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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 18:37

Henri Martin, militant anticolonialiste, ancien membre du Comité central du PCF, est signataire du texte alternatif pour le 34ème congrès "Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps"


Actuellement le monde entier peut constater que le prix du pétrole peut diminuer de moitié sans que les multinationales qui dirigent cette production soient en faillite, c’est donc que les profits sont immenses.

C’est pourtant au secours de ces multinationales que les gouvernements capitalistes veulent en premier réagir en en imposant la majorité de la population.

Le Président Français de la banque centrale européenne a déjà déboursé 150 milliards d’euros (la moitié du budget français) pour dépanner quelques banques amies.

La nocivité du régime capitaliste éclate au grand jour et frappe la majorité de la population en premier ceux qui produisent les biens nécessaires à la vie de tous.  Cette majorité est mécontente, proteste, mais ne peut prendre conscience spontanément des véritables responsables de l’aggravation de sa situation.

Le rôle d’une force politique organisée est donc indispensable pour aider à cette prise de conscience pour trouver des véritables solutions conformes à l’intérêt de la majorité de la population. Ce doit être le rôle du parti.

Déjà nous avons joué un rôle important dans la mobilisation de 55% des électeurs Français contre une constitution légalisant l’exploitation capitaliste, alors que la majorité des députés prétendait que c’était le meilleur mode de production. Bien sûr, le gouvernement a pu par la suite réussir à faire adopter sous l’appellation « traité » 98% de cette constitution rédigée par Giscard d’ Estaing. Mais surtout parce que la direction du PS a laissé faire au nom de sa solidarité avec les autres, PS européens.

Nous avions donc remporté cette bataille du référendum sans avoir le soutien du PS ce qui montre la répercution de nos idées et il me semblait que nous en avions tiré une leçon, en écrivant dans la base commune « l’expérience de la gauche plurielle a été marqué à plusieurs reprise par une surdité de notre part vis-à-vis du mouvement social et progressiste » puis «  Nous n’avons pas su prolonger la dynamique de 2005 en proposant immédiatement après la victoire du non (55%) un objectif, un cadre et une méthode susceptible d’éviter la confusion qui a marquée l’échec de cette tentative ».

Malgré cette phrase autocritique, qui est un minimum de regret par rapport a l’importance des privatisations que nous avons laissé faire entre 1997 et 2002, je pense qu’actuellement nous repartons dans la confusion en transformant le terme « gauche » en formule miracle, contre l’exploitation capitaliste.

Car que devient l’indépendance du parti dans ces conditions.

Dans la situation actuelle ou l’injustice de la société éclate, faire réellement du nouveau c’est aider les travailleurs a conquérir des droits politiques et économiques en leur faveur, afin d’être des citoyens à part entière.

Ce sont quand même eux qui produisent les biens nécessaires à la vie de toute la nation et pourtant ils sont traités en citoyens de seconde zone.

A la libération se sont les travailleurs qui ont relevé les usines, redémarré la production contre les dirigeants d’entreprises qui s’étaient mis au service de l’occupant nazi.

C’est donc vers ces travailleurs qu’il faut tourner d’urgence nos efforts, Paul Boccara a fait des propositions très intéressantes pour les aider a conquérir des droits politiques et économiques et tout simplement à conserver un travail, avant de songer à des alliances de sommet avec des gens qui n’ont pas l’habitude de tenir leurs promesses.

Pour aider ces travailleurs il faut donner du tonus au parti et non réduire sa force en l’inféodant totalement et durablement à d’autres forces politiques qui ne sont pas animées par l’idée de faire passer les intérêts du peuple avant les leur.

Il faut aussi arrêter de participer à l’offensive idéologique du grand capital pour discréditer notre histoire, alors qu’il se tait sur sa collaboration avec les nazis et sur les guerres coloniales.

De même il faut rappeler que lorsque nous n’étions pas au gouvernement, à l’élection présidentielle de 1995, Robert Hue avait gagné 600 000 voix et 2% sur l’élection précédente, au moment ou le candidat Jospin était en recul de 11% et perdait plus de 3 millions de voix sur le score de Mitterrand en 1988.

Par la suite lorsque nous avons été au gouvernement, Robert Hue est tombé à 3,37%. Les faits montrent donc que lorsque nous nous alignons sur les positions du PS, nos électeurs nous abandonnent.

Pour terminer je veux dire :

Chaque fois que nous ne sommes pas d’accord avec le PS, nous sommes accusés immédiatement d’être des antisocialistes bornés. Mais lorsque nous organisions des manifestations contre la guerre d’Algérie, faite par des gouvernements socialistes, non seulement nous agissions contre une guerre injuste, contre un peuple qui voulait à juste titre être indépendant, mais nous agissions aussi pour sauver la vie de tous ces jeunes Français, parmi lesquels des fils des militants socialistes. Ce qui était évidemment tout autre chose qu’un acte sectaire et antisocialiste.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF et mouvement populaire
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