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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 10:37

Conférence régionale du PCF en Rhône-Alpes 14 novembre 2009 – interventions de Dominique Negri (38) et de Marie-Christine Burricand (69)

Intervention de Dominique NEGRI au nom des délégués de la section de Saint-Martin-d’Hères, fédération de l’Isère

D’abord, je déplore les conditions peu démocratiques dans lesquelles la consultation des communistes est organisée dans le Parti.

Les communistes ont disposé d’à peine quelques jours pour prendre connaissance de « l’offre politique » du CN et se prononcer sur elle dans les sections. Autant dire que l’immense majorité sera tenue à l’écart. Le mode de désignation des délégués à cette la Conférence régionale a relevé de la cooptation par les directions départementales. Seules 13 sections sont représentés sur 24 en Isère, et ce sans aucun lien avec leurs nombres d’adhérents cotisants.

Pour ceux qui ont pu les lire, le texte « d’offre politique » et le rapport de MG. Buffet ne fournissent pas, au-delà de phrases vagues ou creuses, de bases réelles, notamment en termes de bilan et de contenu, à la réflexion des communistes. 

J’attire l’attention, que tel que « l’offre » politique le conçoit, les communistes ne pourront pas se prononcer sur la tête de liste de la liste soutenue par le PCF, ni même savoir comment elle sera désignée, tout cela revenant aux tractations futures avec le PG.

De même, les communistes risquent d’être empêchés de se prononcer pour un choix pourtant naturel : une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Devant l’absence de stratégie nationale et tous types d’arrangements opportunistes à géométrie variable sont possible selon les régions. Créant ainsi une grande confusion tant chez les communistes que chez les électeurs.

Confusion à l’image de ce qui s’est déjà produit aux conférences régionales déjà tenues  d’un coté l’Auvergne, Corse, Franche-Comté, et Alpes côte d’azur ont décidé à une large majorité de suivre l’offre national, Hte Normadie et basse Normadie moins unanime suivent l’offre, le front de gauche passe juste en Pays de Loire, d’un autre coté le Poitou Charente, fief de S. Royal, la conférence régionale a opté d’une courte majorité à une alliance avec le PS dès le premier tour.

b- Aucune rupture politique possible en restant à la remorque du PS dans les institutions, nationalement comme régionalement.  

Le constat, mis en évidence par la complicité du PS dans la ratification du Traité de Lisbonne en 2008, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée (acceptation des directives de concurrence par exemple sur La Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent.

Cette analyse doit nous amèner à nous prononcer contre une alliance électorale avec le PS (et les Verts) et la présence de candidats du PCF sur une liste au 1er tour

Si l’on veut battre la droite, il faut s’opposer à toute politique de droite d’où qu’elle vienne.

  c- Contre la poursuite de l’effacement du PCF et de ses positions avec la ligne du « Front de gauche »

Refusons la poursuite de cette stratégie du « Front de gauche » au plan régional ou au plan national comme l’offre politique du CN le propose unilatéralement.

Le « Front de gauche » ne représente pas une émancipation vis-à-vis de la social-démocratie. Au contraire.

Mélenchon est un social-démocrate. « L’offre politique » s’inscrit strictement dans la seule perspective d’une union « majoritaire » dans les institutions.

Le « Front de gauche » ne présente aucun intérêt comme alliance électorale pour ce que doit défendre le PCF.

Les partenaires, « gauche unitaire » et PG, sont des groupuscules qui ne pèsent rien dans le pays. Aux européennes, les listes du « Front de gauche » n’ont pas amélioré les résultats des listes PCF de 2004.

En revanche, les positions de Mélenchon (partisan de Maastricht notamment) ont contribué à brouiller le message des communistes et à laisser de côté, dans l’abstention, une bonne part de ceux qui s’opposent à l’UE du capital.

Les élus régionaux sortants du PG sont tous des ex-adhérents du PS.

Réfléchissons à partir de l’expérience de la campagne pour l’élection des parlementaires de l’UE. La liste du front de gauche a obtenu dans la région 5,35% des voix. De quel gain de voix parlons-nous ? A peine : 0,15%. En effet, au premier tour des dernières élections législative dans la région le PCF a fait 5,20%. Le constat est identique pour nos camarades du sud ouest qui pourtant avaient la pseudo locomotive Mélanchon. Autre constat, ce sont dans les bureaux qui votent traditionnellement pour le PCF que les meilleures scores du front de gauche ont été fait. Je le répète camarade pour quel gain reconduire cette stratégie, si ne devait compter que le calcul électoraliste, vision que je ne soutiens pas.

Rajoutons que les militants communistes ont fait l’essentiel de la campagne électorale. Dans beaucoup de départements, ils l’ont fait seuls les autres petites organisations n’existant pas. Nos camarades ont été jusqu’à importer ces organisations pour tenir leurs réunions, est-ce sérieux, pour un Parti de militants comme le notre ?

Les communistes ont porté la campagne et ils l’ont fait dans notre région pour une liste effaçant leur parti, pour une tête de liste non communiste et pour obtenir une seule élue non membres du PCF.

Comment accepter de reconduire une stratégie identique pour les régionales aboutissant à moins de conseiller régionaux communistes. Ceux qu’aucun de nous ne veut j’en suis sure.

Actuellement nous avons 15 élus communistes soit 10% des sièges au conseil régional.

4 élus du Parti de Gauche qui comptent bien avoir des places en positions éligibles.

