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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 12:05

Deux ou trois éléments à propos de "la Riposte" et du texte «renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » par Pierre Robes (PCF 81)

J’ai rédigé ce texte à la demande de camarades qui se demandaient quels étaient les auteurs de ce texte, qu’ils ne connaissaient pas.

Quel est donc ce texte alternatif présenté au congrès de notre parti et qui en sont ses auteurs ? Il ne s’agit pas de faire de la polémique, mais il faut savoir, lorsque l’on vote, être clair non seulement sur les orientations, mais aussi sur les hommes et les femmes qui les défendent.

 

D’où ces quelques lignes qui s’adressent d’abord aux communistes qui ne connaissent pas « la Riposte » et qui souhaitent avoir des précisions sur ses objectifs et ses idées.

 

Le texte de la « Riposte » fait une référence constante et assez insistante au marxisme, de même que son site internet. Je vous épargne les citations (vous pouvez vous référer au supplément de l’Huma).

 

Cette référence peut apparaître au premier abord séduisante pour des camarades qui ne connaissent pas « la Riposte » : c’est en fait un exercice de style pour séduire les militants communistes, qui majoritairement, souhaitent, sous une forme ou sous une autre un « retour aux fondamentaux », donc au marxisme, à la lutte des classes …

 

Des camarades, parfois les mêmes, peuvent se dire, pourquoi y a-t-il deux textes alternatifs qui, en apparence, portent des critiques similaires à l’égard de la majorité de la direction actuelle ?

 

Parce que le groupe « la Riposte » poursuit un objectif qui lui est propre, qui n’a rien à voir avec l’avenir de notre parti, avec le rassemblement de notre peuple, avec le développement nécessaire des luttes et des convergences d’action.

 

Ce groupe se pose comme « défenseur du marxisme » dans le PCF, alors que ses principaux animateurs étaient au PS jusqu’à la toute fin des années 90. Non que cela soit une tare rédhibitoire, loin s’en faut, mais cela devrait pousser G. Oxley et ses partisans à un peu plus de modestie à l’égard de camarades dont la vie et la vie militante sont des exemples pour nous tous, comme Henri Alleg et Henri Martin, qui figurent parmi les 800 signataires du texte « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps ».

Le groupe « la Riposte », qui a tenu son congrès en mars 2008, avait déjà rédigé son texte pour le congrès du PCF au mois de juillet 2008, bien avant que ne paraisse le projet de base commune. D’ailleurs, « la Riposte » distribuait son texte à la « fête de l’Humanité », en septembre dernier, en tentant de récupérer ici et là des signatures pour le déposer. Ce groupe a refusé toute discussion avec les communistes qui, certains depuis longtemps, s’opposent aux dérives réformistes qui ont conduit le PCF à l’échec (en 2002 puis 2007), pour la rédaction d’un texte commun, et pour cause …

Je ne développe pas, d’autres camarades l’ont fait, les manques de ce texte, notamment sur l’analyse de l’Union Européenne, dont les auteurs de ce texte refusent de voir le contenu de classe.

 

Les adversaires principaux de « la Riposte » : les partisans d’un PCF autonome  et indépendant  de la social-démocratie…

 

G. Oxley et le groupe « La Riposte » cherchent d’abord à polémiquer –souvent de manière caricaturale ou stérile- , au sein du PCF avec les camarades qui, avec des options parfois différentes, défendent l’idée d’un PCF autonome, indépendant du PS, porteur de luttes et faisant vivre la théorie marxiste.

Ainsi, au printemps dernier, dans un article de « La Riposte » (28 avril 2008) consacré à l'interview d'Yves Dimicoli sur les propositions communistes face à la crise financière (publiée par l'Humanité du 25 mars 2008), Greg Oxley résume à sa manière les propositions des économistes communistes. Selon lui, il s'agirait de  «subventionner les capitalistes » ...Rien que ça!!!!

Plusieurs camarades, des fédérations, comme du secteur économique du Parti ont répondu (notamment Gisèle Cailloux) de manière argumentée à ce qui n’était qu’une mauvaise polémique et de la mauvaise foi. On peut ne pas être d’accord sur tout avec nos camarades du secteur éco, mais caricaturer de la sorte ce qu’ils écrivent, dénaturer leurs propositions en faisant preuve d’une totale mauvaise foi comme G. Oxley, il y a un gouffre, un abîme, que franchissent allègrement la petite équipe de « la Riposte ».

