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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 22:51

Le « Front de gauche »: pour quoi faire?


par Gilles Mercier, section PCF de Vitry-sur-Seine

 

Après avoir effacé l’identité du PCF pour les élections présidentielles au profit d’une candidature anti-libérale qui fut un fiasco, la Direction du PCF a récidivé avec le « Front de gauche ». Cette stratégie fut décidée au conseil national qui précéda le 34e congrès. Ce front se réduit au Parti de gauche (Pg) et à des dissidents du NPA. Il ne s’agit pas d’un front c’est à dire d’une alliance au sein de laquelle chacun garde son identité, mais d’une liste commune dans laquelle les identités des uns et des autres se sont fondues.
Le NPA, LO et les amis de Chevènement sollicités ont refusé d’en faire partie. Comment la Direction du PCF peut elle solliciter les troskystes sans aucune honte ? Les anciens secrétaires généraux du PCF doivent se retourner dans leur tombe !

 

Le NPA qui n’est pas plus anti-capitaliste que Ségolène Royale, a un programme économique simplissime : faire payer les patrons, transport gratuit, médecine gratuite ! Il est en outre anti-nucléaire et anti-biotechnologie ! Le NPA fait de l’entrisme syndical afin de pousser à des formes d’action radicales ne tenant pas compte du degré de mobilisation des personnels pour déboucher sur la mythique grève générale libératoire du salariat. Il est facile de comprendre que la bourgeoisie ait tout intérêt à mettre en valeur un tel parti. Mais son électorat composé pour l’essentiel de jeunes découvrant la lutte est assez volatile.

 
Le Pg nouvellement créé au lieu d’affronter l’électorat sous ses couleurs s’est fondu dans la liste du « Front de gauche ». Autant dire que son influence électorale n’est pas la préoccupation première de ses fondateurs, le Pg n’est pas fait pour durer. Que vise Mélenchon ? Il suffit de lire ses interviews. Il ne se satisfait pas de la position actuelle du PS (pourquoi, puisqu’il l’a quitté ?) et veut le faire revenir à gauche. Le Pg et le « Front de gauche » sont les outils de l’opération. Il s’agit de créer à coté du PS un pôle contestataire suffisamment puissant électoralement pour infléchir l’orientation de ce dernier et éventuellement d’y revenir pour y jouer un rôle dominant. La concurrence entre le « Front de gauche » et le NPA se réduit à déterminer qui sera le pôle dominant à coté du PS.


Le réformisme épouse toutes les formes de la contestation afin de les intégrer à l’idéologie dominante. C’est ce qui confère cet aspect changeant, multiforme de la social-démocratie. Le rejet de la politique du capital menée au nom de l’Europe a amené certains sociaux démocrates à prendre leur distance avec sa politique, notamment lors du référendum constitutionnel. Fabius et Mélenchon étaient du nombre. Cette opposition était de circonstance et ne reposait sur aucun contenu anticapitaliste tangible, d’où l’impossibilité pour les protagonistes du « Non  de gauche» de se mettre d’accord sur un programme électoral malgré les très nombreuses tentatives. Fabius quelques mois après le référendum s’est prononcé pour l’unification des armements européens et la disparition des politiques nationales de recherche au profit d’une définition uniquement européenne ! Mélenchon de son coté est resté sur une stratégie de contestation à la politique européenne. Mais quelle crédibilité peut-on lui donner ? Il est contre la politique européenne quand l’Europe ne fait plus recette, mais il y a 17 ans quand l’Europe politique apparaissait, grâce surtout au PS, comme une solution à la crise nationale, Mélenchon avait une toute autre position. Il était un ardent défenseur de Maastricht, n’hésitant pas au Sénat à brocarder les communistes ( http://vivelepcf.over-blog.fr/article-31358665.html). Si actuellement le peuple irlandais a pour Mélenchon toutes les qualités, il en allait autrement en 1992 du peuple Danois qui venait de rejeter le traité. Dans son intervention au Sénat, Mélenchon réclamait la construction d’une nation européenne, il approuvait la monnaie unique et affirmait que Maastricht était un compromis de gauche. Il est maintenant anti-Maastrichien pour les mêmes raisons (une Europe Sociale, plus de démocratie) qui l’avaient amené à approuver le traité. Il ne s’est pas trompé en 1992 comme certains dirigeants du PCF gênés aux entournures essaient de faire le croire. C’est une marque de fabrique de la social-démocratie d’avoir une position de principe qui évolue au gré des rapports de force. L Blum, G Mollet, F Mitterand ont excellé dans ce genre d’exercice. Le caractère politicien de la stratégie de Mélenchon apparaît encore plus nettement avec la position de congrès du Pg sur le nucléaire. Le Pg est pour la sortie du nucléaire ( http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/621-entretien-avec-jean-luc-melenchon-dans-le-magazine-la-decroissance ). Même avec la souplesse des contorsionnistes du cirque de Pékin, il est impossible pour Mélenchon comme pour quiconque de concilier la lutte contre les gaz à effet de serre, qui est l’alpha et l’oméga de toutes formations politiques PCF compris et le refus du nucléaire qui n’en produit pas. Mélenchon n’est pas à une contradiction près. Son but est de chasser sur les terres du NPA qui est aussi anti-nucléaire.

