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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 16:27

Avant, pendant comme après les élections de 2007, nous ne laisserons pas effacer notre Parti, le PCF, indispensable pour mener le combat de classe, nourrir les luttes, battre la politique au service du capital d’où qu’elle vienne.

 

Nous ferons vivre le PCF, même contre la stratégie de sa direction!

APPEL DE MILITANTS COMMUNISTES A SIGNER ET FAIRE SIGNER LARGEMENT (lien vers liste des  signataires)

 

La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes. Les 55% du NON au référendum, la force des luttes, le profond rejet de la mondialisation capitaliste et de ses effets par les jeunes, les salariés, les paysans, les retraités nous le confirment. Le capitalisme est jugé « négatif » par 61% de la population.

 

La direction nationale a décidé de poursuivre la stratégie d’effacement du PCF, de son organisation et de ses positions à l’occasion des échéances électorales de 2007. C’est un nouveau contresens dans la suite de la « Mutation » qui a déjà conduit à la liquidation des cellules, de l’activité à l’entreprise, à la participation active entre 1997 et 2002 à un gouvernement qui a géré loyalement les affaires du capital. Autant de choix qui n’ont cessé de ruiner l’influence du Parti. 

C’est bien dans cette lignée que s’inscrivent les décisions de la Conférence nationale des 21 et 22 octobre, composée des membres du Conseil national, des parlementaires et des délégués désignés par les directions départementales. Celle-ci a ainsi exclu la possibilité pour les adhérents de se déterminer sur le principe d’une candidature communiste porteuse d’un programme communiste lors du vote des 10 et 11 novembre. Si cette question leur avait été posée, nul doute qu’ils auraient massivement répondu oui. 
La conférence n’a avancé le nom de Marie-George Buffet que comme une proposition qui sera soumise à la décision finale des « collectifs antilibéraux » pour être leur candidate sur la base de leur programme. Elle s’est déjà engagée à se mettre en congé de ses responsabilités dans le Parti.

La résolution adoptée va bien au-delà. Elle place durablement le Parti sous la tutelle de ces « collectifs ». Aux législatives de la même façon qu’aux présidentielles. Ils auraient ensuite vocation à supplanter les organisations du parti. Le groupe communiste à l’Assemblée cesserait d’exister. 

Comme nous l’avons fait hier pour « Bouge l’Europe », nous rejetons aujourd’hui le sabordage, le choix de la fusion-disparition du PCF dans les « collectifs ».

Au-delà localement de quelques personnes de bonne volonté, ces « collectifs », singulièrement le collectif national, sont l’amalgame de groupuscules et de « personnalités », le plus souvent marquées par leur hostilité à l’organisation communiste mais bien arrimées à la social-démocratie. Les rivalités d’ambitions, les calculs politiciens et électoralistes donnent la piètre image de leur « nouvelle façon de faire de la politique ». 
Sous le vocable lénifiant de « l’antilibéralisme », leur stratégie permet à la direction du PCF une nouvelle dérive dans le prolongement des reniements politiques de la « Mutation ». 
Avec les « collectifs », elle annonce dès à présent le désistement « automatique, sans conditions » pour le candidat du PS, s’inscrivant ainsi dans la continuité de l’alternance et dans le processus de bipolarisation. 
A contresens du NON de classe du 29 mai, « collectifs » et direction du PCF se situent dans la logique de l’intégration dans l’UE du capital et de la renégociation du projet de « constitution », explicitement à l’occasion de la présidence française de l’UE au deuxième semestre 2008.

On peut mesurer dans la situation présente le handicap que font peser ces orientations sur le développement des luttes et le mouvement social. Exemples : 

* Où est l’opposition réelle et la mobilisation contre la privatisation de GDF quand la direction se cantonne aux institutions (90000 amendements déposés à l’Assemblée) mais délaisse l’action (21000 signatures seulement collectées dans le pays) et refuse de remettre en cause les directives de marchandisation ? 
* En région Ile-de-France, les élus PCF et leurs partenaires de la « gauche populaire et citoyenne », embryon des « collectifs », cautionnent le choix du président PS de livrer le marché du renouvellement des trains de banlieue (4 milliards d’euros !) à une firme étrangère contre l’emploi et l’industrie en France, suivant la « concurrence libre et non faussée ».

A travers ces « collectifs » se profile une recomposition politique que nous rejetons totalement. La similitude est frappante avec celle qu’opèrent les partenaires du « Parti de la gauche européenne », le PGE, formation ouvertement réformiste et soumise à la tutelle des institutions de l’UE, à laquelle la direction a choisi d’affilier le PCF en 2004. En Allemagne ou en Italie, ces partenaires fusionnent avec une partie de la social-démocratie ou se rangent derrière le démocrate-chrétien Prodi, ancien président de la Commission européenne. 

Aujourd’hui, devant cette nouvelle étape de la destruction du PCF, il revient aux communistes eux-mêmes, y compris les centaines de milliers que la « Mutation » a écartés ces dernières années, de défendre leur parti, de le faire vivre. La direction se défie de leur expression et pipe les dés de la consultation pour les présidentielles. Au dernier congrès, plus de 11000 d’entre eux ont déjà marqué leur opposition à sa stratégie en se prononçant pour les textes alternatifs.

