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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:10

Combattre l’extrême-droite : démonter sa démagogie « sociale ». Assumez les positions communistes!

 

Pcf Paris 15 – mai 2012 

 

Le FN prétend se situer « hors système ». Le combattre, c’est démonter cette posture que le système lui fait jouer. C’est combattre la démagogie « sociale » qu’il charge l’extrême-droite de reprendre.

 

Ce n’est surtout pas se lancer dans un concours de populisme et d’invective avec les Le Pen, père et fille. A ce jeu-là, certains espèrent se faire valoir en cachant leurs compromissions politiques. A la fin, c’est l’extrême-droite qui gagne, dangereusement.  

 

Depuis des mois, le pouvoir sarkozyste, le ministre Guéant succédant à Besson dans cette fonction, a tout fait pour banaliser le discours sécuritaire, discriminatoire et anti-immigrés du FN, de « l’identité nationale » à la croisade inventée contre la Burqa.

C’est un choix politique bien réfléchi comme ce n’était pas par hasard que Mitterrand en 1983 assure la promotion de Le Pen à la télévision.

 

En période de crise, le système a besoin de l’extrême-droite. Il lui assigne trois rôles :

 

1-      Diviser les travailleurs, détourner la colère populaire vers des boucs émissaires

2-      Servir d’opposition de façade, stérile, de repoussoir politique pour conforter les forces de l’alternance droite/gauche et valider leur consensus fondamental sur les questions économiques et sociales.

3-      Précisément dévoyer, en les associant au discours de haine, certaines positions politiques, celles qui seront essentielles dans les luttes à venir, en l’occurrence aujourd’hui celles contre l’UE du capital.

 

Pour nous communistes, écarter le danger de l’extrême-droite, au-delà de la dénonciation, c’est proposer une autre perspective politique à la colère populaire, au potentiel de lutte considérable que notre peuple a montré, par exemple contre la casse des retraites en 2010.

 

Point par point :

 

1-      Nous ne tolérons rien des dérapages anti-immigrés ou raciste, d’où qu’ils puissent venir.

2-      Nous nous situons, et nous le montrons, complètement en dehors du consensus droite/PS. Nous appelons ainsi sans ambiguïté à battre Sarkozy mais ne laissons planer aucune illusion sur Hollande. Nous nous opposons à tout arrangement électoral ou gouvernemental avec la gauche « maastrichienne ».

3-      Nous défendons et assumons nos positions de rupture immédiates dans les entreprises et les quartiers où résident les travailleurs, dans une perspective de rupture avec le capitalisme. Nous ne laissons pas un pouce de terrain à la démagogie médiatisée de Mme Le Pen visant à les récupérer, à les dévoyer, à exploiter les compromissions des forces liées au système.

Quand Mme Le Pen et Mme Parisot font semblant de s’écharper, Parisot dans un livre spécial en septembre « Un piège bleu Marine », Le Pen dans ses déclarations, nous ne rentrons pas dans leur jeu. Nous portons nos propres positions.   

-          Pour la défense du système de retraite solidaire, pour une convergence de lutte vers la reconquête de la retraite à 60 ans, nous devons porter plus que jamais les exigences du retour à 37,5 annuités et de la suppression de toutes les exonérations de cotisations patronales. Jean-Marie Le Pen a toujours combattu cette avancée sociale. Voilà que sa fille prône la retraite à 60 ans et l’abaissement des annuités de cotisation. Cherchez l’erreur !  

-          Pour les salaires (salaire net et salaire socialisé), nous devons toujours associer la revendication de l’augmentation du SMIC à un niveau permettant une réponse aux besoins premiers, 1700 euros net tout de suite, avec le rétablissement de l’échelle mobile des salaires, supprimée par la gauche mitterrandienne en 1982/83. Marine Le Pen reprend (et déforme) cette revendication fondamentale du mouvement ouvrier. Là aussi, cherchez l’erreur !

-          Sur l’Europe, notre parti, le PCF, est le seul à avoir combattu systématiquement, de façon conséquente, l’UE du capital. Toute notre argumentation contre Maastricht est validée par les faits, par le pillage des peuples organisé par les trusts au moyen en particulier de l’euro. Plus que jamais, portons ces positions ! Que Mélenchon ait défendu Maastricht et soit un rabatteur pour l’intégration européenne, c’est son problème. En 1991, Jean-Marie Le Pen estimait à la télévision que le bilan de la « construction » européenne était « globalement positif ». Depuis 1992, les nationalistes européens du FN ont pris la posture inverse de s’opposer à Maastricht pour semer le trouble. Le Pen fille est maintenant chargée de légitimer l’UE en associant toute opposition au nationalisme raciste. Là encore, cherchez l’erreur ! Ne laissons pas faire !