 
Et le PCF là dedans ? Sa stratégie d’alliance l’amène à renoncer à être lui-même. Comme le défunt rassemblement anti-libéral, le « Front de gauche » est un rassemblement de sommet non porté par les luttes et structuré autour d’un programme qui évite de traiter les problèmes de fond. Le nucléaire, a ainsi été évacué. Le « Front de gauche » a été décidé au conseil national précédent le 34e congrès. Les listes ont été décidées en dehors des communistes. La Direction du PCF n’a pas consulté les adhérents pour savoir s’ils acceptaient que dans leur région la tête de liste ne soit pas un membre du Parti. Le jour où les communistes votaient en Ile de France pour la liste présentée dans leur région, C Favier président du Conseil général était rétrogradé de la 5e à la 7e place au profit d’un Pg. Et le jour de la présentation nationale de l’ensemble des listes, 2 ou 3 places n’avaient pas encore été attribuées. Cela rappelle trop le rassemblement anti libéral où tout le monde était d’accord sur tout, sauf le nom du candidat à la présidentielle, il ne fallait pas que ce soit un communiste ! Si le « Front de gauche » était si harmonieux que cela, la répartition des places sur les listes n’aurait pas posé de problème majeur. Mais comme la démarche est avant tout politicienne, elle a donné lieu à d’âpres marchandages. Visiblement le Pg qui n’a pas osé affronter l’électorat a les dents longues.
Il y a des syndicalistes présents sur les listes du « Front de gauche » ils ne sont là que comme faire valoir, car pour le PCF la lutte en entreprise, c’est le syndicat et non le Parti. Cette séparation est la marque de la démarche social-démocrate. Le PCF s’est historiquement démarqué concrètement de la SFIO en créant les cellules d’entreprises. La création de ces cellules a fait du PCF l’outil politique du salariat. Le PCF par définition ne peut être un parti comme les autres. En quittant les entreprises, il a coupé le lien avec l’exploitation capitaliste et est devenu un parti consensuel dont l’existence repose sur la délégation de pouvoir. Un PCF qui devient comme les autres partis s’engage dans sa disparition.
Le PCF englué dans sa démarche d’alliance sans principe, a fini par céder aux prétentions du Pg. Les adhérents du PCF sont réduits au rôle de rabatteurs pour Mélenchon qui est le grand bénéficiaire de l’opération. Le « Front de gauche » lui fournit l’occasion de bénéficier de l’appareil militant du PCF. Ce ne sont pas les quelques milliers d’adhérents du Pg et les 450 dissidents du NPA qui vont faire l’article pour le « Front de gauche ».
Après la candidature antilibérale de MG Buffet, c’est la deuxième fois que le PCF efface son identité lors d’une élection. La Direction est en train d’instiller chez les communistes l’idée de la fatalité de l’effacement du PCF. Ce dernier ne serait plus rassembleur par lui même. Il y a fort à parier que le « Front de gauche » sera renouvelé lors des européennes de l’année prochaine. La Direction du Parti veut se débarrasser de l’appellation, Parti communiste français, qui l’oblige malgré tout à garder un contenu lié à l’Histoire. Ne voulant pas aborder les raisons du recul du PCF et de l’effondrement du socialisme, elle est incapable d’élaborer une stratégie autonome, d’où la recherche permanente d’alliés sur lesquelles elle calque sa stratégie. Après avoir convolé pendant plusieurs années avec cette épave intellectuelle qu’est J Bové et accompagné ce mouvement profondément réactionnaire qu’est l’altermondialisme, la Direction du Parti profite de l’opportunité du départ de JL Mélenchon du PS et la création du Pg, pour préparer les communistes à la disparition du Parti.