Pour exister, il faut apparaître comme les seuls, les vrais, les purs …

 

Défendre le marxisme aujourd’hui, ce n’est pas caricaturer les idées des camarades qui tentent de faire vivre les idées marxistes, en économie, avec des propositions réalistes, alternatives et en rupture avec les politiques de gestion et d’aménagement du capitalisme.

 

Et aujourd’hui, les principaux adversaires de « la Riposte », ce sont nos camarades de la section du 15e arrondissement de Paris et surtout André Gerin, député-maire de Vénissieux, on se demande bien pourquoi …

 

De nombre de sections, de fédérations, dans toute la France, montent des appréciations positives   « Faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps », qui apparaît, de plus en plus, pour des milliers de communistes, comme le projet de base commune qui a les qualités que l »on cherchait vainement dans le projet voté par la majorité du CN. 

 

Dans ce contexte où le texte alternatif unitaire est en train de devenir une force incontournable dans le parti, peut-être majoritaire, « la Riposte » tente d’exister, encouragée en cela par certains membres de la direction sortante qui utilisent ce texte comme un « contre-feu » pour diviser et disperser les voix de certains camarades isolés et qui ne connaissent pas ce groupe.

 

D’où vient le groupe « la Riposte » ?

 

Les attaches du groupe "la Riposte" (revendiquées) sont celles du groupe de Ted Grant (In defence of Marxism), intitulé  "Tendance Marxiste Internationale" - un des multiples courants trotskistes, organisé à l'échelle internationale, dont la spécificité est de considérer non pas qu'il faut constituer des partis distincts des organisations classiques du mouvement ouvrier, mais constituer des tendances en leur sein, ainsi la Riposte essaie-t-elle de s'implanter au sein du PCF depuis 2000, ses principaux animateurs étaient auparavant au PS.  Ailleurs, les homologues de « la Riposte » militent au sein du parti travailliste britannique, par exemple, vous savez, le New Labour de Tony Blair …

 

La direction du PCF connaît les pratiques de « la Riposte », certains jouent même à les favoriser en sous-main contre les communistes qui s’opposent à la disparition et à la dénaturation du PCF – il y a plusieurs exemples locaux aisément vérifiables, le dernier en date étant dans la fédération de Paris, qui autorise « la Riposte » à disposer de locaux fédéraux, et refuse une salle à des camarades signataires du texte alternatif unitaire, dont des camarades responsables de section, des membres du CN, pour qu’ils puissent présenter ce texte aux communistes parisiens ! On croit rêver !

 

Laisser présenter un texte alternatif à un groupe ouvertement organisé en tendance, comme « la Riposte », sans en dire quoi que ce soit, c’est un choix de la part de la majorité de la direction du PCF.

Si les signataires des différents textes avaient été publiés par l’Huma,  les communistes auraient aisément fait la différence entre un texte dont ils ne connaissent pas un signataire (celui de « la riposte ») et un autre signé à ce jour par près de 800 militants, responsables de section, de fédération, élus …

 

La Riposte et l’histoire du PCF

 

Que ce soit sur 1936 et le Front Populaire, sur la Libération et 1945, sur 1968, « la Riposte » n’a pas de mots assez durs pour caractériser l’histoire et la pratique des communistes, alors qu’au contraire, les historiens sérieux, notamment les marxistes, reconnaissent l’intelligence pratique et théorique du PCF et de ses dirigeants, notamment dans les années 30, où ce sont les orientations prônées par Thorez qui finissent par s’imposer, y compris dans l’Internationale Communiste, à partir de 1935, avec le Front Populaire.


Sur ce point, je livre simplement un exemple. Greg Oxley a préfacé récemment (visible sur le net) un recueil de textes de Trotsky sur la France de 1934 à 1937, où il écrit notamment qu'à partir de 1934,  "la politique sectaire du PCF a été remplacée, non par le programme d'un front unique révolutionnaire des organisations des travailleurs, mais par une politique de collaboration de classe dictée par Moscou, et dont les conséquences allaient s'avérer désastreuses pour la classe ouvrière française. Maurice Thorez et la direction du PCF prônaient une nouvelle « union sacrée » - rebaptisée « Front Populaire » pour l'occasion. Le Front Populaire incluait non seulement les sociaux-démocrates, mais aussi la classe capitaliste, incarnée par le Parti Radical. Ainsi, les « sociaux-fascistes » et « radicaux-fascistes » d'hier devenaient désormais des alliés de première importance dans la lutte contre le fascisme."

