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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 12:11

Nous reproduisons ci-dessous la lettre de notre camarade de Haute-Vienne Michel Perrin à l'Echo du Centre suite à la publication d'une tribune d'un dirigeant fédéral, Gilbert Bernard, pronant ouvertement la dissolution du Parti communiste (voir en bas).

Il n’est pas dans mon habitude de mener le débat politique concernant mon organisation par presse interposée, fut-elle progressiste. C’est un exercice que je privilégie de partager avec mes camarades, dans les réunions prévues à cet effet, permettant l’expression de chacun.

L’intervention de Gilbert BERNARD dans le courrier des lecteurs du mercredi 13 août 2008 après celle de nombreux responsables départementaux du PCF, m’incite à le faire.

Simplement pour dire que de mon point de vue l’intervention politique de responsables départementaux, doit être de faciliter l’intervention du plus grand nombre de communistes possible avant d’imposer leur choix personnel. Le nombre d’initiatives pour réunir cellules et sections sur la haute vienne ne me semble pas aller dans ce sens.

Quand au fond, Gilbert, comme d’autres, propose ni plus ni moins que la dissolution du PCF pour créer un énième mouvement dont il dessine les composantes (PS, verts, communistes, …etc…) mais pas et c’est paradoxal, le but. Souhaite t-il un congrès de Tours à l’envers ? Une organisation réformiste de plus ?

Quand au bilan très négatif de l’organisation, n’est-il pas le fait d’orientations actuelles insatisfaisantes pour une majorité de communistes ? Les directions n’ont-elles pas l’obligation de réfléchir à leurs échecs répétitifs ?

Chacun doit être clair dans les propositions et ne pas avancer masqué. Alors retrouvons nous dans les prochains jours,semaines, mois, pour discuter et prendre les bonnes décisions avec tous les communistes, qui, j’en suis persuadé ne sont pas prêt à s’auto détruire. C’est en tout cas à eux d’en décider.

Michel Perrin



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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans 34ème congrès - tribunes
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commentaires