Le « Front de gauche » qui je le répète n’est pas un front mais une fusion d’identités est la première étape de la création à coté du PS d’une force sociale démocrate contestataire à l’image de « Die Linke ». Les affiches du Pg « Casse toi pov con !» illustrent le but essentiel de ce parti, le changement de majorité présidentielle en 2012. Le Pg n’a pas d’autres buts que d’instrumentaliser le mécontentement pour aider le PS à revenir aux affaires. La Direction du PCF en ayant abandonné toute volonté de rupture avec la société capitaliste s’insère dans cette stratégie. Mais l’Histoire n’est pas écrite. La Direction du Parti instrumentalise le mécontentement et le mouvement de lutte pour faire accepter sa politique de liquidation, mais la radicalisation du conflit de classe rend d’autant plus nécessaire l’existence et le renforcement du Parti communiste. La disparition du PCF n’est nullement acquise.


 
Gilles Mercier, PCF Vitry

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commentaires

M
http://www.dailymotion.com/user/PS-Gennevilliers/video/x9gt5h_le-pcf-se-trompe-dadversaire_news?hmz=707265766e657874
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P
Les magouilleurs marchands de tapis se tirent la bourre.<br /> <br /> ------------------------------<br /> <br /> Article du Parisien du 27 Mai.<br /> <br /> Front de gauche : Mélenchon et Buffet, chacun de son côté<br /> <br /> Rosalie Lucas | 27.05.2009, 07h00<br /> <br /> « Qu'est-ce qu’elle fait, Marie-George ? » Hier matin près de la place Denfert-Rochereau (Paris XIV e ), Jean-Luc Mélenchon s’agace gentiment. « Ce serait bien qu’elle arrive », reprend un de ses collaborateurs. Depuis un quart d’heure, l’ancien socialiste attend son alliée communiste, avec qui il forme le Front de gauche pour les européennes.<br /> Tandis que Buffet est coincée dans les embouteillages, Mélenchon, appuyé par Patrick Le Hyaric, tête de liste en Ile-de-France, commence à discuter sans elle avec des salariés en grève de la ligne B du RER. Pour une sortie commune sur le terrain, cela commence mal.<br /> <br /> Finalement, la secrétaire nationale du PC arrive et Mélenchon prend soin de l’embrasser devant les caméras. C’est que, depuis le début de la campagne des européennes, les deux ne se sont que rarement affichés ensemble, au point que certains se demandent si l’alliance est si sincère.<br /> <br /> « Vous ne dites pas au revoir ? »<br /> <br /> Très actif depuis des semaines, Mélenchon est soupçonné de vouloir, avec son Parti de gauche, faire main basse sur un PC affaibli. « Il veut prouver que c’est lui qui porte le Front de gauche pour être le candidat en 2012 », assure un élu communiste. Sans valider cette analyse, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, reconnaît qu’« il y a un match dans le match ». La secrétaire nationale du PCF, elle, ne veut pas en entendre parler. « Pourquoi chercher toujours à nous diviser, glisse-t-elle, le vrai match, c’est de faire élire le maximum de députés européens. » « Il est beaucoup dans sa région (NDLR : Mélenchon est tête de liste dans le Sud-Ouest), mais on se retrouve pour les meetings », assure-t-elle, promettant qu’on les verra encore ensemble dans les dix prochains jours.<br /> <br /> Hier, après avoir parlé côte à côte quelques minutes, Buffet et Mélenchon mènent leur vie. Le sénateur de l’Essonne répond aux médias tandis que la députée de Seine-Saint-Denis pose pour une photo à la demande des salariés. Après trois quarts d’heure, Buffet s’éloigne pour continuer sa journée de campagne de son côté en oubliant de saluer son allié. « Vous ne dites pas au revoir ? » lance Mélenchon à l’entourage de la communiste. « Eh bien ! barrez-vous », s’amuse-t-il en restant avec les caméras.
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P