Chacun peut juger ... Ramener le Front Populaire à une politique de "collaboration de classe", et à "l'union sacrée", il fallait oser ! Ce type de propos à l'emporte-pièce (une ânerie sans nom sur un plan historique) et d'un anticommunisme forcené situe pour moi l'auteur et les auteurs de ces textes en dehors du mouvement communiste, ce sont là des idées profondément réactionnaires.

 

Evidemment, « la Riposte » ne va pas écrire cela dans un texte de congrès du PCF : on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Il faut dire la vérité aux communistes. Si la direction ne veut pas défendre l’histoire du Parti, c’est à nous de le faire. 

 

Il me semblait nécessaire de faire ces quelques rappels et de donner ces éléments aux communistes avant le vote pour qu’il n’y ait aucune confusion.

 

Au fond, ce texte (indûment intitulé « renforcer le PCF, renouer avec le marxisme ») est un leurre, porté à la fois par certaines franges les plus politiciennes de la direction (ceux qui appliquent l’adage « diviser pour mieux régner ») et par un groupuscule entriste qui méprise les communistes et leur histoire et tente de prospérer sur le désarroi suscité par les orientations et la politique de la direction depuis la participation gouvernementale de 1997-2002. 

 

Pas d’abstention, nous avons la responsabilité historique, nous pouvons créer l’événement et redonner espoir aux militants, à notre peuple dans la période actuelle.

 

Pas de légitimisme par rapport à une direction qui n’a plus de légitimité !

Comme le disait Thorez : « Que les bouches s’ouvrent ! »

 

Camarades, votez pour vos idées, pour un PCF autonome, offensif, porteur de propositions d’action, en phase avec notre peuple, capable de rassembler, d’unir celles et ceux qui souffrent du capitalisme et qui ont intérêt aujourd’hui à rompre avec ce système invivable !

 

Les 29 et 30 octobre, le seul vote qui permettra de retrouver un PCF utile à notre peuple, de donner espoir, pour rompre enfin avec le capitalisme, c’est celui pour le texte de base commune alternatif « faire vivre et renforcer le PCF : une exigence de notre temps » (choix n°3) !


Les textes alternatifs du Congrès du PCF – Nos divergences

Bonjour,

Je prends la plume face à cette critique du texte alternatif dont je suis signataire, Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps, car celle-ci n’est n’est ni honnête, ni fondée.

Pour commencer, La Riposte pourrait-elle nous dire pourquoi elle s’oppose aux valeurs républicaines dans l’absolu ? Que je sache, défendre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de démocratie - pour ne parler que ce celles-là ! – est le premier devoir de tout militant communiste. Bien entendu, vous dîtes que ces valeurs sont hypocrites dans le cadre du capitalisme. Mais c’est justement pour cette raison que nous sommes également communistes ! Communistes, oui, mais communistes français !

Ne pas défendre les valeurs républicaines, c’est se tirer une balle dans le pied, c’est se contenter de prêcher dans le désert avec des phrases tirées de livres (et de ce point de vue, La Riposte connaît mal les classiques, nous y reviendrons). C’est militer à côté du mouvement ouvrier français et au final, se morfondre dans le sectarisme le plus impuissant.

Je voudrais rappeler que si le PCF a pu être aussi influent, le premier parti de France dans les années d’après guerre, c’est parce qu’il a donné son sang pour vaincre le nazisme et libérer la patrie. Il ne faudrait pas l’oublier.

Nous sommes aussi des travailleurs, mais également des Français. André Gerin s’inscrit dans cette perspective, qui n’est pas celle de Le Pen. Tous ses écrits ne sont certainement pas excellents. Mais en faire la critique en même tant que celle de notre texte alternatif n’est pas très honnête, c’est du sophisme. Tenez-vous en au texte et rien qu’au texte !

Venons-en, justement.

Sur le projet. La Riposte veut faire croire que notre texte "ne veut pas remettre en cause le capitalisme". Ceci est parfaitement ridicule. Ainsi, vous indiquez que, « l’appropriation sociale des moyens de production » est une formule floue ( !), qui plus est, « introduite dans le vocabulaire du parti à l’époque de Robert Hue » ( !).

Là, on croit rêver : il est de notoriété publique que cette formule est le B.a- BA du projet marxiste ! Je ne citerai à cet égard que F. Engels, dans un de ses textes (que je ne prendrai pas la peine de détailler plus en avant) : « L’appropriation sociale des moyens de production élimine non seulement l’inhibition artificielle de la production qui existe maintenant, mais aussi… ».

