rapport au Parti ; il importe que nous affirmions haut et clair notre volonté de maintenir et de conforter le PCF, que nous fassions de ce congrès un vrai congrès représentatif de la volonté des militants.
C'est en fonction de cet objectif que la contribution collective Un parti fort, les communistes rassemblés, un projet de transformation révolutionnaire après avoir été largement soutenue au niveau des cellules a été adoptée lors de notre conférence de section à l'unanimité moins une abstention. Et cette contribution est la base de la Résolution qui fut adoptée à notre Conférence fédérale du Pas-de-Calais le 12 juin.
Nous sommes depuis toujours partisans de l'unité, mais avec des partenaires qui tirent avec énergie l'attelage dans la bonne direction, un attelage où les qualités se complètent sans s'étouffer, où l'union n'empêche pas d'affirmer l'identité de chacun. Il faut être au moins 2 en tête de l'attelage, 2 qui tirent dans le même sens, et non l'un qui tire et un autre qui est une sangsue sur son dos.
Assumons le C de PCF et affirmons plus que jamais notre identité communiste.
Unité, oui ! Dilution du Parti, non !
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