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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 19:13
Conseil national du PCF du 23 mai 2008

Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

La question de l’UE va-t-elle être à nouveau l’instrument de la mutation-liquidation du PCF ? On se souvient de l’expérience de la liste « Bouge l’Europe » aux élections de 99 qui comprenait des personnes approuvant le traité de Maastricht et la guerre en Yougoslavie. Une expérience dont la direction n’a jamais voulu tirer les leçons. On recommence en 2009, sous l’égide du PGE ?

Je constate que la liquidation du Parti est toujours à l’ordre du jour. Olivier Dartigolles, Marie-Pierre Vieu, Dominique Grador… sont intervenus dans ce sens dans l’Huma ou le Monde.

Des textes de dirigeants, non distribués aux adhérents, circulent et proposent pour le congrès de créer des « fédérations thématiques», des « espaces d’éducation », un « cadre permanent », autant de structures destinées à court-circuiter les fédérations, les sections et les adhérents, qui seraient réduits à coller des affiches, distribuer des tracts, faire la claque dans les meetings.

Tout au contraire, la situation appelle plus que jamais la revitalisation, la reconstitution des cellules, (qui doivent redevenir des lieux de souveraineté des communistes), en particulier dans les quartiers populaires et dans les entreprises, lieu de l’exploitation, de la création de la plus-value, où sévit  la pensée unique de la monarchie patronale. L’originalité de l’organisation communiste réside dans ses liens avec le monde du travail et le mouvement des luttes. Marx ne disait-il pas qu’il ne faisait que renvoyer au mouvement ouvrier, sous forme théorique, ce que ses luttes lui enseignaient.

C’est un contresens pour des communistes de restreindre l’espace de vie politique aux institutions, françaises et encore plus européennes, et aux campagnes électorales, de donner la priorité à la présence dans les lieux de pouvoir sur l’action politique dans les luttes. On sait à quel résultat cela a conduit le Parti.

Pour savoir où aller, la situation politique et la préparation du congrès exigent que l’on fasse, enfin, le bilan de toute la période depuis la « Mutation ». Les textes des ateliers indiquent à nouveau, au contraire, une volonté de fuir en avant.

Faisons le bilan, pour le parti, pour le pays, des cellules balayées, de l’alignement sur le PS et ses positions qui continue depuis la gauche plurielle. Vis-à-vis des salariés, en terme de perspective politique, nous ne nous sommes toujours pas remis de l’acceptation des privatisations entre 1997 et 2002, au prétexte qu’il ne s’agissait que « d’ouvertures de capital ». A continuer à frapper à la porte du PS, on continue à passer à la trappe l’action des communistes ! Assez de penser le parti comme l’aiguillon de la gauche, la gauche,… toujours la gauche. Il doit être l'aiguillon politique des luttes!

Le monde du travail a besoin d’un Parti communiste ouvert, démocratique, capable de définir, non pas une « visée » fumeuse et lointaine, mais une stratégie résolument anticapitaliste applicable tout de suite. Qu’attendons-nous pour lancer, et animer réellement, des campagnes nationales pour contribuer à construire les rapports de forces pour des ruptures immédiates, attaquant la cohérence de la politique du gouvernement. Pour la relance de la consommation populaire par la hausse des salaires, du SMIC, des minima sociaux, pour la baisse de la TVA, pour la fin du scandale des aides publiques au patronat, pour les renationalisations et le refus des directives européennes, pour le retrait de l’OTAN, pour l’augmentation de l’ISF*,…

La préparation du congrès ne peut se penser en dehors de l’activité des communistes pour rassembler dans l’action, pour gagner une autre politique, pour redonner son utilité au Parti. Cette priorité au mouvement populaire devrait nous amener à revisiter nos fondements théoriques délaissés : l’analyse marxiste de la lutte des classes, le matérialisme dialectique ; l’exigence de l’appropriation sociale des moyens de production et d’échange...

L’enjeu du congrès, c’est que le PCF commence à redevenir l’outil politique que se sont forgés les travailleurs pour la remise en cause du capitalisme dans la lutte de classes.

Une remarque : le journal l’Humanité doit cesser de donner la parole à un seul point de vue dans la préparation du congrès.

* Un argument simple et clair : à elle seule, la fortune de Mme de Bettancourt représente plus de 3 fois le coût du RMI ! L'augmentation de son ISF que nous demandons suffirait à financer notre proposition de hausse des minima sociaux.

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Interventions au CN du PCF
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