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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 23:28

LIBERATION DE PARIS : APPEL DU 18 AOUT 1944 DES ELUS COMMUNISTES DE REGION PARISIENNE A L’INSURRECTION LIBERATRICE

 

(en photo, le siège du PCF, carrefour Chateaudun, libéré le 21 août 1944)

 

 

A LA POPULATION DE LA REGION PARISIENNE!

 

Citoyens, Citoyennes,

 

Partout les alliés avancent. A l’Est, la glorieuse Armée Rouge allonge la longue liste de ses retentissantes victoires. En France, la bataille approche de la capitale, ce qui fait un devoir à la population de la région parisienne de mettre tout en œuvre pour aider les Alliés, afin de hâter l’heure de l’écrasement de l’ennemi.

 

En tant qu’élus de la région parisienne, nous vous appelons tous, hommes et femmes, jeunes et vieux, à faire votre devoir avec discipline, énergie et esprit de sacrifice.

 

NOUS APPELONS les soldats des Forces françaises de l’intérieur dans les rangs desquels combattent les vaillants F.T.P.F. à exécuter avec courage et résolution les ordres de leurs chefs.

 

NOUS APPELONS les milices patriotiques à prendre dans chaque quartier, dans chaque localité la tête de l’action des masses pour occuper les bâtiments publics, les gares, les centraux téléphoniques et télégraphiques, les centrales électriques, l’Hôtel de Ville de Paris, les mairies, pour destituer les représentants du pouvoir usurpateur de Vichy, pour délivrer les patriotes emprisonnés, pour procéder à l’arrestation des agents de l’ennemi, pour briser toute résistance des ennemis de la patrie et pour les empêcher de procéder à des destructions.

 

NOUS APPELONS les citoyens et les citoyennes de la région parisienne, sans exception, à s’armer aux dépens de l’ennemi et à rejoindre les milices patriotiques de leur quartier, de leur localité ou de leur entreprise pour participer au combat libérateur et pour assurer la protection des vies françaises et des biens français.

 

NOUS APPELONS les ouvriers à se mettre en grève, à s’armer s’ils ne l’ont déjà fait, à occuper les usines pour empêcher l’ennemi de les détruire et à coordonner la lutte des milices patriotiques d’entreprise avec la lutte des milices patriotiques locales.

 

NOUS APPELONS le peuple de Paris et de sa grande banlieue à l’insurrection libératrice.

 

TOUS AU COMABT, tel est le devoir qui s’impose à toute la population de la région parisienne en application des directives données, pour le département de la Seine, par le Comité parisien de Libération, et pour la grande banlieue par les comités départementaux de la Libération de Saine-et-Oise et de Seine-et-Marne agissant tous sous l’égide du Conseil national de la Résistance et sous l’autorité du Gouvernement provisoire de la République française que préside le général de Gaulle.

 

Partout les soldats de nos alliés anglo-américains seront accueillis par de grandes manifestations populaires et toutes les maisons, toutes les fenêtres seront pavoisées avec les drapeaux français, anglais, américain et soviétique, dans un sentiment de fraternité de combat, d’affection et de reconnaissance pour tous nos alliés dont les sacrifices et les efforts ont aidé à la délivrance de la patrie que bientôt nous libérerons complètement.

 

VIVENT NOS VAILLANTS ALLIES ANGLO-SOVIETO-AMERICAINS !

VIVE LA REPUBLIQUE !

VIVE NOTRE GRAND PARIS !

VIVE LA FRANCE LIBRE, INDEPENDANTE ET DEMOCRATIQUE !

 


Marcel Cachin, sénateur de la Seine.

 

Maurice Thorez, Jacques Duclos, André Marty, Gaston Monmousseau, Charles Tillion, Fernand Grenier, Albert Rigal, Raymond Guyot, Georges Cogniot, André Mercier, Florimond Bonte, Henri Lozeray, Ambroise Croizat, Prosper Mocquet, Auguste Touchard, Jacques Gresa, Joanny Berlioz, Alfred Coste, Etienne Fajon, Waldeck Rochet, Albert Petit, députés de la Seine.

 

Léon Mauvais, Raymond Bossus, Gaston Auguet, Emmanuel Fleury, Lucien Monjauvis, conseillers municipaux de Paris.

 

Georges Marrane, Henri Gourdeaux, Daniel Renoult, Cornavin, Léonard, Maurice Simonin, Couderc, Barbet, conseillers généraux de la Seine.

 

Lucien Midol, Charles Benoist, Jean Duclos, Antoine Demusois, Pierre Dadot, députés de Seine-et-Oise.

 

Et au nom de ces élus communistes restés fidèles à la cause du peuple, à la cause de la patrie, s’ajoutent les noms des élus qui sont morts pour que vive la France :

 

Gabriel Péri, député de Seine-et-Oise ; Charles Michels, député de Paris, Gardette, Frot, Le Gall, Carriou, Losserand, conseillers municipaux de Paris ; Pierre Semard, Grandel, Auffret, conseillers généraux de la Seine, fusillés par les Boches.

 

Alexandre Prachay, député de Seine-et-Oise, mort des suites de l’emprisonnement de plusieurs années, auquel il avait été condamné par les traitres de la 5e colonne ; Emile Cossoneau, député de Seine-et-Oise, mort pour la France dans l’accomplissement d’une mission périlleuse.

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