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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:47

Retour sur l’élection du Conseil national au congrès

 

L’élection du nouveau CN et sa composition sont une bonne expression du bilan du 34ème congrès :

 

1-     La direction sortante a réussi à rester entièrement à la tête de l’appareil, à contrôler très largement le nouveau CN, avec l’objectif, aussitôt remis en chantier, de forcer la poursuite de la stratégie de dilution du Parti et de son identité.

2-     Devant l’opposition latente des communistes, qui ont exprimé massivement une volonté contraire, elle a dû manœuvrer à toutes les étapes du congrès. Pour l’élection du CN, elle a ainsi tactiquement composé une « vraie-fausse » liste alternative.

3-     Mais, malgré ses entreprises, elle n’a pas réussi à éliminer la représentation du mouvement qui monte dans des cellules, sections et fédérations et commence à se coordonner pour faire vivre et renforcer le PCF, malgré sa stratégie.

 

Les données du Congrès national étaient faussées d’avance. Nous le savions. A la suite des filtrages successifs dans les congrès de section et départementaux, la direction sortante disposait du soutien d’une très large majorité des délégués : de 80 à 90%. 

Mais la réalité de l’état du Parti n’en demeurait pas moins. Le texte de résolution, déjà délibérément ambigu, n’avait obtenu que 60% lors du vote bâclé des 29 et 30 octobre. Le résultat de l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2009, rejetant toute perspective de liquidation du Parti restait aussi valide.

 

Se diviser pour mieux régner !

 

Dans ce contexte, la direction sortante a choisi de se répartir les rôles depuis l’ANE pour redonner une image de positionnement « central » à l’équipe autour de MG. Buffet. Cela s’est retrouvé jusqu’à l’élection du CN.

 

Les clans « refondateurs » et « communistes du 21ème siècle » (! comprenant les amis de Gayssot) se sont réunis pour défendre la partition de la « transformation » du Parti jusqu’au bout, de la « métamorphose ». Ils ont déposé une liste alternative conduite par Marie-Pierre Vieu. Elle a obtenu les suffrages de 16% des congressistes et 29 élus au CN.

 

Le reste de la direction sortante (Buffet, Pierre Laurent, Bessac…) s’est du coup fait passer dans la presse comme tenant d’une « réaffirmation identitaire du PCF ». On croit rêver !

Les masques n’ont pas tardé à tomber. Trois élus de la liste Vieu (Calabuig, Lorand et Vieu elle-même) se retrouvent côte-à-côte, aujourd’hui comme hier, dans le nouveau Comité exécutif national, élu au CN du 9 janvier, aux côtés des dirigeants élus sur la « liste commune ».

 

Une liste « commune » très homogène.

 

La liste proposée par la commission des candidatures, conduite par Buffet, est arrivée en tête au congrès avec 68%. Ella a donc été intégralement élue avec ses 178 membres.

 

Les statuts précisent : « La composition de cette liste doit assurer la juste représentation des différentes opinions exprimées dans les débats».

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été suivis. La liste comprenait, en très grande majorité des sortants, qui ont avalisé les précédentes étapes de la stratégie de liquidation. Y figuraient aussi la plus grande partie de la direction exécutive sortante dont tous ceux qui ont signé l’appel de Cohen-Seat « nommer ce que nous voulons », au lendemain du vote sur la base commune, pour pousser, eux aussi, la « métamorphose »*.

 

Tout est bon pour éliminer une « diversité » dangereuse !

 

Une quarantaine de candidatures au CN de camarades signataires du texte alternatif « faire vivre et renforcer le PCF » étaient remontées à la Commission des candidatures. Rien n’y a fait : que ces camarades soient dirigeants de section, de fédération, militants d’entreprise, membres sortants du CN ou candidats présentés par leur congrès départemental, leurs candidatures ont été balayées dès la « commission de transparence sur les candidatures » du 9 décembre.

 

Sur les 166 noms alors retenus, seuls figuraient des camarades du Pas-de-Calais, responsables de la deuxième plus grosse fédération de France qu’il n’était pas aisé d’évincer.

Comme cela s’est confirmé par la suite, la tentative de négocier avec Marie-George Buffet une « juste » représentation, comme certains l’ont entamée, ne pouvait conduire qu’à laisser la direction sélectionner quelques opposants alibis.

