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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:37

Passer à un nouveau stade pour réinvestir notre parti, le PCF ! Quelle préparation du 34ème congrès?

Document de travail du secrétariat du PCF Paris 15ème consacré à la préparation du congrès. A prendre comme texte de réflexion. Cette partie du rapport suit la partie consacrée aux luttes qui soulignent l’attente vis-à-vis du PCF, le besoin d’une rupture dans ses positionnements pour dégager la perspective politique.

Les congrès du Parti se suivent. Des réalités se confirment.

Jamais la stratégie de la direction ne s’était autant dévoilée. Jamais elle n’a été autant désavouée par les faits. Mais les forces pour la mettre, enfin, en échec doivent passer à un stade d’organisation.

Après le résultat désastreux de MG. Buffet à la présidentielle, tour à tour les dirigeants, Cohen-Seat, Gau, Dartigolles, Gayssot, Marie-George elle-même au CN de juin ont révélé le point d’arrivée du processus de « mutation » engagé depuis le milieu des années 90 : la liquidation du Parti. L’effacement de l’identité communiste, le reniement de ses bases théoriques, le sabotage de son organisation doivent conduire au changement de nom, à la dilution dans « autre chose à gauche », à une rupture avec l’histoire. La direction a pensé que la situation était « mûre ». Elle s’est, heureusement, lourdement trompée, encore une fois.

Depuis juin, son orientation ne cesse d’être condamnée. Les adhérents dans les sections ont rejeté l’ordre du jour du « congrès extraordinaire » de décembre 2007, transformé du coup en « assemblée extraordinaire ». Ils ont affirmé que le PCF avait un avenir. Ce désaveu n’est pas sans rappeler celui de l’opération, un an plus tôt, de la candidature des « collectifs antilibéraux ». Les récentes élections municipales et cantonales et la remontée à 9,3% de 1300 candidats ne reniant pas leur identité communiste ont coupé court à la théorie du « PCF-repoussoir », des « valises de plomb de l’histoire ».

La persistance du fait communiste en France, notamment dans le monde du travail, se confirme. Le déferlement d’anticommunisme, par exemple à propos de 1968, en témoigne à sa façon. Bien que très amoindrie, l’organisation nationale du PCF subsiste. Surtout, le PCF demeure un repère politique, face à la droite et à la social-démocratie. Pour ne prendre que cet exemple essentiel, quel autre grand parti, malgré les flottements de sa direction, s’oppose à l’UE du capital ?

On pourrait ajouter dans la série des discrédits, l’échec cinglant de la « gauche arc-en-ciel » en Italie, expérience d’effacement des organisations communistes partant de la même inspiration qu’en France.

La situation actuelle du PCF reste marquée par une contradiction. Même lourdement désavouée, la direction et ses différents clans parviennent encore à rester en place pour continuer dans la même voie. Même en mode mineur. Il n’est plus question ouvertement, sauf chez les poissons pilotes « refondateurs » ou proches de MM. Hue et Gayssot, de disparition du PCF. Mais la stratégie qui y mène est toujours de mise. « La gauche, la gauche, la gauche… » : les incantations confirment la subordination au PS et le choix de privilégier l’alternance institutionnelle, malgré le consensus avéré entre PS et droite sur les choix fondamentaux. En conséquence, la ligne de la direction du Parti est incapable de dégager la perspective politique dont les luttes, fortes et déterminées, ont besoin pour converger et mettre en échec le gouvernement. La déstructuration de l’organisation communiste, à la base, se poursuit. La dilution du Parti pourrait bien revenir à l’ordre du jour à l’occasion des élections européennes de juin 2009 au nom du vote utile et sous l’impulsion du PGE, dont l’un des principaux animateurs, F.Wurtz est aussi l’un des fondateurs du club « Gauche avenir » avec Quilès, Sapin, Lienemann et d’autres PS.

Entre temps, la direction en a rabattu sur ses objectifs au 34ème congrès. Elle va s’évertuer à esquiver toute possibilité de remise en cause de son bilan, de son orientation et de ses places, tout en ménageant le terrain pour ses futures « expérimentations ». Elle multiplie déjà les diversions : multiples « ateliers » de discussion. Ses composantes adoptent des postures différentes sur tel ou tel sujet pour canaliser l’opposition des communistes. Les pratiques d’appareil, pour verrouiller les débats et les délégations vont jouer à plein.

La contradiction n’en demeure pas moins profonde entre cette ligne et ce que veulent sans doute une majorité de communistes, ce que représente le PCF dans le pays, ce que les travailleurs en attendent.

La direction ploie. Elle devra rompre à un moment ou un autre, partir, sous le poids de ses contradictions ET de l’action de communistes responsables.