delbary bernard 27/10/2008 10:35

Bernard DELBARY Section monts & barrages Hte Vienne 24/10/08 17h


MARXISTE, ou-et COMMUNITE

Avec la préparation du 34eme congrès du parti communiste, dont ses travaux se dérouleront à la défense du 11 au 14 décembre prochain ; je vous fait part de ma modeste contribution, en regard des différents documents en ma possession.
Disons tout de suite que ça « cocogite » a la lecture et l’analyse de la base commune d’une part et des différents projets alternatifs plus ou moins en contradiction avec le document proposé et adopté par le comité national.
Adhérent et militant au parti depuis ne nombreuses années, mais n’ayant aucune prétention à détenir quelques vérités ; je m’invite dans le débat…..que je souhaite démocratique, fraternel, et tolérant, malgré nos différents points de vue sur la société et la place que doit avoir notre parti au service de tous non pas pour soi.
Or les différentes rédactions ne se mettent pas au service de l’adhérent(e) d’une part et me semble en retrait par rapport au 32eme congrès. Dans quelques jours nous avons à nous prononcer pour un ou l’autre ….qu’el choix……Les débats entamés dans les sections m’invite a vous faire part de quelques inquiétudes….
Soyons claires dans nos propos, notre démarche, pour ma part même si la conjoncture actuelle n’est pas facile, n’étant ni un »religieux » ni un « fossoyeur »et au delà du « nombre » je suis convaincu que le parti à encore un avenir, son rôle (révolutionnaire) à jouer dans notre pays……quelques éléments bien sure évidents :
1) Le capitalisme mondialisé avec ses enjeux financiers, sa crise, ses spéculateurs, autres paradis fiscaux et parachutes dorés est loin d’être mort.
2) Le maître Sarkozy et ses valets (de l’DUMP) infligent sur le dos des plus démunis une politique de régression économique et sociale, tout en adoptant un discours quotidien médiatisé tendant à rassurer la majorité des français inquiets de leur avenir et celle de leurs familles.
3) Les signataires des différents projets, à mon avis, tiennent peu compte des réalités quotidiennes vécus par les salariés, les jeunes, actifs, retraités vivant dans les villes ou dans les campagnes. La plus value, la lutte de classes et autre dépassement du capitalisme, voir de la visée communiste et notre analyse marxiste ; sont autant d’arguments je partage en tend que militant dans notre analyse de la société.
4) Notre outil nous devons l’adapter dans notre démarche au service des millions de salariés préoccupés de leur emploi, de leur pouvoir d’achat, de leur protection sociale, des pensions et retraites sans oublier le devenir de l’école et des services publics… Je ne doute pas un instant que tous ces sujets seront en débat dans nos conférences et notre congrès. Concernant la stratégie, avons-nous faits des erreurs ?.....certainement…….devons nous changer….bien sure c’est le débat qui c’est instauré depuis la « mutation » continuer seul je ne le pense pas au contraire……l’expérience de la campane pour le NON , et les initiatives pour la mise en place des collectifs anti-libéraux dans les départements témoignent de notre capacité à agir sur le terrain.
5) La gauche ne peut se construire avec mais pas sans les communistes ……soyons lucides les autres partis ou autres mouvements de « gauche » ont eux aussi quelques « soucis » pour trouver leur place au regard de leur projet de société et de leur démarche …. Mais surtout pas avec celles et ceux qui ont tout fait pour affaiblir notre parti……s’allier avec des sociaux-démocrates (PS) c’est enterrer le PC…. Ce qui me parait inconcevable ; avec la situation actuelle en France.
Enfin une question qui à son importance…..est ce les hommes qui font le parti ou le parti qui fait les hommes….Pour mémoire n’oublions pas que le PC à était a l’initiative, voir acteur dans l’histoire de notre pays depuis sa naissance jusqu'à aujourd’hui n’oublions pas surtout que des homes et des femmes ont étaient déportés emprisonnés fusillés, tel que GUY MOQUET et 26 de ses camarades…… part ce qu’ils étaient Communistes.



Bernard DELBARY

Tanaziof 02/09/2008 21:02

Voir l'article de JP Pierrot dans l'Huma du 28 juillet 2008:

Pendant les vacances, la discussion continue.

La lecture des contributions adressées au forum de discussion (1) confirme le caractère « existentiel » du débat ouvert entre les militants communistes dans la préparation de leur congrès de décembre. Dans le seul mois de juillet, plus de soixante-dix contributions ont été publiées (2). On aura rarement autant parlé de communisme dans la préparation d’un congrès du PCF. Par quel projet émancipateur crédible et original les communistes, aujourd’hui si affaiblis, peuvent-ils être identifiés et reconnus ? L’histoire du communisme du XXe siècle, sous sa forme soviétique, est-elle « un bagage trop lourd à porter » ? Oui, répond Gilbert Bernard, de la Haute-Vienne. Même si le PCF a connu « des moments admirables », l’échec des régimes dits « communistes » a eu un impact plus fort que les assurances données par les communistes sur leur projet, bien différent du modèle soviétique. « Soyons lucides, écrit-il, le communisme n’est plus porteur d’espoir dans le monde et la France d’aujourd’hui. » Et le PCF n’est plus « le parti dont nous avons besoin pour mener la lutte des classes dans les conditions d’aujourd’hui. » Il est en revanche le mieux placé pour « donner le signal en faveur de la création d’une nouvelle force politique ».