Je ne suis pas d'accord,<br /> <br /> Il est d'abord à mon avis paranoïaque de croire que le PCF va se dilluer dans le Front de Gauche. Le Front de Gauche, s'est aujourd'hui 90 000 (estimation basse) adhérent du PCF, 8 000 (estimation haute) adhérant du PG, quelques centaines au mieux de membre de la Gauche Unitaire, qui sont toujours au NPA.<br /> Si vous arrivé à dillués 90 000 militants dans 8 000, vous m'expliquerez la recette !<br /> <br /> Plus sérieusement, depuis le début de la campagne, je n'ai jamais eu l'impression de mettre mon identité PCF dans la poche. Quand je colle des affiches, je met des affiches Front de Gauche (portant le logo PCF) et aussi des affiches uniquement PCF. Pour la campagne, j'a distribué des tracts Front de gauche (portant le logo PCF) et aussi des tracts uniquement PCF. De même, je distribue mes tracts sur le marché avec un autocollant PCF, et un autre Front de Gauche.<br /> <br /> Au contraire, je crois dans le PCF car il ne réédite pas l'erreur des collectifs antilibéraux de 2006. Il n'est pas question de masquer le PCF. Il apparait sur les logos, nous gardons notre propre matériel en plus du matériel commun, nos candidats sont en (très) bonne position sur les listes...<br /> <br /> Donc non, le PCF n'est pas dillué dans le Front de Gauche.<br /> <br /> Mais si un jour on veut voir nos idées triompher, il faudra bien s'unir, et accepter donc qu'il n'y ait pas que le PCF sur l'affiche. Sinon, on restera à jamais un petit parti contestataire. Moi, ce n'est pas pour ça que je fais de lapolitique. Et vous ?
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F
Cher ami du PG,<br /> <br /> Ton commentaire momtre que tu ne nous compremd pas et que tu ne comprend pas que le PCF est, doit etre tout autre chose qu'une combinaison elctoraliste mais un parti marxiste organise pour mener la lutte des classes. <br /> Secondairement, sur la base de la confiance que les travaeilleurs seulementet la population accordent a son action, a l'action de ses militants se constitue un electorat commmuniste.<br /> L'electoralisme du Pg et du Front de gauche, c'est se placer sur le terrain des tenants de l'ideologie dominante et en fait essayer de canaliser a "gauche" le mouvement populaire contre quelaues places.<br /> <br /> Le FdG c'est le contraire d'une demarche de rassemblement de ceux qui luttent et d'unite des organisations dans lesquelles ils pourraient se reconnaitres.
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A
Bonjour,<br /> <br /> Je suis militant du décrié PG. Je ne tiens pas à entretenir la polémique en répondant à chacun des arguments que vous mettez en avant. Je suis simplement déçu que vous ne valorisiez pas le travail de terrain réalisé par les camarades du Front de Gauche pour convaincre nos concitoyens de le soutenir. Ce travail est remarquable et l'engagement conjugué à leurs obligations professionnelles et personnelles conséquent.<br /> De plus, je tiens simplement à préciser qu'il faut atteindre environ 8% des voix en Ile-de-France pour élire un député européen. Le pourcentage a atteindre à augmenter du fait de la diminution du nombre de députés élus dans chacune des régions.<br /> De mon point de vu, mais peut être que je me trompe, cela n'était envisageable ni pour le PCF, ni pour le PG seul.<br /> <br /> Donc, effectivement nous pouvons échanger des arguments pour ou contre le Front de Gauche. <br /> De mon point de vu, le principal argument contre les listes séparées est le suivant :<br /> Sur la base des chiffres du dernier sondage avec ce que cela comporte comme marge d'erreur.<br /> Scénario imaginaire chacun pour soi en Ile de France :<br /> PCF 4%<br /> PG 1.5%<br /> NPA 3%<br /> LO 2%<br /> Alternatifs, Fédération pas de candidats = 0 député<br /> <br /> scénario Front de Gauche en Ile de France<br /> <br /> Front de Gauche 5.5%<br /> NPA 3%<br /> LO 2%<br /> Alternatifs, Fédération pas de candidats = 0 député<br /> <br /> scénario Front de Gauche avec le NPA et L0 en Ile de France<br /> <br /> Front de Gauche 10.5%<br /> = 2 députés<br /> <br /> J'espère que la fin de la campagne nous permettront de convaincre les abstentionnistes et de faire élire M. LE Hyaric et R. Garrido.<br /> <br /> A bientôt,<br /> <br /> Antoine GARCIA
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