Notre responsabilité de militants, a fortiori de dirigeants d’organisations du PCF est posée, à chacun. Nous ne partons pas de rien. Depuis le 30ème sinon le 28ème congrès, des oppositions fortes se sont exprimées à la « Mutation-liquidation », comme au 33ème. Les faits nous donnent raison. La légitimité de la direction nationale, qui a tant joué, est largement entamée. Dans les derniers mois, avant l’assemblée « nationale » extraordinaire de décembre, l’appel « pas d’avenir sans PCF » a contribué à mettre en échec l’ordre du jour initialement prévu.

Mais dans les mois qui viennent, d’ici le congrès, il est temps de passer à un autre niveau dans l’expression, l’action, la coordination, la structuration des communistes qui veulent que le PCF retrouve sa raison d’être. Le congrès sera une étape importante. Parmi les « groupes », les « personnalités », les organisations du PCF qui ont exprimé des positions dans cette bataille, il est temps de préciser la démarche. Même si cela peut s’expliquer au vu notre conception du parti, il n’est plus tenable que les communistes qui se revendiquent marxistes et léninistes soient les moins organisés dans le PCF et laissent tout ce qu’il représente continuer d’être dilapidé.

La question de l’unité des « opposants » est posée de façon récurrente, depuis au moins 10 ans. L’expérience nous le confirme. La référence au PCF, la bataille pour ne pas laisser la légitimité de ce qu’il représente aux liquidateurs, sont essentielles pour l’unité des communistes. Par son passé, ce qu’il continue à représenter dans le pays, par sa théorie et son mode d’organisation historiques, le PCF est le lieu de l’unité des communistes, de leur efficacité dans la bataille politique. Ce n’est pas un hasard si les dirigeants « mutants » s’obstinent à vouloir de débarrasser de son nom.

Depuis la « Mutation », la direction liquidatrice s’est appliquée à vider le parti des militants les plus susceptibles de s’opposer à sa ligne : en les écoeurant par ses positionnements, en liquidant la structure de base de leur engagement, la cellule, en les écartant administrativement. Il y a certainement plus de communistes hors du parti aujourd’hui que dedans sans compter tous les jeunes, militants dans les entreprises par exemple, qui n’ont plus eu l’occasion de trouver le parti dont ils expriment pourtant le besoin.

Ces constatations ont amené des « groupes d’opposants », des « personnalités » à tenter de se structurer en dehors du PCF sous forme d’associations voire de parti. Au bout de 10 ans, le résultat est un double échec. Ces groupes restent groupusculaires et n’ont capté qu’une part infinitésimale de ce que représente le PCF. Mais dans le même temps, leur démarche a facilité le travail de destruction du PCF. L’esprit de chapelle des « groupes » a conduit mécaniquement à la division organisationnelle mais aussi à une dispersion idéologique. Si tous les « opposants » signataires de l’appel « nous assumons nos responsabilités » de 1999 étaient organisés ensemble dans le Parti, la direction affaiblie ne pourrait plus tenir.

Aujourd’hui, plus que jamais, le regroupement des communistes est nécessaire pour regagner l’organisation politique dont les salariés ont besoin dans les luttes. Nous ne pensons pas que ce regroupement ne passe par un cartel de groupes mais par l’organisation de la bataille la plus large pour combattre la stratégie de sa direction, relever le PCF et faire vivre le plus possible de ses organisations sur une base de classe.

Appelons les camarades, isolés, écartés à réinvestir leur parti, et donnons-nous les moyens de consolider, recréer des cellules, des sections…

Le 34ème congrès va être une étape décisive pour mettre en échec la liquidation pure et simple du PCF et une étape très importante dans le processus de réappropriation du parti par les communistes.

Avec plus de clarté encore qu’au 33ème congrès, nous devons poser la question du bilan et rassembler en vue d’une rupture avec la stratégie de mutation-liquidation. Ruptures :

-         Avec l’alignement sur la social-démocratie et l’inscription dans le système de l’alternance

-         Avec l’abandon de nos fondamentaux théoriques et de nos positions de référence (ex : contre l’UE du capital)

-         Avec l’abandon de l’organisation révolutionnaire originale du PCF, les cellules, les sections, dont la raison d’être en particulier à l’entreprise, est d’animer la lutte des classes.

La question du changement de direction en découle naturellement. Il n’est pas pensable de remettre le clan dirigeant actuel « sur les rails de la lutte des classes ». Mais la question des directions se pose doublement. Il est nécessaire d’afficher une alternative nationale à la direction actuelle comme il est nécessaire en même temps de construire une véritable coordination nationale à même de faire vivre les organisations du PCF sur des bases rompant avec la stratégie actuelle. Sinon on tomberait dans une vaine et contre-productive bataille de personnes.