Il est pour le moins étrange de voir que des personnes qui se prétendent marxistes ignorent cette formule de base, qui est le résumé du socialisme décrit par les plus grands auteurs, comme F. Engels !

Parler, comme nous le faisons, comme Engels, d’appropriation sociale des moyens de production, c’est s’attaquer aux rapports de production capitaliste, à la propriété privée des moyens de production, ce que la base commune ne fait évidemment pas. Tous arguments ne sont pas bons.

Sur la question des droits des salariés, notre texte est flou, certes. Mais tout comme celui de La Riposte  ! Parler de « gestion démocratique des entreprises par les travailleurs » à tout bout de champ ne règle pas la question de savoir comment ce processus se réalise concrètement.

La Riposte ne le dit jamais. Par contre, elle crie toujours à la trahison quand l’idée de droits pour les travailleurs est mise en avant, que ce soit par la gauche du parti ou par la droite. Il faudra alors nous expliquer comment se réalise concrètement cette démocratie et comment elle est compatible avec la « planification rationnelle » qui est avancée, sauf à supposer que les « plans élaborés démocratiquement » (on ne sait pas comment vraiment, puisque, encore une fois, La Riposte ne parle strictement jamais des droits des travailleurs, ni du rôle que pourraient jouer leurs institutions représentatives) correspondent systématiquement à la rationalité et à « l’administration saine des choses » voulue par les membres de La Riposte. Niveau flou, il n’y a pas mieux que La Riposte.

Et puis, vu notre critique sévère de la Gauche plurielle, il est évident que nous ne mettons pas la même chose derrière les droits des travailleurs que les Hue et autres Gayssot. Mais de toute façon, La Riposte ne parle jamais des droits des travailleurs, elle en reste à un niveau d’abstraction très élevé, donc est mal placée pour donner la leçon.

La Riposte nous accuse d’avoir les mêmes idées, quant au programme, que la base commune. (« le programme qu’ils présentent ne contient aucune mesure susceptible de briser le pouvoir des capitalistes. »). En réalité, on a beau relire ce texte imbuvable de nos dirigeants, on n’y trouvera nulle part "la rupture radicale avec le capitalisme" que nous proposons noir sur blanc !

Sur le point précis des nationalisations, puisque vous vous référer maladroitement à certains écrits d’A. Gerin pour critiquer l’ensemble de notre texte, vous pourriez aussi lire ses propositions de loi, cela ne ferait pas de mal. En particulier, dans celle sur le service public de l’eau, vous verriez que la nationalisation est également proposée (c’est d’ailleurs pour cette raison que les refondateurs n’ont pas voulu cosigner).

Passons à la question nationale. La Riposte tire à boulets rouges sur notre texte, le qualifiant de souverainiste.

Je voudrais citer ici le grand Lénine : « Le réveil des masses sortant de la torpeur féodale est progressif, de même que leur lutte contre toute oppression pour la souveraineté du peuple, pour la souveraineté de la nation. De là, le devoir absolu pour le marxiste de défendre le démocratisme le plus résolu et le plus conséquent, dans tous les aspects du problème national. Secouer tout joug féodal, toute oppression des nations, tous les privilèges pour une des nations ou pour une des langues, c’est le devoir absolu du prolétariat en tant que force démocratique, l’intérêt absolu de la lutte de classe prolétarienne. »

Certes, s’il dénonce le caractère bourgeois, l’utopie réactionnaire de « rester dans sa Nation », il dit très bien les choses : la souveraineté nationale n’est pas une fin en soi, mais c’est bien la condition de l’édification du socialisme, quand les pays qui nous entourent sont capitalistes et impérialistes, quand ils représentent pour la France des pays oppresseurs.

Bien entendu, au niveau de la Commission européenne, du Parlement européen et des différents sommets européens se règlent les politiques qui visent à venir à la rescousse du capitalisme. C’est justement pour cela que, une fois un Gouvernement communiste en France, nous n’aurions plus rien à faire dans de telles instances, avec des dirigeants d’autres pays qui ne partageraient pas nos vues et qui rentreraient même certainement en guerre contre nous, comme cela est arrivé à la Russie soviétique ! Mais si les autres Etats européens suivaient une voie compatible avec la nôtre, alors, bien entendu, des coopérations pourraient se mettre en place, comme entre le Venezuela et Cuba, par exemple.

Comment Chavez aurait-il pu entamer la construction du socialisme sans reconquérir la souveraineté nationale de son pays ? Dans notre texte, il est dit que « depuis quelques années, le socialisme refait surface dans différents points du globe. Ainsi, plusieurs pays d’Amérique Latine se sont engagés dans des expériences progressistes. Elles reposent toutes sur la reconquête de la souveraineté nationale grâce à la nationalisation des banques et des grands secteurs de l’économie ». N’est-ce pas assez clair ?

