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25 décembre 2006 1 25 /12 /décembre /2006 23:17

L’Amérique latine à l’heure du socialisme. Un espoir pour les progressistes du monde entier.

 

 

 

 

 

Article extrait d'Infos 15 n° 55:

 

 

Vers la « République socialiste du Venezuela » 

Le peuple vénézuélien a voté massivement le 3 décembre pour l’approfondissement de la politique de justice sociale et de la « Révolution bolivarienne » conduites par le Président Chavez depuis 1998. Malgré la pression éhontée des multinationales et des Etats-Unis, le résultat est sans appel : 63% pour Chavez aux présidentielles avec une participation sans précédent dans le pays de 75%, le président l’emportant dans toutes les régions sans exception. 

 

Dans son discours d’investiture le 10 janvier, Hugo Chavez a défini la nouvelle étape de la Révolution: « avancer vers le socialisme », vers « une république socialiste du Venezuela ». Joignant aussitôt les actes aux mots, il a annoncé la nationalisation du secteur des télécommunications et de l’électricité privatisés au début des années 90. La Nation doit  « récupérer la propriété des moyens stratégiques de production ». La poursuite de la conquête de la maîtrise publique de l’industrie pétrolière s’inscrit dans cet objectif. Figurent au centre de ce programme socialiste la reconquête de la souveraineté nationale et le développement des conditions d’une véritable démocratie populaire. Le rétablissement du contrôle publique de la banque centrale s’inscrit ainsi dans le processus révolutionnaire de libération de la tutelle imposée autrefois par l’impérialisme et relayée ses valets de la bourgeoisie locale qui continuent de tenir d’importantes positions institutionnelles.

Dans le sillage de la révolution vénézuélienne, de nouvelles orientations politiques se sont imposées dans plusieurs pays d’Amérique Latine dont la Bolivie d’Evo Morales ou dernièrement l’Equateur et le Nicaragua. Sous l’égide de Cuba, du Venezuela et de la Bolivie, un nouveau cadre de coopérations internationales équitables et mutuellement avantageuses prend corps avec « l’Alternative bolivarienne pour les Amériques » (ALBA) et le « Traité de commerce des peuples » signé le 28 avril 2006 à La Havane (photo). La domination de l’ordre capitaliste mondialisé orchestré par l’OMC et ses organisations continentales (en l’occurrence la zone de libre-échange des Amériques, ALCA, que M. Bush voudrait instaurer de l’Alaska à la Terre de Feu) n’est plus une fatalité.

Solidarités politiques réciproques 

Ces évolutions politiques en Amérique Latine constituent un formidable encouragement pour les progressistes et les luttes anticapitalistes dans tous les pays. Certes, le contexte n’est pas identique et nous n’avons pas (encore) tous les éléments pour apprécier la situation là-bas, mais ces expériences sont de nature à donner un sacré coup de fouet au débat idéologique et à la « gauche de la résignation» française. Celle qui n’ose plus demander des nationalisations mais fait semblant de rêver d’entreprises (privées) citoyennes. Celle qui cultive l’illusion d’une « réorientation » ou d’une « démocratisation » des structures supranationales de la mondialisation capitaliste (OMC, UE). Celle qui ne veut plus rompre avec le capitalisme mais le « dépasser » ou combattre seulement son caractère « ultra-libéral ». Celle qui renonce au mot « socialisme » ou le prive de sa signification. Les progressistes ont beaucoup à gagner à s’informer des expériences politiques émancipatrices d’Amérique latine, à les populariser. Mais ils peuvent et doivent aussi exprimer en retour leur solidarité politique avec ces peuples.

Plus que jamais, il faut soutenir Cuba  

Le gouvernement américain a déjà tenté plusieurs fois de faire renverser le Président Chavez. La campagne mondiale de dénigrement de la révolution bolivarienne redouble, également en France. Mais en ce moment, la propagande de l’impérialisme américain et de ses alliés (y compris en France même dans certains milieux de « gauche ») s’acharne plus que jamais sur Cuba. Ils comptent bien profiter des difficultés économiques et sociales provoquées par leur embargo et l’isolement subi depuis 15 ans, surtout de la maladie de Fidel Castro pour déstabiliser le pilier politique du mouvement anticapitaliste latino-américain. Toutes les évolutions actuelles dont nous nous réjouissons en Amérique latine sont inspirées, nourries de l’expérience révolutionnaire socialiste et de la résistance héroïque du peuple cubain. Il faut soutenir Cuba pour le peuple cubain, pour tout le mouvement révolutionnaire en Amérique Latine, pour l’avenir du mouvement progressiste dans le monde entier !

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans CUBA SI! Amérique Latine: expériences socialistes
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