Quelle démarche d’ici le congrès ?

Nous avons multiplié ces dernières semaines les échanges avec en particulier des camarades responsables d’organisations du PCF parties prenantes des textes alternatifs au dernier congrès. Le 3 mai, de façon informelle, nous nous sommes rencontrés avec des dirigeants de la section de Vénissieux et de la Fédération de la Haute-Saône.

Un des points de départ de notre réflexion pour les mois qui viennent est le texte commun adopté après l’assemblée extraordinaire de décembre. Il fixait quatre objectifs d’action :

- l’expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections

- la consolidation et la reconstitution d’organisations de base, cellules et section, notamment à l’entreprise

- la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants

- la remobilisation des camarades isolés et l’adhésion au PCF sur des bases de lutte.

D’ici les vacances d’été, plusieurs initiatives sont soumises à l’avis des camarades :

- Nous préparons un nouveau texte d’appel qui sera mis en discussion avant fin mai. Il devrait porter, de la façon la plus brève possible, l’analyse de la situation politique et de celle du parti et la démarche de préparation du congrès. Il serait proposé, cela reste en débat, à la signature d’organisations du PCF et d’adhérents individuels.

- Une rencontre nationale sur une journée, où pourrait être rendue public ce texte, paraît indispensable, au plus tard le 1er week-end de juillet.

- La préparation d’un texte alternatif de congrès est nécessaire dès maintenant. Le texte de la direction ne saura nous convenir. D’ici l’été, son orientation et sa structure devraient être définies, dans la transparence et l’échange.

- Au moins par internet, la mise au point d’un système de mise en commun des textes de propagande produits par les uns et les autres dans le sens de développer des actions nationales sur des axes de lutte essentiels, délaissés par la direction.

Une action symbolique fore à Tours le 14 juin ?

La question est également posée d’une action symbolique forte. La direction du Parti organise trois débats nationaux, officiellement uniquement pour alimenter la réflexion et non pour l’orienter (mon œil !). Le 3ème aura lieu à Tours le 14 juin et portera sur les « transformations du Parti ». Le symbole n’échappe à personne. La volonté déjà exprimée par plusieurs dirigeants de revenir sur le congrès de Tour, de le refaire mais « à l’envers », ou de le dévoyer ne manquera pas de se manifester dans une discussion biseautée. Nous sommes plusieurs à avoir l’idée une présence en masse de communistes dans et aux abords du débat pour réaffirmer la validité et la fécondité du choix de 1920.

Mais une telle initiative se prépare. Elle doit être calée sur le contenu. Elle doit rassembler des camarades en nombre suffisant sous peine de produire l’effet inverse de celui recherché. Nous soumettons cette proposition et les autres à l’avis des camarades, attendons les leur. Concrètement, il faudrait savoir d’ici 15 jours combien de camarades peuvent être mobilisés pour Tours.

L’organisation au service de l’action. L’action au service de l’organisation. Faisons marcher nos réflexes de militants du PCF pour relever notre parti !

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commentaires

J
sur son site (dans le forum) le principal (presque unique) animateur de la Riposte qualifie les députés Raoult et Gérin de "racistes", c'est déjà faux pour Raoult (et les conneries du genre "Sarko facho" ont aidé aux scores record de l'UMP chez les ouvriers, donc on peut dire "on a assez et déjà donné");
mais concernant Gérin c'est tout simplement dégueulasse (pour employer 1 terme ministériel poli)
Bien entendu MGB va réagir comme il se doit, afin que le débat interne dans son parti ne soit plus pollué.
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O
Enfin une déclaration appelant à l'organisation et à l'unité d'une opposition marxiste et léniniste au sein du PCF !
Il faut arrêter les divisions en courants et en groupuscules hors du Parti comme l'URCF, Communistes, le PCOF, le PRCF etc...
Il faudrait relayer un maximum cette déclaration du PCF Paris 15e.

Saluts fraternels camarades !
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O
j'espère que je pourrai être à Tour avec Gilles Questiaux. Rien à dire cela me va, je demande un travail avec les paains de la liste du denier congrès, avec JJKarman et A. gérin, Patricia Latour avec caro Andréani avec la copine du rhône et j'espère que les copaisn els plsu engagé dans la lutte contre les liquidateurs de Marchand/écopo et ceux de rouges vif 13 ou Paris ou Orly en seront..Olivier Imbert de vendée à première vue seul ou presque mais en contact avec des cocos du 17 et certains intéressés et sur la réserve du 85, à voir uen balade à Tours en clio proposition malhônnete faite par le site du 15°......
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