Nous appelons aujourd’hui les communistes à faire vivre, à reconstituer, dans les entreprises et les quartiers, les organisations du Parti, cellules, sections, abandonnées par la « Mutation », structures les plus à même de rassembler et d’organiser les catégories sociales qui ont le plus intérêt à renverser l’ordre capitaliste. En aucun cas, l’affirmation de l’existence du PCF n’est contradictoire avec la recherche d’une unité d’action et d’alliances politiques conjoncturelles et précises.

Dans la période pré-électorale, nous appelons les communistes à imposer des candidatures communistes dans le plus grand nombre de circonscriptions sur des positions communistes clairement affirmées.

Nous appelons les communistes à mettre en avant une perspective politique de rupture avec la politique au service du patronat d’où qu’elle vienne. C’est ce que les salariés attendent du PCF.

* Rupture avec le modèle de l’alternance et de la « gauche plurielle ». N’entretenons pas d’illusions ! Battre la droite ne suffit pas. Il est de la responsabilité des communistes de ne pas laisser enfermer le mouvement populaire dans la résignation et le fatalisme, dans l’impasse institutionnelle dans laquelle il se trouve depuis plus de 20 ans, au risque de faire le lit de l’extrême-droite sous toutes ses formes.

* Rupture avec le consensus autour de « l’intégration dans l’UE », relais de la mondialisation capitaliste ! Ne laissons pas dévaluer la portée du 29 mai ! Cette victoire a fait la démonstration que l’on peut, dans le cadre national, le plus propice pour construire le rapport de forces politique, mettre en échec les traités (sortie du carcan de Maastricht, Amsterdam, Nice), directives, règlements européens avec lesquels les gouvernements détruisent les acquis sociaux et démocratiques. Nous nous opposons à toute tentative de réintroduction d’un projet de « constitution » qui ne peut que renforcer l’emprise du capital sur le travail dans tous les pays d’Europe. 

Dans ce cadre, nos propositions dans la période doivent prioritairement viser à aider au succès des luttes, à construire le rapport de forces avant, pendant comme après les élections. Aussi nous proposons de mettre l’accent sur les questions suivantes:

 

* la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat, contre la politique de baisse du « coût » du travail avec entre autres, l’exigence, juste socialement et économiquement, du SMIC à 1500 euros net immédiatement. 
* la défense du statut du travail, de l’emploi stable, avec notamment l’abrogation du CNE, l’unification des conditions légales de travail entre salariés des entreprises donneuses d’ordre et des sous-traitants… 
* la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire avec en priorité l’exigence de la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales. Les fermetures programmées de dizaines d’hôpitaux, de services, font monter d’importantes mobilisations que nous devons faire converger. La prochaine étape du démantèlement de notre système solidaire de retraite est programmée pour 2008. 
* le refus de la politique de désindustrialisation du pays avec la mise en avant de la nécessité de la relance d’une grande politique industrielle appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations (taxe sur les réimportations, droit de saisie sur les unités de production délocalisables). 
* l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, rempart contre le démantèlement de l’ensemble de la protection sociale. 
* des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité et de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
 * un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation poursuivies depuis plus de 10 ans. La bataille que nous voulons mener pour l’emploi est déclinée par ces axes de propositions.

La (re)nationalisation démocratique des secteurs clefs de l’économie, secteur financier, grande distribution, énergie, transports, eau (remunicipalisation), communications, industries pharmaceutiques et chimiques, industrie d’armements… doit constituer le moteur d’une politique de redressement économique, de croissance saine, basée sur la satisfaction des besoins et l’indépendance vis-à-vis des marchés financiers et des transnationales. 
Ces propositions s’inscrivent dans la perspective fondamentale de la construction du socialisme en France. La direction de notre parti l’a perdue de vue. Elle reste plus que jamais notre perspective révolutionnaire de rupture avec le capitalisme. 

Celle-ci est indissociable de l’engagement internationaliste, part essentielle, identitaire du PCF que nous refusons de voir abandonner, d’autant moins face à la mondialisation capitaliste. Nous voulons ainsi agir fortement dans les mois qui viennent :
* pour une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen. 
* pour la réduction des dépenses militaires et l’action pour engager le désarmement. 
* pour manifester notre solidarité avec les forces anti-impérialistes, notamment avec Cuba, le Venezuela ou la Bolivie dont les expériences d’alternative anticapitalistes attirent toute notre attention.

Au moment où nous lançons cet appel, nos jeunes camarades de la jeunesse communiste tchèque font l’objet d’un arrêté d’interdiction par leur ministère de l’intérieur au motif que leurs statuts remettent en cause la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Nous leur exprimons notre soutien total.

Les forces du capital ne se trompent pas d’adversaire. 

En France non plus, ne ployons pas ! Défendons le PCF, cet acquis irremplaçable pour le monde du travail, pour le pays, pour une alternative anticapitaliste ! Le monde doit changer de base ! Le PCF doit retrouver la sienne !

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans PCF
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