 

Au premier soir du congrès le 11 décembre, la Commission des candidatures n’a pas fait évoluer la liste.

Le 12 décembre, nous mettons méthodiquement au point notre liste alternative et la déposons. Nous décidons collectivement du principe que nous ne la retirerons que si les 20 premiers noms, au moins, sont intégrés à la liste « commune ».

 

Le 13 décembre, la dernière réunion de la Commission se conclut par un refus et un procès en règle contre plusieurs de nos camarades par des responsables de fédération visiblement paniqués à l’idée qu’ils puissent avoir le même statut de membres du CN qu’eux.

Le même soir, une fin de non recevoir est également adressée à Nicolas Marchand, évincé sans raison avouable et qui a également constitué une liste avec Paul Boccara.

 

Le 14 décembre, dernier jour, les conditions d’une fusion entre les deux listes sont envisagées, dans le respect des positions de chacun, pour ne pas donner l’image d’un éclatement de l’opposition au congrès. Elle se révèle techniquement infaisable en si peu de temps.

 

Au final, la liste Marchand a obtenu 5,62% et 9 sièges.

Notre liste a obtenu 10,26% et 17 sièges.

 

Nous aurions dû avoir une 18ème élue mais la direction s’est efforcée, à grand peine, d’invalider certains de nos candidats, suivant des procédés écœurants de rappels individuels les deux jours suivant le congrès.

 

Avec quelques autres dans le CN, les 17 élus de la liste, confortés dans leur travail de responsables de fédération et de section, s’efforceront de donner une visibilité nationaleaux les communistes qui se battent dans leurs organisations de base pour « faire vivre et renforcer le Parti, comme c’est une exigence de notre temps », avec, sans ou malgré la stratégie de la direction reconduite.

 

Les 17 élus de la liste alternative :

 

02 – Aisne : Corinne BECOURT, 45 ans, travailleur social, bureau de section de Saint Quentin

34- Hérault : Paul BARBAZANGE, 57 ans, directeur d’école retraité, secrétaire de la section de Béziers

38- Isère : Floriane BENOIT, 60 ans, journaliste, bureau de section de Fontaine

38- Isère : Dominique NEGRI, 50 ans, fonctionnaire des Impôts, secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères

54- Meurthe-et-Moselle : Christian TABAGLIO, 60 ans, chaudronnier, enseignant en lycée professionnel, bureau de section du Jarnisy

69- Rhône : Marie-Christine BURRICAND, 50 ans, fonctionnaire territoriale, conseillère générale, bureau de section de Vénissieux

69- Rhône : André GERIN, 62 ans, député maire, section de Vénissieux

70- Haute-Saône : Frédéric BERNABE, 54 ans, ouvrier chauffagiste, secrétaire de la fédération

75- Paris : Emmanuel DANG TRAN, 36 ans, employé, secrétaire de la section de Paris 15ème

75- Paris : Claude FAINZANG, 61 ans, professeur de mathématiques retraitée, comité de section de Paris 19ème

75- Paris : Pascuale NOIZET, 54 ans, réalisatrice-monteuse, section Paris 20ème

80- Somme : Fabienne DEBEAUVAIS, 58 ans, employée chez Peugeot, bureau de section d’Amiens

81- Tarn : Eric JALADE, 39 ans, professeur d’histoire-géographie, secrétaire de la fédération

83- Var : Jean-Pierre MEYER, 5? ans, employé à la CPAM, direction de section de Ouest-Var, bureau fédéral

93- Seine-Saint-Denis : Caroline ANDREANI, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

93- Seine-Saint-Denis : Jean-Jacques KARMAN, 62 ans, conseiller général, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

94- Val-de-Marne : Alain DE POILLY, 64 ans, Ingénieur, comité de section de Fontenay-sous-Bois

 

 

 

*Les signataires, élus au CN, du texte « nommer ce que nous voulons » pour pousser au fond la destruction du Parti : François Auguste, Nicole Borvo, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Pierre Dharréville, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Marjolaine Rauze…

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - préparation déroulement
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commentaires

Pasquale NOIZET 16/01/2009 16:33

Je ne comprends pas pourquoi on ajoute à mon "pédigrée" sur la liste alternative "groupe réveil communiste" il ne s'agit pas d'un groupe mais d'un blog auquel je participe parmi d'autres camarades qui eux mêmes n'aimeraient pas être amalgamé ainsi.