 

Face au danger fasciste, comme l’histoire l’a montré, notre pays a besoin des communistes, de leur parti, le PCF, assumant ses positions fondamentales, de sa capacité de rassemblement dans la lutte des classes du côté des travailleurs.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Antifascisme
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Michel Gourmel 22/05/2012 15:09

Mitterrand a bien « créé » Le Pen le 22 juin 1982 au moment où le PS a abandonné la politique de gauche au nom de la « pause ».

22 juin 1982, François Mitterrand aide le «duce» du FN à affermir son pied à l'étrier médiatique. Répondant à une lettre de Jean-Marie Le Pen qui, le 26 mai, s'était adressé à lui pour se plaindre
de ce que la télévision ait ignoré le 6e Congrès du Front national, le président écrit: «L'incident que vous signalez ne devrait plus se reproduire. Mais, d'ores et déjà, je demande à M. le
Ministre de la Communication d'appeler l'attention des sociétés de radiotélévision sur le manquement dont vous m'avez saisi»... Huit jours plus tard, Le Pen s'épanouit devant les caméras de
TF1.
13 février 1984, nouvelle missive élyséenne, pour rassurer encore le chef du FN: «... parce que c'est mon devoir, je rappellerai à tous et en toute circonstance, comme je l'ai déjà fait, la
nécessité de reconnaître les droits de chaque formation politique, notamment son droit d'expression et sa représentation.»... Cette lettre arrive à son destinataire le jour même où, pour la
première fois, il est invité d'A2, pour «L'heure de vérité». Une émission dont il est devenu, depuis, le chouchou.

Jean Chatain. http://www.humanite.fr/node/277780
Épilogue : Mitterrand en a redemandé encore plus pour Le Pen en 1984. Voir aussi l’article de l’Huma … http://www.humanite.fr/node/277780
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Une vérité au milieu de nombreux mensonges : Mardi 28/09/10, Fr2 dans l’émission : « Un jour, un destin ». « Jean Marie-Le Pen, une histoire d’héritage »
Fr2 a enfin avoué ce qu’on répétait depuis longtemps, c’est François Mitterrand en personne, le 22 juin 1982 qui a écrit au ministre de l’information ;
Répondant à une lettre de Jean-Marie Le Pen qui, le 26 mai, s'était adressé à lui pour se plaindre de ce que la télévision ait ignoré le 6e Congrès du Front national, le président écrit: «
L'incident que vous signalez ne devrait plus se reproduire. Mais, d'ores et déjà, je demande à M. le Ministre de la Communication d'appeler l'attention des sociétés de radiotélévision sur le
manquement dont vous m'avez saisi »... Huit jours plus tard, Le Pen s'épanouit devant les caméras de TF1.

Bien Sur Fr2 a englué ses révélations de nombreux mensonges de plusieurs ordres pour présenter cette crapulerie odieuse du PS comme quelque chose de normal, mieux même Fr2 est allé jusqu’à
interviewer Roland Dumas qui déclare sans rougir que « c’était pour rétablir une certaine injustice » : ils mentent comme ils respirent :
► D’autre groupuscules, notamment d’extrême gauche passaient aussi très peu à la télé à l’époque et faisaient plus des 0,8 % de Le Pen ! et arrivaient même à se présenter aux présidentielles, ce
que Le Pen n’était pas arrivé à faire en 1981, donc sans l’aide du PS.
► Le Pen prône le nazisme, le racisme et la fin de la démocratie, ce n’est pas une opinion comme les autres mais un (des) délit(s) !
► Enfin Fr2 - pour faire croire à une information neutre et impartiale à l’époque - a dit qu’en 1982 ; 4 personnes passaient à la télé : Marchais, Mitterrand, Barre et Chirac. Fr2 a soigneusement
oublié de dire que si les 3 dernières cités et tous leurs alliés politiques passaient et repassaient en boucle à la télé, ce n’était pas le cas du 1er (George), qui de plus était à chaque fois
l’objet d’un véritable guet-apens, Marchais étant coupé 100 fois dans une émission de 90 min, ne pouvait pas placer une seule phrase entière, les journalistes rendant volontairement ses propos
totalement incompréhensibles, voir inaudibles, même pour un militant politique communiste ! Alors que Le Pen lui disposait comme il voulait de la télé socialiste.
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cotty jean-louis 22/05/2012 10:43

Excellente analyse sur le Front National. Merci camarades.