Cette position tranchée n’est pas partagée par la majorité des participants au forum, quelles que soient par ailleurs leurs opinions sur l’ampleur des changements qu’il convient de décider. Ce qui doit changer au Parti communiste. Christiane Leser (Val-d’Oise) ne veut pas se contenter d’une « rénovation » qui ne toucherait pas à la « matrice originelle » (la révolution bolchevique de 1917) - « ce serait une catastrophe ». Il faut au contraire « métamorphoser » le PCF, fonder un Parti communiste en rupture avec des conceptions et des pratiques dépassées et en même temps fidèle à l’idéal, aux espoirs, au courage et à la créativité des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ont fait le PCF ». « Rénover ou transformer le PCF ? », c’est aussi la question posée par Daniel Brunel. Pour le vice-président du conseil régional d’Île-de-France, le devenir du PCF ne peut se traiter en dehors de l’avenir de la gauche. Et notamment de « la refondation de transformation sociale et écologiste qui, nécessaire à terme, ne peut être traitée si on ne pose pas la question de la place de la composante communiste, donc de sa forme organisée dans les mouvements qui peuvent s’opérer ». L’apport du communisme est de porter l’idée que toutes les formes d’exploitation et de domination ne sont pas des lois intangibles des sociétés humaines. Sur cette conviction l’unité des communistes peut se réaliser, estime Daniel Brunel.

« Le communisme, écrit Alain Janvier, ce n’est pas tant un idéal que la réponse à des besoins forts qui frappent à la porte de l’humanité. Et, de son côté, Bernard Lamirand, de la cellule du site Arcelor de Montataire (Oise), lance des pistes : la gratuité de l’eau, les transports gratuits pour le travail et la recherche d’emploi, les actes de santé remboursés à 100 %… Le militant s’inquiète au passage qu’au moment où le libéralisme destructeur des valeurs collectives rencontre des difficultés nouvelles (…), ce n’est pas le moment d’abandonner les concepts communistes et le PCF, comme certains s’y dirigent. » L’exaspération sourde de certains messages. À l’instar de Yacine Houichi, animateur de la Jeunesse communiste à Montreuil, qui se plaint des frictions internes entre les « rénovateurs » et les « orthodoxes » « Au lieu de proposer des alternatives aux citoyens, nous perdons notre temps dans des querelles internes qui ne nous apportent que la division du parti. »

Le refus de la division, l’exigence de respect de la démocratie interne revient souvent. Roger Dupas, de Bretagne, se montre particulièrement sévère : « Quel crédit accorder à une organisation dont la direction est en permanence en désaccord, y compris soutien des candidats opposés ? (…) comme ce fut le cas à la présidentielle malgré un vote majoritaire des adhérents. Je crois que cela ne peut plus durer. Les tendances sclérosent le débat, le transforment en lutte de clans. » Mais pour Pierre Zarka, « la créativité personnelle et une organisation unifiante sont les indispensables conditions d’une force transformatrice du XXIe siècle. Ce n’est plus le Parti qui labellise ses membres pour en faire ses transmetteurs, ce sont eux qui décident de le former ». Disparaîtrait la verticalité d’appareil laissant la place à une « fédération de militants ». Il faut, reprenant une formule employée lors du Congrès fondateur de Tours (1920), avoir l’audace de « changer la vieille maison » Cette conception n’est pas celle d’Alain-François Bouvier, de Bagneux, qui soutient que « le Parti est lieu de la réflexion collective par la confrontation des réflexions individuelles (…), il ne peut être question de le remplacer par une idée d’outil collectif non défini ».

En ce 160e anniversaire de la publication du Manifeste du Parti communiste, Karl Marx est le personnage le plus cité dans les contributions, de toutes sensibilités. Signe d’un questionnement des communistes qui se sentent entre le besoin de retour aux sources et la nécessité de s’atteler à un projet communiste pour le monde d’aujourd’hui. Avec la conviction partagée que l’un ne va pas sans l’autre. C’est pourquoi l’accent est si souvent mis sur la formation des militants, comme l’écrivent les communistes de Limay dans une longue contribution collective : « Les communistes doivent disposer d’un bagage politique leur permettant de comprendre la société dans laquelle ils vivent. »

(1) alternativeforge.net

(2) Dans nos éditions précédentes, nous avons présenté les contributions de Marie-George Buffet, d’André Gerin et de Roger Martelli.

Jean-Paul Piérot