Autre chose : accuser notre texte de parler des « pays socialistes » pour les pays soviétiques est un procès d’intention qui ne trompe personne : tous les Français et tous les adhérents du PCF qualifient ces pays de socialistes.

Vous dîtes chercher à expliquer d’un point de vue marxiste l’échec de l’URSS. C’est une idée. Nous ne le faisons pas. Et alors ? Est-ce le lieu, dans un texte de congrès, que de le faire ? Pourquoi, par exemple, le texte de La Riposte ne parle à aucun moment de l’organisation du PCF, du rôle des cellules, de la formation, de l’histoire glorieuse du PCF ? Pourquoi votre texte ne se réfère strictement jamais à la campagne communiste pour le NON au Traité européen, à la manière des trotskistes de LO, par exemple ? Cela me parait être des lacunes toutes aussi sérieuses !

Je finis en donnant les résultats (environ, car de tête) des votes dans ma cellule : 5 pour la base commune, 4 pour La Riposte et …………….. 37 pour les gros nationalistes, réformistes et racistes que nous sommes ! (avec un pourcentage de votants très honorable).

Les militants ne s’y trompent pas…

Gautier WEINMANN, signataire du texte alternatif Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps

- par Gautier WEINMANN

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Published by Vive le Parti Communiste Français
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commentaires

Pierre Robes 02/11/2008 19:10

à Marc Busch, vous écrivez des choses avec lesquelles on peut être d'accord. Cela dit, vous ne répondez absolument pas aux éléments qui sont donnés ici, à la fois sur le caractère "entriste" du groupe "la Riposte", qui écrit des horreurs sur l'histoire de notre parti - mais qui n'écrit pas tout cela dans un texte de congrès, avec lequel nous pouvons avoir des convergences. Mais l'essentiel n'est pas là, il est dans ce qui est indiqué plus haut, dans les deux notes, qui précisent aux communistes la nature de ce groupe, par ailleurs largement instrumentalisé par la droite du groupe dirigeant du PCF (par ex. Marie-Pierre Vieu ou les dirigeants actuels de la fédération de Paris ou du Rhône).

BUSCH Marc 02/11/2008 02:08

Désolé, camarade, mais il faudra revoir tes pourcentages. Depuis, le vote a eu lieu, et les communistes ne se sont pas laissés abuser puisque le texte"Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme" a obtenu 15 % des voix, sans soutien comme cela est précisé plus haut de députés, de sénateurs, de membres émminents du CN.
Je suis membre du PCF depuis 1969 et responsable syndical à la CGT et je ne pense pas avoir de leçons à recevoir, étant assez grand me semble-t-il pour juger un texte sans qu'on m'en fasse une explication tronquée.
Les communistes ne sont pas des veaux qui auraient "confondu les textes" etc. etc.
Quant à l'entrisme, tout communiste a les mêmes droits et les mêmes devoirs à l'intérieur du parti, moi comme toi, et doit repecter la discipline et les règles de celui-ci. Pourquoi devrait-il en être autrement pour quelqu'un qui appartient par ailleurs à La Riposte ou sympathise avec ses idées ? Pourquoi aussi ne pas employer les mêmes arguments concernant l'appartenance à Attac, à la fondation Copernic ? Assez de chasses aux sorcières ou de procès de Moscou.
Nous nous battons pour des idées et ne sommes les porteurs de valises de personne. Sur la question nationale, ce sujet est trop vaste pour être abordé ici. Il suffira cependant d'observer dans le repliement de l'URSS à l'intérieur de ses frontières et la dissolution de l'internationale la cause principale de sa dégénérescence qui a ouvert ensuite la voie à la restauration du capitalisme. Et c'est bien ainsi que "Le grand Lénine" l'avait exprimé. La lutte pour le socialisme ne peut être qu'internationale et tout le fatras de souveraineté nationale dans l'Europe capitaliste (souveraineté nationale des capitalistes Français ?) ou d'Europe sociale ainsi que l'exprime la direction ne sont qu'utopies contraires à notre lutte révolutionnaire.
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

adèle 30/10/2008 14:16

Bonjour

Je ne participe pas au vote, mais je m'intéresse à l'avenir du PC. Je n'avais pas bien saisi les différences entre ces deux choix.Grâce à vous, c'est fait! Merci