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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 09:32

APPEL : Le PCF doit lancer une campagne

pour la SORTIE DE L’EURO et la

rupture avec l’UE au service du capitalisme.

 

Au nom des déficits et des dettes publics qu’ils ont eux-mêmes creusés, les gouvernements européens, de droite comme de « gauche », accélèrent leur politique de coupe des dépenses publiques, de casse des systèmes de protection sociale, de privatisations. Tant qu’il détient le pouvoir, le capitalisme utilise sa propre crise à son profit.

En France, le plan Fillon n’est qu’un avant-goût de ce que ce système réserve au peuple français quel que soit le résultat des élections de 2012.

De concert, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international aident les gouvernements à saigner leur peuple. Plus que jamais, le Traité de Lisbonne, les directives européennes, l’euro apparaissent pour ce qu’ils sont : des instruments pour coordonner les politiques antisociales.

10 ans après, les peuples ont fait leur expérience. Tout ce que nous, communistes, dénoncions, dans les années 90, en combattant le Traité de Maastricht s’est vérifié. L’euro sert à aggraver la concurrence entre les travailleurs dans et hors la zone euro, exacerbant la xénophobie. L’euro facilite les délocalisations, favorise la domination des trusts les plus puissants contre les activités en développement répondant aux besoins des populations. C’est un instrument redoutable pour tirer les salaires et les acquis sociaux vers le bas, les prix des denrées élémentaires vers le haut. C’est un outil de domination, complice du dollar, conçu pour être hors de portée des peuples et les affamer au service de la finance mondiale.

Les travailleurs ne restent pas sans lutter. Un mouvement profond de contestation se développe partout. Par millions, ils manifestent dans les rues d’Athènes de Rome ou de Paris en 2010 contre la casse des retraites.

Pour l’instant, le système et ses relais réussissent à canaliser le mouvement vers l’alternance électorale entre des forces de droite ou de « gauche », qui sitôt les élections passées, appliquent plus ou moins la même politique : Grèce, Portugal, bientôt Espagne avec les élections anticipées de novembre. La France en 2012 ?

Derrière les promesses électorales démagogiques (PS grec avait promis 5% d’augmentations des salaires avant de les diminuer de 20%), un engagement de fond révèle le consensus qui relie les forces politiques de l’alternance : l’adhésion à l’UE, la défense de l’euro.

Pour l’UE, pour l’euro, c’est l’Union sacrée de la droite, du PS, du Medef. L’idéologie dominante y met toutes ses forces : « il faut sauver l’euro » et tous les sacrifices sont bons pour cela. Les syndicats réformistes, à l’image de la Confédération européenne des syndicats (la CES), fer de lance du Traité de Lisbonne, promeuvent une soi-disant « Europe sociale » pour mieux légitimer les institutions européennes et l’euro. Les organisations du capital s’efforcent de détourner la colère populaire vers une issue qui va enfoncer encore davantage les travailleurs : le renforcement de l’UE du capital, de ses institutions qui écrasent les démocraties nationales, l’établissement d’une « gouvernance européenne ». Le point d’arrivée, c’est le sinistre « Pacte pour l’euro », une politique imposée au moyen de l’euro, synonyme d’austérité à perpétuité et de mise sous tutelle des Etats démocratiques.

En France, comme ailleurs, le système assigne à sa roue de secours d’extrême-droite le soin, comme en 1992 contre Maastricht, ou en 2005 contre le TCE de dévoyer la lutte contre l’UE du capital, en les associant au nationalisme et au racisme. Le capital joue avec le feu : ne laissons pas faire !

Les peuples, quand on leur demande leur avis ne se trompent pas : NON à Maastricht ou au TCE au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas ou en France. Un vote de classe, celui des ouvriers, des paysans, des employés, de ceux qui ont le plus intérêt à combattre le capital, s’exprime à chaque fois contre l’UE. Un rapport de force existe liant luttes et rejet de l’UE du capital.

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est primordial que notre parti le PCF reprenne son combat de toujours contre l’intégration européenne capitaliste. Le PCF est la seule force politique conséquente qui a toujours combattu l’intégration européenne depuis la CED (l’armée européenne) en 1953 jusqu’au combat contre Traité d’Amsterdam et la monnaie unique en 1998 en passant par le Traité de Rome.

La sortie de la France de l’euro, c'est-à-dire la fin de l’euro, vu la place centrale de notre pays, n’est pas synonyme d’avènement du socialisme. Bien sûr, mais ce serait une victoire politique majeure, une mise en échec historique de l’UE, l’explosion du consensus droite/PS en France. Evidemment, pour les communistes, elle ne peut que s’accompagner que d’autres mesures fondamentales telles que la remise en cause de la dette publique indue, la nationalisation du secteur financier, une autre politique fiscale et salariale. Elle va dans le sens du refus croissant de l’application du Traité de Lisbonne, des directives et règlements européens. 

En 1992 comme en 2005, avec leur Parti, les communistes ont su aller à contre-courant. Nous nous souvenons que cela n’a pas été facile mais que cela a été finalement fécond pour les luttes. En 2012, le PCF doit refuser de céder à la pression réformiste dominante : aucune illusion ne peut être laissée, avec la CES ou le Parti de la gauche européenne, sur une réorientation contre-nature de l’UE ou de la BCE! Le débat ne saurait être esquivé dans le Parti pour cause de campagne électorale ou d’adhésion au Parti de la « Gauche européenne ».

Les institutions de l’UE n’ont d’objectif que d’éliminer les acquis sociaux et démocratiques nationaux, le droit, souvent chèrement payé, des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elles tentent de tout porter au niveau supranational où ils n’ont pas de prise mais où les multinationales sont omnipotentes. Au contraire, la résistance au plan national est décisive dans l’intérêt mutuel, internationaliste, des peuples!

