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36ème congrès du PCF: accès au dossier (en lien)

       
       
         
28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:25
Avant, après les élections, nous ne nous mettrons pas « en congé » du PCF!


Menons une campagne communiste !



Rarement depuis longtemps, la nécessité de l’activité et de l’organisation communiste n’était apparue aussi fortement.

Pourtant, à quelques semaines de l’élection présidentielle, un grand nombre de communistes sont en proie au doute et au désarroi, comme ceux, plusieurs millions encore, pour qui le PCF représente le parti du monde du travail, du combat contre le capitalisme.

Nous considérons que la stratégie d’effacement du PCF et de ses positions, prolongée envers et contre tout à l’occasion des élections par la direction, est à l’origine de cette situation. Au-delà des élections, elle menace l’avenir du Parti, son existence même.

Il ne serait pas trop tard pour que la direction corrige le tir. Mais il est décisif, pour le scrutin comme pour la suite, que les communistes le fassent eux-mêmes dans leurs cellules et sections, leurs entreprises et leurs quartiers.


De nouvelles conditions existent pour déployer les idées communistes. La volonté de rupture dans le pays après 25 ans de politiques au service du patronat et de la mondialisation capitaliste est manifeste. Le 29 mai 2005, à 55%, le peuple a mis en échec l’UE du capital. Les luttes n’ont cessé de s’amplifier ces dernières années. Elles persistent sans « trêve électorale ». Le capitalisme est même discrédité dans les sondages.


Le gouffre est béant entre l’absence de perspective électorale et cette aspiration au changement. Sarkozy parvient même à en capter une part par un populisme effréné, rivalisant avec celui de Le Pen, alors même que sa « rupture » n’est que l’aggravation de la politique du gouvernement actuel. Bayrou arrive à se présenter comme une voie de sortie au système de l’alternance UMP/PS, mais se situe précisément en son centre. L’affirmation par Mme Royal, dans son « pacte présidentiel », de son ancrage social-libéral alimente directement la « dérive générale à droite ».


Quel que soit l’élu(e), les lendemains d’élections s’annoncent durs pour le monde du travail : marchandisation totale de l’électricité et du gaz dès le 1er juillet, nouvelle contre-réforme des retraites, réintroduction rapide de la « constitution » européenne, pour ne citer que ces points communs aux trois favoris.


Nos responsabilités de communistes n’en sont que plus grandes. Le théorème de Chotard, ancien vice-président du patronat nous revient en tête: « on ne fait pas la même politique selon que le PCF représente 20% ou 10% des voix ».

En 1997, notre parti était remonté, bien après la chute du mur, à 10%. En 2002, après 5 ans de participation à un gouvernement de gestion « loyale » des affaires du capital et de « mutation », il est tombé à 3,37%.

Encore moins en 2007 ? Les sondages, qu’il faut certes relativiser, sont très mauvais pour pour Marie-George Buffet. Sa candidature refuse de s’afficher comme communiste et de porter le vote communiste. Nous pensons que les deux choses sont intimement liées.


L’élimination méthodique du sigle PCF sème le trouble parmi les électeurs et les camarades.
Marie-George s’est « mise en congé » de sa responsabilité au PCF. Elle se défend dans les media d’être la candidate du PCF.
La campagne se déroule sous l’appellation d’une « gauche populaire antilibérale » que personne n’identifie.

Qu’est ce qui peut bien le justifier ?


Nous avons dénoncé et combattu la stratégie des collectifs « antilibéraux » qui a paralysé le Parti pendant 6 mois. Depuis décembre, l’échec est patent, encore davantage avec la candidature de Bové, qui se réclame du même programme que Marie-George.
Les éructations anticommunistes de certains « partenaires » ont profondément choqué les communistes. Le soutien de certains « notables » communistes à Bové accentue la confusion.
Persévérer maintenant dans cette impasse est une absurdité sauf à penser, comme nous sommes de plus en plus nombreux à le redouter, que l’objectif véritable est de préparer une recomposition politique avec des franges de la social-démocratie, peut-être dès les législatives.
Cette recomposition de la « gauche », à l’allemande ou à l’italienne, va de pair avec la poursuite de la décomposition organisée du PCF depuis la « Mutation ». Quitte à faire perdre des voix à la candidate.

Le choix de l’effacement du PCF et de ce qu’il représente est un contresens. Il ne s’agit pas que d’une question de nom ! L’absence d’un positionnement communiste clair, assumant nos positions fondamentales risque de peser très lourd.

Cette « gauche antilibérale » fait du rassemblement de la « gauche » dans les institutions, au gouvernement, la condition du changement politique immédiat. Comment l’imaginer avec ce PS qui a fait outrancièrement campagne pour le OUI ? Le peuple a déjà donné et le Parti aussi. Le mouvement populaire, les luttes exigent une alternative politique dans laquelle nous devrions nous situer prioritairement. Dans l’immédiat, cette orientation de campagne nourrit de façon désastreuse le vote « utile » en faveur de Royal, sinon de Bayrou pour faire barrage à Sarkozy voire à Le Pen.

