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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 19:35
La direction du PCF ignore le 90ème anniversaire de la Révolution d’octobre : c’est injustifiable.

 

90, ce n’est pas un chiffre aussi « rond » que 100 voire 75 ou 80. Cela n’empêche pas le monde intellectuel au service des possédants de raviver sa campagne et ses publications anti-communistes. La photo ci-contre, prise dans une grande librairie parisienne l’illustre. 
R--volution-octobre.gif

 

La direction du PCF a choisit d’ignorer totalement cet anniversaire. Aucune déclaration politique. L’Humanité s’est contentée pour sa part de publier le compte-rendu d’un échange policé d’historiens dont Nicolas Werth, l’un des auteurs du sinistre « Livre noir » avec Courtois qui vient de récidiver avec un dictionnaire Larousse du « communisme », plutôt de l’anticommunisme. 

 

Cette position de ceux qui se présentent comme la direction du PCF est injustifiable à deux titres.

1- Notre PCF est, qu’on le veuille ou non, lié à 1917 et à sa postérité. Nier ce lien, c’est rejeter une part de notre identité de parti, c’est se renier soi-même.

2- L’expérience révolutionnaire de 17 est toujours une référence indispensable pour tous les révolutionnaires et en particulier les communistes d’aujourd’hui.

 

1- Notre parti, le PCF est profondément ancré dans l’héritage du mouvement ouvrier français. Mais il doit sa constitution aux suites de la Révolution soviétique. Son origine lui est indissociablement liée. Elle a fécondé la tradition socialiste française pour en faire sortir le parti de masse et de classe, implanté au cœur du peuple travailleur et auquel le pays doit tant.

2- Octobre 17, suivi de 4 ans d’âpre guerre contre les puissances impérialistes, représente de façon incontestable une révolution socialiste. Cette expérience révolutionnaire anticapitaliste constitue un précédent unique, inestimable : les relations capitalistes de production, l’exploitation de l’homme par l’homme ne sont pas naturelles, éternelles et immuables.

 

En aucun cas, elle n’est réductible à sa postérité, glorieuse ou parfois sombre, en URSS, « à  l’est » ou dans le reste du monde. Mais, même déformés, bureaucratisés et répressifs, l’URSS et le bloc socialiste ont toujours constitué à la fois un pôle d’opposition à l’impérialisme, une forme de socialisme et un point d’appui pour les anticapitalistes dans la lutte des classes mondiale, en particulier en France mais aussi pour le mouvement émancipateur des nations colonisées. Ces Etats n’étaient pas capitalistes.

 

Ne pas assumer cette histoire, pire, jouer les donneurs de leçons comme ces gauchistes qui reprochent à Lénine d’avoir saisi l’occasion historique de prendre le pouvoir politique mais qui, eux-mêmes n’ont jamais rien fait en France ou dans le monde, c’est se condamner à l’impuissance ou à l’opportunisme. Dans le même temps, la chute, les étapes parfois contradictoires et même tragiques de l’histoire des pays socialistes, nécessitent une analyse poussée de notre part, mais surtout pas un rejet.

 

La réaction des dirigeants du PCF, qui orchestrent la « mutation-disparition » de notre parti, ne peut qu’évoquer, à son échelle, la situation d’une grande partie des anciens dirigeants de l’est, souvent passés directement du PC local au thatchérisme à l’image de feu Eltsine ou du premier ministre hongrois, ancien dirigeant des JC qui cherche aujourd’hui à interdire le Parti communiste ouvrier de Hongrie.

 

En occultant l’anniversaire de 17, ils confirment leur volonté d’effacer l’histoire et l’identité de notre Parti et de renier ses positions. Un des « idéologues » de cette stratégie par exemple, Patrice Cohen-Séat ne vient-il pas d’écrire : « un congrès de Tours à l’envers ? Mais pourquoi pas ! ». Il est logique avec lui-même!

 

Pour les communistes français conséquents, fidèles à leur engagement et à l’histoire de leur parti, jamais peut-être l’expression des révolutionnaires « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain » n’a été autant d’actualité. La direction actuelle du PCF ne veut peut-être garder que l’eau du bain. Gardons le bébé ! Vive le Parti communiste français ! Vive la révolution d’octobre !

 

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Assumons l'histoire du PCF
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