Aussi, responsables, militants, sympathisants du PCF, citoyens, nous demandons publiquement que le PCF, au regard de son rôle historique, lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro. Nous nous engageons à forcer le débat sur cette question cruciale.

 

Premiers signataires: Stéphane AURIOL (PCF-RATP, Conseil national du PCF 2005-2008), Corinne BECOURT (PCF 02, CN), Frédéric BERNABE (PCF 70, CN), Emmanuel DANG TRAN (PCF 75, CN), Fabienne DEBEAUVAIS (PCF 80, CN), Claude FAINZANG (PCF 75, CN), Eric JALADE (PCF 81, CN) ; Dominique NEGRI (PCF 38, CN)

Je m’associe à cet appel. Je demande que le PCF, dans la suite de ses combats contre le Traité de Maastricht et la « constitution » européenne lance une campagne nationale pour la sortie de l’euro en vue de rompre avec l’UE du capital.

Renvoyer à PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 Paris. pcf15@wanadoo.fr

 

 

 

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF et UE - PGE
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commentaires

bobforrester 10/11/2013 23:20

Réclamer la triple sortie n est pas un faux problème c est un thème de rassemblement politique qui vise à réunir un maximum de citoyens qui ne sont pas forcément convaincus de la nécessité d'un
changement de régime mais qui veulent retrouver un emploi tout se suite ce qui nécessite le retour à la croissance . Celle ci sera quasi immédiate provoquée par la dévaluation du Franc d au moins
20%. Cet effet positif se fera sentir qq années et convaincra nos concitoyens de la justesse de notre position. Mais il faudra sortir de l UE et de l'Otanpour recouvrer notre indépendance vis à vis
de la double tutelle américano-bruxelloise. C est aussi ce que propose Asselineau qui reprend la totalité du programme du CNR c est à dire les grandes nationalisations de la Libération. Ce
programme peut être considéré par nous comme une étape décisive vers la construction dune société socialiste.

bobforrester 10/11/2013 23:08

bonjour

Je m associe pleinement à l appel pour une triple sortie que je prône depuis longtemps . Je déplore toutefois cette concession aux immigrationistes qui consiste à évoquer un prétendu danger
raciste, invention du pouvoir socialiste notamment, pour susciter un réflexe dit "républicain" en faveur des complices de l alternance commandités par le medef . Comme le soulignent les fondateurs
du Marxisme le capital n est pas , ne saurait être raciste. Même les néo fascistes du FN ne font la moindre déclaration raciste depuis la mainmise sur le parti par MLP. Et de toute façon l
expression raciste en France n excède pas du côté des Français dits de souche les 10% maximum et je suis généreux , tandis que dans les communautés allogènes celle ci est largement majoritaire.Le
nier est non seulement un déni de réalité ( Tarek Yldiz) mais une insulte aux citoyens qui en sont victimes quotidiennement et politiquement contre productif!

EMorineau Maurice 03/06/2012 18:51

Je m'associe à la pétition pour un grand parti communiste français de lutte de classe,la rupture avec l'UE du capital et sa monnaie :l'euro.

cording 11/03/2012 11:54

La conception de l'euro est d'abord une monnaie du capital puisque seule l'inflation des salaires est une mauvaise chose mais pas celle des revenus du capital, ni l'hyperinflation de l'immobilier
parisien ne dérange pas la bourgeoisie de gauche qui siège à l'Hôtel de Ville de Paris. Les bancocrates, les ex-employés de Goldman Sachs sont devenus des membres éminents de l'UE: Mario Draghi
patron de la BCE, Mario Monti premier ministre italien non élu, et Lucas Papademos qui en 2001 patron de la banque centrale grecque a contribué au trucage des comptes grecs pour "qualifier" son
pays à l'euro.
L'économiste Jacques Sapir et le dirigeant du M'PEP Jacques Nikonoff proposent chacun une sortie raisonnée de l'euro dans les conditions les moins défavorables au monde du travail.Même un gaulliste
de droite comme Nicolas Dupont-Aignan la propose!

langoureau 03/03/2012 20:54

L'Euro ?? Le Franc ? Le Sou ? ... Ce dont souffrent les ouvriers, les "petits"salariés, les paysans pauvres, ... Ce n’est pas du NOM de la monnaie qu'ils ont dans leurs poches, C'EST DE L'ABSENCE
DE MONNAIE !! La question n est pas l euro ou une autre monnaie, la question est le partage des richesses, en euro, en franc ou en dinar !!! C’est typiquement le faux problème qui évite de parler
de la nationalisation du système banquier et de prendre l’argent au capital pour le rendre au travail ! La vraie question est l'utilisation de la monnaie, qui n’est qu'un instrument, et pas le
coupable... C'est comme si on accusait le thermomètre de donner la fièvre ! C’est exactement ce que dit le Front de Gauche ! Ceux qui vous parlent de changer de monnaie, roule pour le capital, en
posant les faux problèmes !
la grande question est : va t on continuer à laisser les banques et d'abord la BCE faire tout et n importe quoi ? exemple: la Banque centrale européenne prête à 1 % de l'argent aux banques privées
, qui, elles , reprètent cet argent aux états, la Grèce par exemple, à 18 %, creusant encore la dette des états ... Le front de gauche exige que la BCE prète directement aux états au taux ou elle
prète aux banques privées, stoppant immédiatement la spéculation des banquiers !! Pour celà , il faut faire la révolution citoyenne de Mélenchon car seul le front de gauche pose le vrai problème et
dit NON au nouveau traité Merkel - sarko !!
...