La « gauche antilibérale » fait glisser naturellement le « NON de gauche » vers la « gauche du OUI ». Demain vers le « OUI de gauche » ? On peut le redouter.
Elle se place ouvertement dans la perspective de renégociation de la constitution de l’UE, au nom d’un illusoire « traité constitutionnel des peuples ». Dans cette perspective, la dévalorisation du NON de classe français conduirait à minorer les possibilités de mise en échec des politiques antisociales, et contribuerait à pousser certains électeurs dans les bras de l'extrême-droite.
On est loin du programme communiste de rupture.
Les mots « nationalisations », « propriété publique des moyens de production et d’échange», défense et rétablissement des monopoles publics, semblent être devenus tabous.


Ces choix mènent le PCF dans le mur.
Les communistes ont été écartés des décisions, mis à chaque étape devant le fait accompli. Nous les appelons à réagir, à mener, comme certains le font déjà dans leurs entreprises et leur quartier, une campagne communiste, assumant nos positions fondamentales.
Avant comme après les élections, ne nous mettons surtout pas en congé du Parti ! Faisons le vivre, faisons vivre, revivre nos cellules, sections, fédérations !

Nous sommes nombreux, communistes avec ou même sans carte, à partager cette analyse, cette conviction, cette détermination. La question du vote à la présidentielle ne nous offre aucune solution satisfaisante.

Malgré la stratégie de la direction du Parti et même à son corps défendant, Marie-George Buffet est perçue comme la candidate communiste. Des camarades considèrent que le seul moyen d’exprimer un vote communiste est d’utiliser le vote Marie-George Buffet. Ils entendent aussi ne pas aggraver la division de l’électorat communiste et ne porter aucune responsabilité d’un mauvais résultat qui servirait de prétexte pour enterrer le PCF.

Pour d’autres camarades, il ne faut nourrir aucune ambiguïté et ne donner aucune légitimité à cette nouvelle étape du processus de liquidation du Parti, pour mieux être en état de le défendre ensuite.

Dans tous les cas, nous appelons à porter pendant la campagne des présidentielles comme des législatives, dans l’action militante, le contenu du vote communiste en rapport avec les luttes qui se développent. Notamment sur les priorités suivantes :
  •   Briser le consensus en nous opposant à toute tentative de renégociation
    et de réintroduction de la « constitution » de l’UE.
  •   Porter la bataille pour les salaires et le pouvoir d’achat sans aucune concession à l’idéologie de la « baisse du coût du travail », l’exigence d’une augmentation immédiate du SMIC à un niveau juste économiquement et socialement pour une vie décente : 1500 euros net. Relèvement de l'ensemble des grilles de salaires du privé et du public.
  •   la défense et la reconquête de la Sécurité sociale et de son financement solidaire, avec en priorité la suppressions des exonérations de cotisations sociales patronales.
  •   la défense du statut du travail, de l’emploi stable, l’adoption de mesures interdisant ou dissuadant la précarité.
  •   l’arrêt du démantèlement des services publics et des privatisations par le rejet de la politique de mise en concurrence au nom de l’Europe, la défense des statuts des personnels, notamment des régimes spéciaux de retraites, rempart contre le démantèlement de l’ensemble du système de retraite par répartition et de la protection sociale.
  •   le refus de la politique de désindustrialisation du pays, la mise en avant de la nécessité d’une grande politique de relance de l’industrie et de la recherche appuyée sur un secteur public nationalisé renforcé, l’adoption de mesures contre les délocalisations.
  •   la (re)nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie exigence à laquelle le cas d’Airbus donne une large écho.
  •   des moyens supplémentaires pour l’école publique et la défense sans concession de la laïcité
  •   un plan d’urgence pour une politique sociale du logement en rupture avec les politiques de réduction des financements et d’encouragement à la spéculation en cours depuis 10 ans.
  •   une action internationale de la France dans le sens de la paix et de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment au Proche-Orient celui du peuple palestinien, la sortie de la France de l’OTAN et le rejet de toute intégration dans un bloc impérialiste européen, au moment où la menace d’une attaque impérialiste contre l’Iran se précise.

Le monde du travail, les victimes de l’exploitation capitaliste, le pays tout entier ont plus que jamais besoin d’un parti communiste qui forge son action et ses propositions dans la lutte des classes. Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle mouvance social-démocrate.


Faisons vivre l’expression et l’organisation communistes ! Montrons l’utilité du vote communiste. Préservons l’avenir du PCF. Assumons nos responsabilités de communistes !

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Published by Vive le Parti Communiste Français - dans Elections 2007-2011
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