Si le front de gauche devait encore s’ouvrir à d’autres forces quelques soient. Ces dernières voudront également des places.

Pour obtenir 19 sièges avec autant de communistes il faudrait doubler les voix.

Regardons  le « Front de gauche » pour ce qu’il est le nouvel instrument, après les collectifs antilibéraux, pour poursuivre la stratégie d’effacement de l’identité du PCF et de ses positions, de transformation en une deuxième mouvance social-démocrate, complémentaire du PS. Le NPA pourrait rapidement, aux lendemains des régionales, rentrer dans ce schéma de recomposition sur la base de la disparition progressive du PCF et de la captation de son héritage.  

Refusons résolument cette perspective qui prive le monde du travail, les couches populaires de la seule force historique conséquente pour affronter la politique au service du capital.

d- Pour des listes de rassemblement présentées par le PCF, en particulier en Rhône Alpes

 Les élections régionales devraient être l’occasion de relayer pendant la campagne et lors du vote l’exigence de rupture politique exprimée avec force dans les luttes. Elles doivent contribuer à développer ce mouvement pour gagner de premières victoires et non à alimenter des combinaisons politiciennes en vue de 2012.

Le programme régional doit, en cohérence, partir du bilan sans fard de la participation des élus PCF, porter des contenus de résistance à la politique du gouvernement.

Notamment pour les services publics, en particulier les transports, principale attribution des régions, pour refuser d’accompagner le processus de marchandisation-privatisation, en promouvant la défense et la reconquête du monopole public SNCF. En France, les régions ont dépensé 800 millions d’euros pour l’acquisition de TER à la place et pour la SNCF. Ce transfert de budget est-il normal ?

Nous devons nous opposer totalement au développement de l’Europe des régions et au projet de réforme territoriale qui lui correspond.

Pour cela, nous devons nous opposer à toute tentative d’étendre les prérogatives des régions, contre l’échelon démocratique national, son relais départemental et les communes.

Nous opposer par exemple totalement à toute régionalisation de personnels de l’éducation nationale, au détournement de fonds régionaux pour faire des cadeaux au patronat, ou encore pour financer le logement en acceptant le désengagement de l’Etat et le démantèlement du modèle de financement du logement social.

En cohérence, nous estimons que les régions doivent s’opposer à toute hausse des impôts locaux pour compenser les cadeaux accordés nationalement aux plus riches et au patronat.  

d- Pour Conclure :

Je propose une liste de rassemblement présentée par la PCF relayant l’exigence de rupture politique exprimée dans les luttes.

Une tête de liste communiste attendu par tous les camarades, pour rassembler les militants communistes qui retrouveront la fierté de faire une campagne électorale pour leur Parti, le PCF.

Je demande aujourd’hui qu’au-delà de la décision que nous arrêterons par rapport à l’offre politique nationale nous offrions la démocratie à tous les communistes de la région en leur proposant sur le bulletin de vote le choix d’une liste de rassemblement présentée par le PCF.

 

Intervention de Marie-Christine BURRICAND, délégation de la section de Vénissieux, fédération du Rhône

 

Il y a une arlésienne dans ce débat, celle d'une liste de large rassemblement présentée par le PCF , ouverte et conduite par un communiste. Cette proposition n'est ni dans le rapport, ni dans les discussions, ni dans le sondage mis à notre disposition.
Quand les communistes ont-ils décidé qu'ils ne présenteraient plus de candidats sous leur couleur aux élections? Jamais à ma connaissance.
Du coup, le doute est largement permis sur l'offre nationale du Front de Gauche, de quoi s'agit-il exactement ? S'agit-il de sortir de l'alliance obligée avec le PS dont beaucoup de communistes ne veulent plus et de construire les conditions d'une gauche de gauche, de combat, avec la remontée de l'influence du PCF, occupant l'espace libre aujourd'hui pour la trans formation révolutionnaire, pour un PCF populaire, comme l'ont montré les élections municipales et cantonales de 2008 ?
Ou bien est -on en train de réaliser ce que réclament depuis plusieurs années certains communistes, l'alliance de la gauche de la gauche pour aller vers une nouvelle force politique sans le dire ?
Ouest-on tout simplement dans une démarche opportuniste, la recherche d'une solution à court terme qui viendra finalement au second tour au secours d'un PS en difficultés ?
Je prends date et je donne rendez-vous: Yaura t-il des candidats du PCF aux législatives et à la présidentielle de 2012. J'invite en tous cas les communistes à y travailler, pas avec le Front de gauche, mais avec le PCF.

Je note notre incohérence sur le bilan des régions que nous dirigions avec le PS. Nous savons d'expérience que le bilan profite ou pénalise d'abord la majorité de la majorité sortante. Vouloir positiver le bilan et partir avec le front de gauche, c'est brouiller les pistes. Comment parler de rupture quand nous reconduisons pour l'essentiel les sortants sans même mixer avec des candidature nouvelles?

Je note que le Front de gauche, c'est une double soustraction: moins d'élus communistes et moins pour l'influence du PCF qui ne se mesurera pas.

En conclusion :


Les communistes doivent pouvoir se prononcer sur tous les éléments, donc sur la possibilité d'une liste de large rassemblement présentée par le PCF

Dans tous les cas, une tête de liste PCF ancrée dans la bataille contre la réforme des collectivités locales et pour la souveraineté nationale et une majorité nette membres du PCF sur la liste.
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